Archive pour la catégorie ‘Actualités’

« IL FAUT IMPLIQUER LES FEMMES DANS LES PROCESSUS DE PAIX»

mardi, décembre 12th, 2017
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Le réseau des Femmes des Presses Pour la Paix et la Sécurité en Afrique Centrale (FEPPSAC), vient d’organiser un atelier à Libreville sur le thème : Les médias face aux défis de la consolidation de la paix, comprendre les enjeux de la Résolution 1325 du conseil de sécurité de l’ONU ».

A travers les communications d’experts locaux, les échanges riches ont contribué non seulement à renforcer les capacités des femmes et des hommes des médias venus nombreux,  mais également à les sensibiliser sur l’importance d’intégrer une démarche sexospécifique dans les questions relatives à la paix.

En septembre 1995, 189 Etats ont signé la déclaration de Pékin. Cette Déclaration assortie d’un programme d’action a invité la communauté internationale à s’engager pour la promotion de la femme et l’égalité des sexes. La Déclaration exhorte à mettre en œuvre tous les moyens vers une réelle égalité homme/femme, une politique de développement et un engagement vers la paix.

 

 

En octobre 2000, Le Conseil de sécurité de l’ONU  a voté la Résolution 1325 sur les femmes, la paix et la sécurité.  Un outil dont l’efficacité dépend de la capacité analytique à maîtriser les dimensions sexospécifiques des conflits et de la paix.

 

Répondre aux défis propres aux hommes et aux femmes en situation de conflit et de post conflit exige une sensibilité et une écoute des réalités humaines vécues spécifiquement et différemment par chaque sexe. Cela exige ensuite une formation et une information appropriée, nécessaire à la prise de décisions éclairées. Cela exige enfin des outils appropriés, des engagements fermes, des mesures d’action, des mesures d’évaluation et des mécanismes d’imputabilité.

 

Les femmes d’Afrique centrale, comme celles d’ailleurs, sont profondément préoccupées par la persistance et la prolifération de la violence et des conflits dans leur région. Elles n’ont eu de cesse ces dernières années de manifester leur volonté, leurs compétences pour faire avancer nos pays sur la voie d’une culture de paix durable, comme prescrit par la Résolution 1325.

 

C’est de ce constat que le réseau des Femmes des Presses Pour Paix et la Sécurité en Afrique centrale est née en novembre 2016 à Douala dans un environnement où les professionnelles des médias et diffuseuses de l’information attachées à la cause de la paix et de la non-violence faisait défaut.

 

Créer un espace où les médiatrices de paix peuvent exprimer leurs préoccupations, confronter leurs expériences, échanger des idées, établir un ordre de priorité pour les stratégies et coordonner leurs actions en faveur de la résolution des conflits et de la construction de la paix apparait comme une nécessité.

 

Quand la paix se trouve menacée, il est important que les Femmes avec leur cœur de mère se mobilisent aussi au plus haut niveau pour promouvoir des messages de paix, de tolérance et de non-violence qui tiennent compte des considérations de genre et apportent leur contribution en faveur de la paix et du développement durable.

 

Enfin, cette rencontre s’inscrivait dans le cadre des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes qui sont célébrés dans le monde entier. La campagne sous la couleur orange débute le 25 novembre, date de la célébration de la journée internationale de l’élimination des violences faites aux femmes, jusqu’au 10 décembre, jour où est célébré la journée les Droits de l’homme.


Des actions sont menées par des organisations féminines afin de bannir les violences faites aux femmes. Rappelons qu’une femme sur trois est victime de violence basée sur le genre au cours de sa vie.

Séphora TEMBI

JOURNEE INTERNATIONALE DE LA FILLE 2017

mercredi, octobre 11th, 2017
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Cette année, la Journée internationale de la fille, célébrée le 11 octobre, sera consacrée au thème: Autonomisons les adolescentes : Avant, pendant et après les crises.

Déclaration d’ONU Femmes : Journée internationale de la fille

Pour la Journée internationale de la fille, engageons-nous à investir dans l’éducation et la formation professionnelle des filles et dans des activités de subsistance pour les jeunes femmes qui sont confrontées à des crises partout dans le monde.

 

Il y a 1,1 milliard de filles dans le monde et chacune d’entre elles devrait avoir les mêmes chances d’accéder à un avenir meilleur. Les filles sont source d’énergie, de pouvoir et de créativité. Elles peuvent impulser le changement et contribuer à construire un plus bel avenir pour tous. Malheureusement, la plupart d’entre elles sont désavantagées et endurent la discrimination au quotidien, et les filles qui vivent dans des situations de crise souffrent encore plus.

Toutes les 10 minutes une adolescente meurt, victime de violence, quelque part dans le monde. En cas de crise humanitaire, la violence sexiste s’aggrave souvent, soumettant les filles à la violence sexuelle et physique, au mariage précoce, à l’exploitation et à la traite. Les adolescentes vivant dans les zones de conflits sont 90 pour cent plus susceptibles de ne pas être scolarisées, comparé aux adolescentes des pays en paix. Cette situation compromet leurs perspectives d’avenir en matière d’emploi et d’indépendance financière à l’âge adulte.

À travers le monde, les filles autonomisées font entendre leur voix pour défendre leurs droits et leur protection dans toutes les situations. Elles s’efforcent d’éradiquer la violence à l’égard des femmes et des filles, de faire valoir les droits des populations autochtones, de construire des communautés pacifiques et stables.

Sources ONUFEMMES

 

« N’attendez pas qu’on vous ouvre la porte »

jeudi, octobre 5th, 2017
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Lancement du club “Women in Africa” pour promouvoir et soutenir une nouvelle génération de femmes leaders en Afrique et encourager la croissance économique

 

La première assemblée annuelle a réuni 300 leaders internationaux à Marrakech pour marquer un engagement en faveur de la gouvernance des femmes.

 

A l’occasion de la Journée Internationale de la Femme, Aude de Thuin, serial entrepreneure, engagée pour la cause des femmes, avait annoncé le lancement du club Women in Africa (www.wia-club.com).

 

Le club WIA est le premier réseau international qui s’engage à promouvoir une nouvelle génération de femmes leaders en Afrique par l’empowerment, l’investissement et la mise en œuvre d’actions concrètes. WIA Club est soutenu par un board de leaders internationaux et par des Ambassadeurs en Afrique et dans le reste du monde.

 

Le club WIA a tenu sa première assemblée annuelle à Marrakech du 25 au 27 septembre 2017. Plus de 300 leaders – femmes et hommes – venus d’Afrique et du monde entier, et de tous secteurs, ont échangé sur le thème « Investir pour une meilleure gouvernance avec les femmes africaines ».

 

Durant trois jours se sont déroulé des conférences, master classes et ateliers de réflexion sur le leadership à travers le prisme de l’agriculture, l’éducation, l’énergie, l’entrepreneuriat, la finance, la santé, l’industrie, l’infrastructure, l’eau et le digital.

 

« Les femmes africaines produisent jusqu’à 65% des biens économiques du continent, mais elles ne représentent pourtant que 8,5% des emplois non agricoles. Le club WIA souhaite que les choses changent » précise Aude de Thuin, fondatrice et présidente du club WIA.

 

« En créant une plateforme pour rassembler leaders Africains et internationaux afin de travailler sur des feuilles de route sectorielles, nous posons les fondations pour la prochaine génération de leadership et de nouveaux modèles de croissance économique.»

Le club WIA constitue un groupe diversifié dont les membres sont à la fois issus du secteur public et du secteur privé. Il comprend notamment présidents, chefs d’Etat, présidents de société, cadres dirigeants, avocats, consultants et entrepreneurs. Les membres ont pour objectif commun de fournir des solutions concrètes aux enjeux de gouvernance et de développement grâce à l’empowerment économique des femmes africaines dans des secteurs variés.

 

A l’issue de l’assemblée annuelle à Marrakech, le club WIA et ses partenaires présenteront les résultats des feuilles de route par secteur, à la conférence « Back from Morroco » à Addis Ababa en Ethiopie, en Novembre 2017. Des rencontres plus intimistes du club WIA auront lieu tout au long de l’année pour impliquer les membres, discuter des progrès et encourager les interactions.

 

En plus des événements réguliers, le club WIA Philanthropy, organisme à but non lucratif, assurera la formation et le parrainage de femmes entrepreneures en Afrique pour les aider à développer leurs entreprises.

 

Le club WIA Philanthropy propose deux initiatives clés :

  • L’Entrepreneur Arena, qui présentera des entreprises exemplaires dirigées ou managées par des femmes africaines,
  • Les Change-maker Awards, qui identifieront et aideront à financer les initiatives les plus innovantes lancées par des femmes africaines.

Les deux initiatives seront supervisées par un jury constitué des membres du conseil d’administration du club WIA.

 

Ce qu’il faut retenir :

Efficacité et diversité. Les maîtres mots des laboratoires de réflexion, qui ont été les temps forts de la 1re édition du sommet annuel Women in Africa, qui vient de baisser le rideau à Marrakech. Destinés à définir des feuilles de route sectorielles précises, ces «labs» ont porté sur six sujets clés pour l’Afrique: l’agriculture, l’énergie, l’entrepreneuriat, la finance, la nutrition et l’eau. Ils étaient plus de 150 à unir leur force pour plusieurs centaines d’idées générées.

Sur cette profusion de propositions, 17 initiatives ont été sélectionnées et 6 ont été succinctement présentées en clôture du WIA. Une condition: qu’elles soient duplicables partout dans le monde. Les participants à ces groupes de travail ont d’ailleurs souligné la franchise des consultants, qui n’ont pas hésité à rejeter toute solution non réalisable.

Dans quelques mois, des événements baptisés «Back from Morocco» (une idée volée à Davos) seront organisés pour diffuser les résultats de ces travaux dans plusieurs pays du continent et du reste du monde. L’objectif étant d’élargir cette communauté de compétences et d’engager la mise en œuvre de ces recommandations, en précisant les indicateurs pour surveiller et évaluer leur réussite. En parallèle, WIA travaille en partenariat avec des institutions pour présenter des rapports trimestriels et des études sur le leadership des femmes en Afrique.

Le premier laboratoire consacré à l’énergie a opté pour 3 solutions dédiées au transport, à l’accès à l’électricité et à la cuisson. Cet accès à l’énergie étant l’une des clés de libération des femmes. Celui concernant la nutrition a pensé à des outils pour calculer l’impact de l’investissement dans la nutrition sur les budgets étatiques. Définir un investissement gagnant garanti qui pèse sur tous les axes du développement durable. Dans ce groupe de travail, tous ont déploré l’absence criante d’une prise de conscience des gouvernements sur ce sujet.

Pour l’eau, il a été question de mettre en place une plateforme digitale réunissant l’ensemble des acteurs en Afrique dans ce domaine, de créer un incubateur pour des femmes championnes sur la bonne gestion de cette ressource, ou encore de rédiger une charte pour les institutions afin qu’elles s’engagent à promouvoir les femmes dans cette gouvernance.

Quant au «lab» sur l’entrepreneuriat, les participants ont planché sur des modèles de financement dédiés aux femmes entrepreneures, mettant en avant celles qui ont réussi dans leur business et qui se sont engagées à soutenir d’autres femmes et leurs petits projets pour en faire des entreprises exportatrices dans le monde entier. Car se limiter à la microfinance et à un micro-business, dès lors que cela concerne les femmes, fait grincer des dents. Elles entendent clairement aller plus loin.

Plusieurs convictions ont été soulevées en ce dernier jour. La première étant qu’il ne faut pas attendre l’aide des gouvernements, mais se retrousser les manches pour une Afrique plus prospère. Enfin, pour elles toutes, la principale ressource du continent sont les femmes, et la principale opportunité des femmes sont les autres femmes. Se faire confiance, se soutenir pour arriver à un cercle vertueux émaillé de modèles, connus et reconnus bien au-delà des frontières africaines.

Appel à candidatures

Organisé par WIA en collaboration avec One2five advisory, un appel a été lancé aux dirigeantes africaines porteuses d’un projet d’investissement d’un montant supérieur ou égal à 5 millions d’euros, tant pour la création que le développement de sociétés existantes. Outre leur solidité commerciale, les projets sélectionnés devront démontrer leur mise en valeur de la femme africaine au niveau économique, social et managérial. Les lauréates bénéficieront d’une adhésion de droit au WIA Club, d’un accompagnement en 2018-2019 pour mener à bien leur projet, ainsi que d’autres prix et récompenses. Pour la fondatrice de l’événement, Aude de Thuin, «les femmes africaines ont réussi le pari de la microfinance. Il est temps à présent de soutenir des projets plus ambitieux et c’est le sens de notre initiative». Aux côtés de la banque d’affaires One2five advisory, des partenaires comme BNP Paribas, OCP, Roland Berger, GreenWish, ou Essec Business School.

 

À propos du club Women in Africa

Le club Women in Africa (WIA) est le premier réseau international qui s’engage à promouvoir la nouvelle génération de femmes leaders en Afrique par l’empowerment, l’investissement et la mise en œuvre d’actions concrètes. Les membres constituent un groupe diversifié de femmes et d’hommes, du secteur public et privé, dont des présidents, chefs d’Etat, présidents de société, cadres dirigeants, avocats, consultants et entrepreneurs. Le club WIA réunit ses membres tout au long de l’année pour concevoir des solutions concrètes aux enjeux de gouvernance et de développement grâce à l’empowerment des femmes dans tous les secteurs.

 

Pour plus d’information, consultez le site internet : www.wia-club.com ou contactez caroline@wia-initiative.com

 

Sources: leconomiste.com

 

« MAMAN COLONELLE »

jeudi, octobre 5th, 2017
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Le documentaire du Congolais Dieudo Hamadi est présenté en compétition au Festival international du film francophone (Fiff) de Namur ce jeudi matin avant une prochaine diffusion en télévision

Honorine Munyole, alias Maman Colonelle. Un nom qui reste gravé dans les esprits une fois découvert le dernier film de Dieudo Hamadi (« Congo in four acts », « Examen d’Etat »). Cette femme confère honneur et fierté à l’uniforme des policiers congolais. Et ce n’est ni un vain mot, ni une mince affaire dans un pays rongé par la corruption et embrumé par l’évaporation des salaires. 

Au fil des semaines et des mois de tournage, on la suit dans sa lutte quotidienne et sa volonté inébranlable de prendre soin de ses concitoyens. Or les défis ne manquent pas, entre traumatismes de la guerre et séquelles de la folie des hommes.

Présenté dans le cadre du Festival international du film francophone (Fiff), qui se termine vendredi, ce documentaire empli d’humanité a aiguillonné et touché le public namurois.
Cette femme, Dieudo Hamadi l’a pourtant rencontrée, par hasard, en 2009, alors qu’il  sillonnait Bukavu (Sud-Kivu) en vue de réaliser un court métrage. 

« En 2014, Kiripi Katembo Siku, le coproducteur du film, m’a encouragé à faire un nouveau documentaire sur la condition des femmes en RDC. Je me suis souvenu de Maman Honorine et j’ai appris qu’elle avait initié un nouveau projet à Bukavu qui consistait à apprendre la boxe aux femmes qui avaient été violées. Mais en arrivant sur place, on a appris qu’elle était mutée à Kinsagani (Haut-Congo, NDLR). On a décidé de la suivre dans sa nouvelle affectation et on a adapté notre sujet à ce nouveau lieu. »

Arrivée à Kisangani, la Colonelle découvre une situation méconnue au Congo et en dehors. « Lorsqu’elle a rencontré ces femmes victimes de la guerre des Six jours dont les familles ont été massacrées et qui ont été violées, elle a simplement réagi avec ce qu’elle est », explique le réalisateur Dieudo Hamadi.

Sa mutation à Kisangani s’explique-t-elle par le fait que son action dérange ? Ou bien est-elle soutenue dans son combat ?

En 2009, lorsque je l’ai rencontrée, elle était major. Elle poursuivait les violeurs et essayait de sauver les enfants accusés de sorcellerie. Ensuite, elle a été promue au grade de Colonel, elle était donc plutôt soutenue. Du moins, c’est l’analyse que j’en fais. Tout allait bien pour elle. La mutation à Kisangani n’était pas forcément une rétrogradation, elle avait même davantage de responsabilités. Tout allait bien jusqu’à ce qu’elle découvre les conditions de vie et de travail sur place.

Et aujourd’hui comment va-t-elle?

En 2016, elle a à nouveau été mutée dans une petite ville au Nord du pays (Wamba) et, cette fois, elle a vécu cela comme une punition. Je ne connais pas les raisons profondes de ces mutations mais je note seulement qu’avant que nous fassions le film à Kisangani, elle avait passé 12 ans à Bukavu sans bouger.

Deux mutations de suite, cela soulève tout de même quelques questions…

Oui, d’autant que les installations sont encore moins bien qu’à Kisangani. Elle n’a plus de voiture, elle travaille plus ou moins en plein air, la situation n’est vraiment pas terrible pour elle. C’est incompréhensible, surtout par rapport au travail réalisé à Kisangani.

D’autant qu’elle ne demande rien à personne et se débrouille seule.

C’est ce qui m’a intéressé dans le film : voir à quel point cette femme officier allait aisément au-delà de ses prérogatives et prenait en charge ses concitoyens là où l’Etat ne fait rien. Même si on sait que c’est comme cela que ça se passe aujourd’hui au Congo. Elle est plus engagée, plus déterminée que bien des personnes que l’on rencontre et elle va bien au-delà de ce que prévoient ses fonctions. Elle a une façon bien à elle d’approcher les problèmes humains, ce qui fait qu’à Bukavu et à Kisangani beaucoup de gens se sont attachés à elle. C’est vraiment grave car les projets qu’elle avait lancés à Kisangani n’ont pas survécu à son départ : le centre pour les femmes n’existe plus…

Pourquoi l’empêcher de poursuivre son travail ?

Malheureusement, cela n’étonne plus personne. Elle-même n’attendait rien de ses supérieurs. Elle cherchait seule la solution aux problèmes rencontrés, ou avec le soutien de la population. Elle est dans cet état d’esprit  – que beaucoup de Congolais partagent  – qui consiste à ne plus attendre, à foncer pour tenter de résoudre les problèmes soi-même. Plus personne n’attend rien du gouvernement congolais depuis longtemps.

A Bukavu, Maman Honorine semblait appréciée des autorités et de sa hiérarchie…

Oui. Visiblement, c’est à Kisangani qu’elle a rencontré des problèmes avec sa nouvelle hiérarchie. Elle a toujours été plus ou moins menacée par des bandits car son action et les arrestations de violeurs dérangeaient pas mal de monde. Jusqu’ici rien n’a réussi à la décourager complètement.

Votre film a déjà beaucoup voyagé en festival…

Oui, il a été montré à Berlin, dans la section Forum, où il a remporté deux prix ; il a été projeté au Festival Cinéma du réel à Paris où il a remporté le grand prix. Il a circulé dans plus de cent festivals en six mois (Durban, Rio, Munich, Sheffield, Tanger, Yaoundé, Washington, Zanzibar, NDLR). Je l’ai accompagné en Suisse et ce week-end à Namur.

Reste à savoir s’il bénéficiera d’une distribution en salles…

C’est l’éternel problème des documentaires, surtout lorsqu’ils viennent d’Afrique. Il y a un distributeur (Andana Films) mais c’est difficile d’envisager une sortie salle en Europe ou ailleurs. Mais Arte l’a acheté et cette chaîne est aussi captée au Congo, donc c’est bien. Et il y a des négociations en cours avec Canal+. Ce sera sans doute une bonne façon d’atteindre un nouveau public.

Source La librebeligique.be

BIENVENUE OCTOBRE ROSE

lundi, octobre 2nd, 2017
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Bienvenue Octobre Rose

1 femme sur 8 risque de développer un cancer du sein.
Chaque année, le dépistage précoce permet de sauver des milliers de vie.

En octobre, la campagne de lutte contre le cancer du sein, organisée par les associations en général propose de lutter contre le cancer du sein avec des campagnes d’informations et de sensibilisations.

De grands évènements de plus en plus ont marqué les différentes campagnes d’octobre et la plupart des pays ont pris cette cause à cœur.
C’est aussi l’occasion, de rappeler que, depuis 25 ans, des chercheurs, des médecins, mais aussi des partenaires et des particuliers s’investissent dans la lutte contre le cancer du sein, en faisant progresser la recherche à travers des projets innovants et en la soutenant financièrement.

Si d’importants progrès dans la recherche ou pour l’accompagnement des malades ont été réalisés en un quart de siècle, il est indispensable de continuer le combat contre la maladie. Alors pour ce mois d’octobre 2017, ne lâchons rien, la lutte continue. Bon mois d’octobre à tous.

Sephora Tembi

UNE FEMME POUR EN REMPLACER UNE AUTRE

vendredi, septembre 29th, 2017
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L’importance de la promotion des Femmes leaders est de susciter des vocations chez les autres Femmes. Eveiller la conscience féminine sur les problèmes qui touchent les Femmes. Parce qu’il n’y a que les Femmes elles-mêmes qui apporteront des changements dans le fond et la forme à leurs problèmes. Voici pourquoi, il est important que plus de femmes participent à la vie publique.

Malheureusement, l’exemple du Liberia n’est le bon. Après Ellen Johnson Sirleaf et ses deux indiscutables mandats, on compte une seule Femme sur vingt candidats à la Présidence et six candidates à la Vice-Présidence. Parmi les candidates à l’Assemblée Nationale, là encore seules 15,90% sont des Femmes.

La première à être déçue est la Présidente en fin de mandat elle-même. Au point de prendre l’engagement de soutenir toutes les candidatures féminines. « Nous n’allons probablement pas obtenir une Femme à la Présidence cette fois ci mais nous devons conquérir le Parlement » avait lancé Madame Sirleaf jugeant peu probable la victoire d’une Femme à nouveau.  Mais visiblement cette déclaration n’a pas suffi à réveiller les Libériennes.

 

Une femme sur vingt. C’est pas assez, mais c’est pas rien. Qui est donc cette Femme qui ose défier une dizaine d’hommes et pas des moindres, et même le père d’un de ses enfants?

Macdella Cooper est née le 13 mars 1977 à Monrovia et a vécu au Libéria au début de la Première guerre civile libérienne. Elle est fondatrice de la Fondation MacDella Cooper, une organisation dédiée à l’amélioration de la vie des enfants et des femmes au Libéria. En octobre 2016, Cooper a annoncé son intention de se présenter à la présidence du Libéria lors des élections nationales libériennes de 2017.

Une réfugiée

Cooper a vécu au Libéria au début de la première guerre civile libérienne. Vu l’ampleur de la guerre, elle s’exile en Côte d’Ivoire voisine où elle a passé sa première année d’adolescence en tant que réfugiée avant de migrer vers les États-Unis en 1993. Elle a fréquenté et diplômé de l’école secondaire Barringer à Newark, dans le New Jersey, où elle était l’un des étudiants les mieux classés de sa classe et a ensuite obtenu une bourse complète à The College of New Jersey. Cooper a obtenu un diplôme en communications.

Sa vie professionnelle

Cooper a commencé sa carrière professionnelle en tant que mannequin et a travaillé intensément à New York, à Paris, à Londres et à Milan. Cooper pour des clients tels que Ralph Lauren et Jones Apparel et est apparu régulièrement dans des publications telles que Glamour et Marie Claire.

Une femme au grand coeur

C’est en 2003 que Cooper a lancé la MacDella Cooper Foundation, une organisation à but non lucratif travaillant au service des enfants et des femmes défavorisés au Libéria. En décembre 2010, la Fondation MacDella Cooper a ouvert la première école au Libéria pour offrir des frais de scolarité gratuits, y compris la chambre et le conseil. Situé à Charlesville, dans le comté de Margibi, au Liberia, l’école, l’ Académie MacDella Cooper abrite actuellement 80 étudiants de 4 à 13 ans. Le bâtiment de l’école a été conçu par l’architecte néerlandais-américain Winka Dubbeldam.

Carrière politique 

Cooper a annoncé son intention de se présenter au président du Liberia lors des élections de 2017. Si elle réussissait, elle deviendrait la quatrième chef d’état-major élue du continent. Compte tenu du travail de la Fondation MacDella Cooper pour améliorer les résultats éducatifs et économiques pour les enfants, et notant la grande population de jeunes du Libéria, Cooper place l’éducation parmi ses piliers de campagne. Citant son site Web de campagne, ces piliers comprennent : l’éducation gratuite à l’enfance, la santé universelle, la croissance de la grille électrique nationale, la décentralisation et la propriété foncière.

Famille

Cooper vit à Monrovia, au Libéria avec ses trois enfants, Ella-Dean, Hilareal-George et Primo-Mateo. Le mari de Cooper, Thomas Tafuto, est mort d’un cancer en 2013.

 

Source : en.wikipedia.org

 

CONGO BRAZZA: LA START UP DE RACHEL KOMBELA

mardi, septembre 19th, 2017
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Une jeune femme à la tête d’une entreprise tente d’innover dans le domaine de l’agro-alimentaire.

C’est en novembre 2016, que Rachel Kombela, âgée à peine de 19 ans, a démarré son entreprise, avec un capital de 8 millions de F CFA reçu de quelques partenaires.

Elle transforme les produits locaux pour approvisionner les familles en diverses denrées alimentaires.

Exposition des produits Richel Food dans un centre commercial

Dénommée « Richel Food », elle emploie 12 agents, pour un chiffre d’affaires mensuel de 5 millions de F CFA.

Ses produits, estampillés « Richel Food », dans des emballages alimentaires, sont disponibles dans les supermarchés : la purée de piment, la pâte d’arachide, le foufou ou farine de manioc et le saka-saka, les feuilles de manioc pilées, très appréciées des Congolais.

Cette jeune start up a besoin de soutien pour continuer de grandir.

Pour plus d’informations vous pouvez visiter la page facebook : Richel FOOD

Source BBC Afrique

Gabon: une semaine pour la Paix

lundi, septembre 18th, 2017
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A l’occasion de la journée de la Paix qui est célébrée chaque 21 septembre, une série d’activités pour promouvoir le rôle des Femmes dans la recherche et la consolidation de la Paix est prévue à Libreville.

 

En partenariat avec le bureau local de l’UNESCO, l’ONG Malachie et le Groupe des Femmes Leaders Pour la Paix et la Sécurité au Gabon ont lancé les festivités qui se dérouleront tout au long de cette semaine spéciale.

Le Forum pour la Paix et le Développement Durable a donc débuté ce lundi 18 septembre 2017 et se poursuivra jusqu’à mercredi.  Plusieurs panélistes sont appelés à intervenir sur des thématiques notamment : le leadership féminin ou encore la contribution des femmes des médias dans la consolidation de la Paix. Les échanges ont soulevé des questions très intéressantes, toute chose pour démontrer l’intérêt du public sur ce sujet essentiel en faveur de la cohésion d’une nation.

Des ateliers, des tables rondes, des visites dans les marchés publics,  ou  encore une levée de fonds, et même une soirée de gala sont au programme. Les activités culturelles ne sont pas en reste, un chant a été composé par l’artiste Annie Flore Batchielilys pour la circonstance, ainsi qu’un concert gospel, des expositions de produits locaux et même un tournoi de football.

C’est donc une semaine très riche et très colorée pour démontrer comme le veut le thème retenu cette année,  » Ensemble pour la Paix : respect, dignité et sécurité pour tous ».  Un thème non choisi au hasard mais pour rappeler la campagne de sensibilisation intitulée « Ensemble ». Une initiative des Nations Unies afin de mettre en avant le respect, la sécurité et la dignité pour toute personne forcée par les circonstances à quitter son domicile à la recherche d’une vie meilleure.

Sephora TEMBI

Emmanuel Macron nomme Vanessa Moungar

lundi, septembre 11th, 2017
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Le président de la République française, Emmanuel Macron, vient de nommer Vanessa Moungar,  directrice chargée du genre, des femmes et de la société civile à la Banque africaine de développement (BAD), au sein du nouveau Conseil présidentiel pour l’Afrique.

 

Dix autres personnalités – entrepreneurs pour la plupart, mais aussi des scientifiques et pionniers en leurs domaines – ont été nommées à ce Conseil, parmi lesquelles Karim Sy, entrepreneur franco-libano-sénégalais, et Sarah Toumi, une chef d’entreprise franco-tunisienne de 30 ans.

Officiellement lancée le 29 août 2017 au palais de l’Elysée à Paris, à l’occasion de la Conférence annuelle des ambassadeurs, cette nouvelle structure a pour but de « donner un nouveau visage » aux relations entre la France et l’Afrique. Le Conseil, qui aura un accès direct au président français, lui prodiguera conseils et avis techniques, en prévision de ses voyages officiels en Afrique.

Le président français a indiqué que le Conseil l’aiderait à « retrouver des canaux de discussion avec cette réalité africaine que l’on a un peu perdue de vue ces dernières années ».

Vanessa Moungar faisant un selfie avec Emmanuel Macron

Ressortissante franco-tchadienne, Vanessa Moungar avait été nommée à la tête du Département genre, femmes et société civile.

 

Elle ne doute de rien et ne s’en est d’ailleurs jamais laissé le temps. La Franco-Tchadienne savoure à peine le panorama genevois que lui offre le siège du Forum économique mondial (WEF), perché sur les hauteurs du quartier des Eaux-Vives. Toujours dans l’action, entre l’Europe, l’Afrique et les États-Unis, elle s’est construit un CV qui en impressionne plus d’un. À commencer par son employeur.

La jeune femme a toujours su ce qu’elle voulait : contribuer à accélérer le développement en Afrique. Quand elle intègre le Paris Business College (PBC) après l’obtention de son baccalauréat, en 2002, c’est pour s’assurer « une parfaite maîtrise de l’anglais dans le monde du business » (et une licence en administration des affaires et commerce international). Quand, quatre ans plus tard, elle s’envole pour les États-Unis, « c’est pour entrer à Harvard ». Et en sortir en 2013 avec un master en management, et major de sa promotion, comme elle l’avait déjà été au PBC.

Parallèlement, Vanessa Moungar met un pied dans le monde de l’entreprise en tant que chargée des études de marché, puis des ventes, d’une jeune société d’agro-business basée à New York.

Convaincue que le secteur privé a un rôle essentiel dans le développement économique, elle en fait son sujet de thèse à Harvard. Ce qui lui ouvre les portes du WEF, où elle débarque en décembre 2013. Au sein du département Afrique de l’organisation, elle côtoie les chefs d’État, les décideurs publics et privés d’un continent qu’elle sillonne depuis, cherchant toujours « à avoir le plus d’impact possible ». En continuant sur cette lancée, peut-être deviendra-t-elle un jour secrétaire générale de l’ONU, son rêve de petite fille.

Source Jeune Afrique et Agence Française de Développement.

ISSOZE NGONDET S’ENGAGE POUR LA CAUSE DES FEMMES

lundi, septembre 11th, 2017
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Emmanuel ISSOZE NGONDET est depuis le 28 septembre 2016, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement du Gabon. Sa nomination est loin d’être le fait du hasard ou de la chance mais plutôt le fruit d’une grande dévotion au travail et d’une longue expérience de la gestion des dossiers d’Etat.  Et surtout, quand on approche l’homme, on découvre progressivement une personnalité combattive, loyale, magnanime, animée par des valeurs chrétiennes profondément humanistes.

Longtemps entre deux avions à promouvoir le Gabon, il a été au contact d’autres cultures et d’autres méthodes de travail. On peut croire que c’est sans doute ces multiples expériences vécues à l’étranger et sa détermination à réussir la mission confiée par le Président de la République qui le poussent à marquer un grand pas sur la question de la parité et des droits des Femmes.

En effet, la nomination d’un ministère, fusse-t-il un Ministère Délégué est un soulagement pour les Femmes Gabonaises. Dans la sous-région Afrique Centrale et en Afrique en général, le Gabon paraissait bien isolé en reléguant la question des droits des  Femmes à des simples directions générales à l’intérieur du Ministère des Affaires Sociales. On avait du mal à le comprendre d’autant plus que le Président de la République défend ouvertement la féminisation de la vie publique avec son projet dénommé « La Décennie de la Femme ».

Le 21 aout 2017, Madame Clotilde Chantal Mboumba Moueli a été nommée Ministre délégué auprès du Premier ministre, chef du gouvernement, en charge de la Décennie de la femme, de l’Egalité des chances et de l’Investissement humain.

Avec cette nomination, les Femmes Gabonaises peuvent donc se mettre à espérer, même si les défis s’annoncent déjà nombreux pour ce tandem à la Primature qu’on souhaite gagnant.

Notons que depuis qu’il est Chef du Gouvernement, Emmanuel Issoze Ngondet met un point d’honneur à respecter la loi N°0092016 relative au quota de 30% de femmes dans les emplois supérieurs de l’Etat. Aux administrations et autres entités de suivre. A savoir qu’il n’y a aucune Femme Prefet encore moins Gouverneur. Sans oublier les conseils d’administrations, les directions générales des grands établissements publics, les cabinets ministériels, les forces de défense et sécurité où une sérieuse mise à jour doit être faite.

La représentativité des femmes en politique reste encore un énorme challenge.  Avec l’approche des prochaines élections législatives d’avril 2018, cette question doit être posée plus que jamais, puisque la participation des femmes dans la vie politique au Gabon est encore bien timide. Pourquoi ne pas contraindre les responsables des groupements politiques à respecter cette loi des quotas en pénalisant les mauvais élèves en matière de promotion du genre.

Les possibilités pour réussir l’égalité femmes-hommes existent mais certainement la volonté politique affichée devrait faire la différence. On peut aussi s’appuyer sur des exemples importés, comme celui du Rwanda où le Gouvernement compte 55 % de Femmes. Par ailleurs, la société civile pourrait aussi être un bon soutien dans les bonnes pratiques en faveur de la parité.

Des études menées aux Etats Unis ont démontrées que la promotion du genre et le respect pour l’égalité serait plus efficace, si ces valeurs étaient enseignées dès le banc de l’école. Cela peut s’avérer nécessaire, aussi bien pour les jeunes filles qui ne comprennent pas toujours les enjeux autour de ces questions, que pour les garçons qui doivent apprendre à accepter la parité comme un atout et non comme un frein.

 

N’oublions surtout pas la lutte contre les violences faites aux femmes qui devra connaitre une sérieuse accélération dans les grandes villes comme dans les villages reculés.

 

Enfin, l’adoption d’un plan national au Gabon de la Résolution 1325 du Conseil de Sécurité des Nations Unies en faveur de la participation des Femmes dans les Processus de Paix et de Sécurité. Ce véritable plaidoyer pour l’intégration d’une démarche anti-sexiste et la pleine participation paritaire des femmes à l’ensemble des initiatives de paix et de sécurité, prévoit également des dispositions précises. A savoir, une représentation accrue à tous les niveaux de prise de décisions en matière de prévention, gestion et résolution de conflit, une formation sur le genre et le VIH/sida destinée au personnel de maintien de la paix, un soutien aux initiatives de paix prises par des groupes locaux de femmes, ainsi que la protection des femmes et des fillettes face aux violences sexistes.

 

Bio express

 

Franck Emmanuel Issoze Ngondet est un diplomate chevronné qui sert son pays au plus haut niveau depuis plusieurs années. Plusieurs fois nommé Ambassadeur, il a représenté le Gabon dans plusieurs grandes missions diplomatiques notamment en Corée du Sud, en Ethiopie à  l’Union Africaine, puis aux Etats Unis à New-York auprès de l’Organisation des Nations Unies.

Son retour au Gabon en 2011, est tout aussi exaltant puisqu’il enchaîne plusieurs portefeuilles ministériels importants. D’abord le très convoité ministère du Budget et de la Fonction Publique. En 2012, il devient Ministre des Affaires Étrangères, son département naturel et d’origine puisque c’est là que débute  sa carrière en 1997 à la Direction Amérique.

Auteur du roman Un Ascète dans la Cour  publié en 2007, aux éditions L’Harmattan. Il est marié et père de cinq enfants.

Mila BENDI


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