Archive pour la catégorie ‘Business Women’

« N’attendez pas qu’on vous ouvre la porte »

jeudi, octobre 5th, 2017
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Lancement du club “Women in Africa” pour promouvoir et soutenir une nouvelle génération de femmes leaders en Afrique et encourager la croissance économique

 

La première assemblée annuelle a réuni 300 leaders internationaux à Marrakech pour marquer un engagement en faveur de la gouvernance des femmes.

 

A l’occasion de la Journée Internationale de la Femme, Aude de Thuin, serial entrepreneure, engagée pour la cause des femmes, avait annoncé le lancement du club Women in Africa (www.wia-club.com).

 

Le club WIA est le premier réseau international qui s’engage à promouvoir une nouvelle génération de femmes leaders en Afrique par l’empowerment, l’investissement et la mise en œuvre d’actions concrètes. WIA Club est soutenu par un board de leaders internationaux et par des Ambassadeurs en Afrique et dans le reste du monde.

 

Le club WIA a tenu sa première assemblée annuelle à Marrakech du 25 au 27 septembre 2017. Plus de 300 leaders – femmes et hommes – venus d’Afrique et du monde entier, et de tous secteurs, ont échangé sur le thème « Investir pour une meilleure gouvernance avec les femmes africaines ».

 

Durant trois jours se sont déroulé des conférences, master classes et ateliers de réflexion sur le leadership à travers le prisme de l’agriculture, l’éducation, l’énergie, l’entrepreneuriat, la finance, la santé, l’industrie, l’infrastructure, l’eau et le digital.

 

« Les femmes africaines produisent jusqu’à 65% des biens économiques du continent, mais elles ne représentent pourtant que 8,5% des emplois non agricoles. Le club WIA souhaite que les choses changent » précise Aude de Thuin, fondatrice et présidente du club WIA.

 

« En créant une plateforme pour rassembler leaders Africains et internationaux afin de travailler sur des feuilles de route sectorielles, nous posons les fondations pour la prochaine génération de leadership et de nouveaux modèles de croissance économique.»

Le club WIA constitue un groupe diversifié dont les membres sont à la fois issus du secteur public et du secteur privé. Il comprend notamment présidents, chefs d’Etat, présidents de société, cadres dirigeants, avocats, consultants et entrepreneurs. Les membres ont pour objectif commun de fournir des solutions concrètes aux enjeux de gouvernance et de développement grâce à l’empowerment économique des femmes africaines dans des secteurs variés.

 

A l’issue de l’assemblée annuelle à Marrakech, le club WIA et ses partenaires présenteront les résultats des feuilles de route par secteur, à la conférence « Back from Morroco » à Addis Ababa en Ethiopie, en Novembre 2017. Des rencontres plus intimistes du club WIA auront lieu tout au long de l’année pour impliquer les membres, discuter des progrès et encourager les interactions.

 

En plus des événements réguliers, le club WIA Philanthropy, organisme à but non lucratif, assurera la formation et le parrainage de femmes entrepreneures en Afrique pour les aider à développer leurs entreprises.

 

Le club WIA Philanthropy propose deux initiatives clés :

  • L’Entrepreneur Arena, qui présentera des entreprises exemplaires dirigées ou managées par des femmes africaines,
  • Les Change-maker Awards, qui identifieront et aideront à financer les initiatives les plus innovantes lancées par des femmes africaines.

Les deux initiatives seront supervisées par un jury constitué des membres du conseil d’administration du club WIA.

 

Ce qu’il faut retenir :

Efficacité et diversité. Les maîtres mots des laboratoires de réflexion, qui ont été les temps forts de la 1re édition du sommet annuel Women in Africa, qui vient de baisser le rideau à Marrakech. Destinés à définir des feuilles de route sectorielles précises, ces «labs» ont porté sur six sujets clés pour l’Afrique: l’agriculture, l’énergie, l’entrepreneuriat, la finance, la nutrition et l’eau. Ils étaient plus de 150 à unir leur force pour plusieurs centaines d’idées générées.

Sur cette profusion de propositions, 17 initiatives ont été sélectionnées et 6 ont été succinctement présentées en clôture du WIA. Une condition: qu’elles soient duplicables partout dans le monde. Les participants à ces groupes de travail ont d’ailleurs souligné la franchise des consultants, qui n’ont pas hésité à rejeter toute solution non réalisable.

Dans quelques mois, des événements baptisés «Back from Morocco» (une idée volée à Davos) seront organisés pour diffuser les résultats de ces travaux dans plusieurs pays du continent et du reste du monde. L’objectif étant d’élargir cette communauté de compétences et d’engager la mise en œuvre de ces recommandations, en précisant les indicateurs pour surveiller et évaluer leur réussite. En parallèle, WIA travaille en partenariat avec des institutions pour présenter des rapports trimestriels et des études sur le leadership des femmes en Afrique.

Le premier laboratoire consacré à l’énergie a opté pour 3 solutions dédiées au transport, à l’accès à l’électricité et à la cuisson. Cet accès à l’énergie étant l’une des clés de libération des femmes. Celui concernant la nutrition a pensé à des outils pour calculer l’impact de l’investissement dans la nutrition sur les budgets étatiques. Définir un investissement gagnant garanti qui pèse sur tous les axes du développement durable. Dans ce groupe de travail, tous ont déploré l’absence criante d’une prise de conscience des gouvernements sur ce sujet.

Pour l’eau, il a été question de mettre en place une plateforme digitale réunissant l’ensemble des acteurs en Afrique dans ce domaine, de créer un incubateur pour des femmes championnes sur la bonne gestion de cette ressource, ou encore de rédiger une charte pour les institutions afin qu’elles s’engagent à promouvoir les femmes dans cette gouvernance.

Quant au «lab» sur l’entrepreneuriat, les participants ont planché sur des modèles de financement dédiés aux femmes entrepreneures, mettant en avant celles qui ont réussi dans leur business et qui se sont engagées à soutenir d’autres femmes et leurs petits projets pour en faire des entreprises exportatrices dans le monde entier. Car se limiter à la microfinance et à un micro-business, dès lors que cela concerne les femmes, fait grincer des dents. Elles entendent clairement aller plus loin.

Plusieurs convictions ont été soulevées en ce dernier jour. La première étant qu’il ne faut pas attendre l’aide des gouvernements, mais se retrousser les manches pour une Afrique plus prospère. Enfin, pour elles toutes, la principale ressource du continent sont les femmes, et la principale opportunité des femmes sont les autres femmes. Se faire confiance, se soutenir pour arriver à un cercle vertueux émaillé de modèles, connus et reconnus bien au-delà des frontières africaines.

Appel à candidatures

Organisé par WIA en collaboration avec One2five advisory, un appel a été lancé aux dirigeantes africaines porteuses d’un projet d’investissement d’un montant supérieur ou égal à 5 millions d’euros, tant pour la création que le développement de sociétés existantes. Outre leur solidité commerciale, les projets sélectionnés devront démontrer leur mise en valeur de la femme africaine au niveau économique, social et managérial. Les lauréates bénéficieront d’une adhésion de droit au WIA Club, d’un accompagnement en 2018-2019 pour mener à bien leur projet, ainsi que d’autres prix et récompenses. Pour la fondatrice de l’événement, Aude de Thuin, «les femmes africaines ont réussi le pari de la microfinance. Il est temps à présent de soutenir des projets plus ambitieux et c’est le sens de notre initiative». Aux côtés de la banque d’affaires One2five advisory, des partenaires comme BNP Paribas, OCP, Roland Berger, GreenWish, ou Essec Business School.

 

À propos du club Women in Africa

Le club Women in Africa (WIA) est le premier réseau international qui s’engage à promouvoir la nouvelle génération de femmes leaders en Afrique par l’empowerment, l’investissement et la mise en œuvre d’actions concrètes. Les membres constituent un groupe diversifié de femmes et d’hommes, du secteur public et privé, dont des présidents, chefs d’Etat, présidents de société, cadres dirigeants, avocats, consultants et entrepreneurs. Le club WIA réunit ses membres tout au long de l’année pour concevoir des solutions concrètes aux enjeux de gouvernance et de développement grâce à l’empowerment des femmes dans tous les secteurs.

 

Pour plus d’information, consultez le site internet : www.wia-club.com ou contactez caroline@wia-initiative.com

 

Sources: leconomiste.com

 

QUI EST ISABEL DOS SANTOS?

mardi, mai 2nd, 2017
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Isabel Dos Santos est la fille du Président de l’Angola, José Eduardo Dos Santos.
Depuis juin 2016, c’est aussi le PCA ou président du conseil d’administration, de la société des hydrocarbures angolaise, la Sonangol.

Actuellement, Isabel Dos Santos n’est ni plus ni moins que la femme la plus riche sur le continent africain. C’est une femme à la tête d’un véritable empire et qui a comme père, l’homme le plus puissant d’Angola, le président de la république angolaise.
Nommée par son père pour être le PCA du Sonangol depuis le 2 juin 2016, Isabel Dos Santos a développé sa puissance étant donné qu’elle dirige actuellement un empire avec un chiffre d’affaire annuel de 40 milliards de dollars.
Actuellement, la jeune femme est classée par le magazine Forbes, comme étant la femme la plus riche d’Afrique avec une fortune estimée à 3.1 milliards de dollars.

Isabel Dos Santos, surnommée « La princesse » dans son pays, a reçu les journalistes durant une conférence de presse après cette nomination. Une occasion pour la milliardaire de 43 ans, de rassurer ses concitoyens que par cette prise de pouvoir à la tête de Sonangol « nous sommes très attachés à la transparence et déterminés à améliorer les bénéfices. » Une manière pour elle également, de dire qu’avec sa position, elle va repositionner les impératifs de la firme pour que cette dernière ne se concentre que dans les activités des hydrocarbures.

La nomination d’Isabel Dos Santos à la tête de la plus puissante société d’État existante dans le pays n’a pas fait que des heureux.
En effet, dans la capitale angolaise, à Luanda, la nomination de la fille du président a été mal prise par le corps des opposants.
Selon Rafael Marques, un fervent opposant du régime, mais aussi, le président d’une organisation de lutte contre la corruption dans le pays, « Cette décision est purement dictatoriale », s’est-il emporté. « Cet acte de népotisme est illégal et nous allons le contester devant les tribunaux. Entre cette entreprise publique qu’est la Sonangol et les multiples sociétés dirigées par Isabel dos Santos, il y a d’importants risques de conflits d’intérêts. »

L’enfance et les débuts de la milliardaire dans les affaires

Retraçons un peu l’histoire de la femme la plus riche d’Afrique.
C’est une femme qui a connu le pouvoir depuis qu’elle a 6 ans. En effet, c’est à cet âge que son père a pris la tête du pays. Actuellement, Isabel Dos Santos n’est plus seulement la fille de l’homme le plus puissant d’Angola, elle est aussi la femme de Sindika Dokolo, un collectionneur très fortuné, et la mère de 3 enfants. Au fil des années, la riche angolaise s’est même faite un nom dans le sillage des affaires en Angola étant donné qu’on la voit comme une battante et un véritable « business woman » qui se montre intraitable aux affaires, mais discrète dans sa vie de tous les jours.

Isabel Dos Dos Santos et son mari

Isabel Dos Santos est née en Azerbaïdjan, dans la ville de Bakou, là où son père étudiait, autrefois. Elle est née d’une famille composée d’un père ingénieur et d’une mère très intelligente au jeu d’échec, qui en est devenue championne.
Ses années collège, la « Princesse » les passera à Londres, ville qui l’a vu grandir et où elle a passé son adolescence. C’est également dans la capitale de l’Angleterre, au King’s College, qu’elle aura la chance d’étudier pour devenir une ingénieure mécanique.

En outre, même si Isabel Dos Santos n’accorde pas beaucoup d’interviews aux journalistes, on se souviendra qu’en 2013, sous le micro des journalistes du Financial Magazine, elle a affirmé avoir la fibre des affaires depuis son plus jeune âge. En effet, dans les lignes de ce magazine, elle avait dit « Je vendais des œufs de poule quand j’avais 6 ans ».

Revenue au pays et installée dans la capitale angolaise, Luanda, Isabel a fait l’acquisition d’un restaurant à l’âge de 24 ans. C’est aussi à cette période que les aventures en affaires de la fille du président angolais, va débuter.
Et en 1999, ce fût le tournant de sa carrière. La future milliardaire se verra attribuer une offre qui va lui permettre d’assurer le contrôle d’Unitel, un puissant opérateur téléphonique en Angola.

Une richesse qui va au-delà des frontières angolaises et africaines

L’immense fortune d’Isabel Dos Santos ne se limite pas au territoire angolais. En effet, la femme d’affaires détient 19 % du capital de la BPI, l’une des banques leaders sur le marché des services bancaires au Portugal,  pays qui a également colonisé le sien, autrefois.
Elle a aussi investi dans d’autres sociétés comme Zon multimédia, une firme portugaise spécialisée dans la télécommunication et où elle détient 10 % des parts.

Malgré toute sa fortune et le statut qu’elle a acquis durant des années pour devenir la femme la plus riche d’Afrique, la « Princesse » ne semble toujours pas satisfaite.
En effet, c’est en juin 2016 qu’elle a été nommée à la tête de l’une des plus puissantes société angolaise, la Sonangol. Cette société a été fondée par le gouvernement angolais durant l’année 1976.
Ce dernier d’expliquer que « La compagnie a eu une croissance extrêmement rapide après la fin de la guerre civile en 2002, en doublant son volume de production et grâce à un prix du baril qui est passé d’une trentaine de dollars à 147 dollars en 2008… La société a ainsi pu investir dans toutes les infrastructures. »

Néanmoins, on constate que depuis le début de l’année 2016 où les cours ont commencé à chuter, la Sonangol a également était impacté dans son chiffre d’affaires. Une situation qui a eu comme conséquence, une très forte crise économique dans le pays.
Au début du mois de mai 2016, on a enregistré un niveau d’inflation de + 29.2%, mais aussi, une dépréciation par rapport au dollar de la monnaie locale, le kwanza, à hauteur de 40 %.
Un constat qui pointe du doigt le système managérial de la société Sonangol qui est le fer de lance de l’économie angolaise, comme l’explique un responsable de l’IRIS, Institut des relations internationales stratégiques, Samuel Nguembock  » La Sonangol reste la première entreprise du pays et la colonne vertébrale de l’économie. (…) Mais dans un moment difficile de son histoire, elle n’a pas bénéficié d’un management très rigoureux. »

Selon l’ONG Transparency International, l’Angola est aujourd’hui l‘un des pays les plus corrompus de la planète. Il se remarque par une répartition très inégale de la richesse où Isabel Dos Santos est la femme la plus riche en Afrique, mais où la mortalité infantile est également la plus élevée au monde, selon l’Organisation des Nations Unies dans un rapport paru en 2015.

Les mesures d’austérité instaurées depuis l’arrivée d’Isabel dos Santos à la tête du conseil d’administration de la Sonangol, portent leurs fruits, n’en déplaisent à plusieurs. D’après Edson dos Santos Secunda, le responsable des opérations financières, ces mesures ont permis de réaliser des économies de 200 millions $ de juin 2016 à ce jour.

Il faut rappeler que ces dispositions ont été adoptées dans un contexte où la chute des prix du pétrole avait tari les réserves de change du pays et précipité l’économie au bord de la banqueroute.

En effet, elles ont principalement consisté en une importante réduction des coûts de production du baril. Ceux-ci sont passés de 14 à 10 $. Cela a notamment permis à la Sonangol de déclarer en janvier 2017, des bénéfices de 950 millions $, les plus importants des 16 derniers mois. Cette augmentation des revenus a également été favorisée par la remontée des prix du baril après la mise en application des accords d’Alger et de Vienne sur la réduction de l’offre mondiale.

Au premier trimestre de 2017, la Sonangol a exporté plus de 147 millions de barils avec un chiffre d’affaires de 7,6 milliards de dollars. Ceci, à un prix moyen du baril de 51 $.

L’Angola est le plus grand producteur de pétrole en Afrique avec une production quotidienne d’environ 1,8 million de barils. Les autorités envisagent de porter la production à 2 millions de barils par jour avant la fin de cette année.
Toutefois, on notera que déjà en 2013, le fils du président, José Filomeno De Sousa Dos Santos a été nommé à la direction d’un fonds souverain qui s’est vu octroyé un financement de 5 milliards de dollars. C’est aussi cet homme, âgé actuellement de 38 ans, que les angolais perçoivent comme le successeur que le président actuel va désigner.  
Malgré toutes ses attaques, la milliardaire rassure : « Cela n’a rien à voir avec la politiqueJ’ai été amenée dans ce projet grâce à mon expérience dans le secteur privé. »

Pari gagné pour celle surnommée la princesse qui a prouvé qu’être fille de et avoir un patronyme connu peut se révéler un atout décisif pour faire bouger les choses.

 

Mila BENDI

J’AI OSE LANCE MA MARQUE DE BEAUTE

samedi, avril 29th, 2017
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La fondatrice et PDG, Shana Barry estime que pendant des décennies, les marques de beauté ont été surchargées de produits chimiques… elle explique : « Ce que nous voulons aujourd’hui, c’est un véritable retour à la racine par des matières premières nobles ». D’où la naissance de la marque ASHANA.B PARIS.

Pour elle, donc c’est le temps pour une révolution. C’est pourquoi, dit-elle, nous introduisons, dès cet instant, la marque luxe, Bio & Vegan de soins de beauté & Bien-être Ashana.B PARIS qui bouscule les tendances de l’industrie de la beauté. Sa première gamme “Trésor de Beauté” a récemment été lauréat d’un prix cosmétique récompensant ses bienfaits et qualité. Shana Barry raconte tout sur son entreprise de cosmétiques naturels et biologiques unisexe fait exclusivement pour le bien-être de tous et de chacun.

Comment en êtes-vous arrivée au monde de l’entreprenariat ?

Avant de créer ASHANA.B PARIS, j’ai eu une carrière professionnelle très riche en passant du stylisme, au marketing de luxe international, puis par les médias et le life coaching. Dans ces milieux prestigieux, j’ai essayé toute sorte de produits de beauté, mais étant remplis de produits chimiques, seules les matières premières ayant bercé mon enfance – comme le beurre de Karité, le Ricin, le Baobab, etc., qui sont au cœur de ma création, ont su convenir à ma peau et à mes cheveux délicats.

Après le décès de mon père, mon « life changing moment » – je n’avais plus envie de me camoufler, mais plutôt d’être complètement moi-même. C’est de là que je me suis promis de réaliser mon rêve de toujours : fonder ma propre marque. Celle-ci est un hommage, car ASHANA.B PARIS développe des formules inspirées des meilleures recettes ancestrales de beauté et bien-être que mes grands-mères et mes parents utilisaient au quotidien et avec lesquelles j’ai grandi. Je suis profondément convaincue par leurs bienfaits et souhaite les partager avec toute personne qui ne veut pas altérer sa beauté par des produits chimiques et nocifs qui à la longue développent des maladies sévères comme le cancer.

À court terme, gagner de plus en plus de visibilité afin que ASHANA.B puisse faire passer son message au monde. Puis à long terme, développer de nouvelles gammes à distribuer à l’international. Je souhaite réussir mon pari d’encourager le retour au naturel et que chacun développe son estime de soi en célébrant sa beauté naturelle.

Je pense que l’on devient entrepreneur, parce qu’on a envie de laisser sa trace, créer son propre sillage et de partager son savoir-faire. Etant une femme très indépendante, j’étais persuadée que je serai plus épanouie et plus productive si je créais mon entreprise. Cela s’est avéré être le cas.

Quels sont les avantages de votre marque ASHANA.B sur ce marché très concurrentiel de la cosmétique ?

ASHANA.B se positionne en France comme l’un des précurseurs du Green chic qui a réussi la symbiose rare du luxe et Bio, entre la tradition et la modernité, par un métissage des matières en alliant des produits traditionnels, le savoir-faire originel et un soin particulier de la peau et des cheveux. Le travail de qualité prodigué a été reconnu par les labels les plus exigeants de la cosmétique internationale : Qualité France, Cosmébio, Slow Cosmétique, et PETA cruelty-free&vegan garantissant des produits à plus de 98% d’ingrédients naturels issus de l’agriculture biologique, sans silicone ni parabènes, des matières premières irréprochables et des formulations non-testées sur les animaux.

Une attention particulière est ainsi apportée à l’environnement. ASHANA.B est plus qu’une marque de beauté, elle prône le bien-être comme un art de vivre, le « be yourself ». Pour être bien à l’extérieur, il faut être bien à l’intérieur, c’est pour cela qu’être conscient de ce que l’on met sur son corps est vital. ASHANA.B développe une forme d’élégance oubliée, un véritable retour aux racines, ainsi qu’à la santé et au bien-être.

Pourquoi vous êtes-vous tournés vers le e-commerce et l’international ?

ASHANA.B est une jeune marque, son lancement date de mi-2015. Pour le moment, nos produits sont exclusivement distribués sur notre boutique en ligne : www.ashana-b.com. La plateforme e-commerce a tout d’abord été choisie, car cela était une plateforme idéale pour tester ce projet ambitieux, permettre un contact direct avec le client, mais aussi d’offrir des cosmétiques sans être limité géographiquement dès le départ.

C’est une marque de luxe internationale, sélective et exigeante, mais elle est aussi inclusive, car elle représente toutes les beautés du monde sans exception. Pour moi la beauté est universelle, elle se présente sous toutes ses formes et toutes ses couleurs, ce qui la rend d’autant plus riche. C’est avec cette vision qu’a été développée la gamme «Trésor de Beauté » composée de six soins : shampooing, après-shampooing, masque soin capillaire, crème visage, lait corporel ainsi qu’un aftershave. Ainsi, cette gamme s’adresse aux hommes et aux femmes de tout âge avec tout type de peau et chevelure. Un accent est cependant mis sur peaux et cheveux dévitalisés. En effet, il est plus difficile de trouver sur le marché des produits naturels, Bio, Vegan et de qualité pour ces problématiques.

Quels sont vos projets à court et long termes ?

À court terme, gagner de plus en plus de visibilité afin que ASHANA.B puisse faire passer son message au monde. Puis à long terme, développer de nouvelles gammes à distribuer à l’international. Je souhaite réussir mon pari d’encourager le retour au naturel et que chacun développe son estime de soi en célébrant sa beauté naturelle. Puis comme tout créateur, j’espère profondément que ASHANA.B PARIS vive longtemps, se développe et instaure ses propres boutiques à l’international.

Quels conseils donneriez-vous à ceux qui souhaiteraient créer leur entreprise ?

Je leur conseillerai d’avoir une vision claire et précise de leurs objectifs, d’être armés de patience et détermination ainsi que d’être prêts à travailler jour et nuit, sans horaire, avec persévérance et optimisme.

 

RENCONTRE AVEC LATIFA CHAKRI

jeudi, mars 30th, 2017
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RENCONTRE AVEC LATIFA CHAKRI, PORTRAIT D’UNE LEADER DANS LE DOMAINE DES NTIC ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE

Dans ce mois de mars où nous célébrons la femme, on ne cesse de réaliser à quel point l’Afrique est riche de talents féminins. C’est dans le cadre de ce voyage que nous sommes allés à la rencontre de Latifa CHAKRI, une grande dame qui porte dans son cœur le développement de l’Afrique. Depuis plus d’une décennie elle prouve par ses actions son attachement à ce continent où pourtant elle n’a pas grandi mais auquel elle reste fortement attachée.

Latifa est issue d’une famille franco marocaine  qui s’est installée en Alsace dans l’est de la France depuis la fin des années 1970. Spécialisée en télécommunication et sécurité réseaux, elle débute son parcours professionnel à Paris dans les plus grandes enseignes européennes des télécoms.

Après un passage à Londres,  elle se met à son compte en 2007 et crée une société dans le domaine des études de veilles économiques nommé Business Intelligence Network.

Plus récemment, elle crée MINT Ltd, une structure spécialisée dans le domaine des nouvelles technologies, cette entité se subdivise en plusieurs sections notamment,

MINT Communication, mettre les outils d’ingénierie informatique au service de la Communication 2.0 (MINT Communication) en Afrique.

Mint Technology qui exerce en Europe et en Afrique sur le développement du numérique, de l’économie numérique  et de la sécurité numérique.

MINT Africa s’intéresse à des projets innovants dans le domaine du développement durable en Afrique certes, mais surtout a des projets à grande valeur humaine ajoutée. En ce moment, Madame Chakri est en partenariat avec une structure Suisse Allemande spécialisée dans la mise en place d’un projet de haute technologie et très innovant dont la primeur a été réservée à African Ladies Magazine. Il s’agit du dessalement d’eau de mer pour le transformer en eau potable. Du jamais vu en Afrique. Dieu seul sait combien l’eau potable est encore un luxe pour des millions de personnes sur le continent. Une telle innovation force le respect et la reconnaissance de tous les africains. Grâce à ce procédé,  l’eau de mer, des puits et des rivières est récupérée,  dessalée puis traitée en temps réel après un passage dans une machine avec pas moins de 8 technologies embarquées. Ce procédé peut servir aussi pour l’irrigation des terres. Cette innovation sera présentée lors du salon International des inventions à Genève en fin mars 2017  grâce à l’accompagnement de MINT Africa.

Ce projet, qui est le fruit de nombreuses années de recherche sera déjà opérationnel et commercialisable au printemps 2017. Il reste juste quelques formalités à remplir pour la joint-venture.

Les orientations ont été données pour que ce projet garde son côté solidaire. Les populations ne devraient pas subir les coûts élevés de la machine et de son utilisation. Voici pourquoi, cette dame de cœur tient à ce que les partenariats se fassent avec les collectivités locales comme les mairies, les chefs de villages et tribus, etc…pour que le plus grand nombre puisse en bénéficier indépendamment de leurs situations sociales.

Soucieuse de l’environnement et connaissant les enjeux pour notre continent qui a une partition importante à jouer dans les changements climatiques, elle lance le concept #AfricaCop en marge de la COP22 qui s’est tenue à Marrakech en novembre 2016. Le but étant de réunir les participants africains autour d’une plateforme pour qu’ils puissent parler d’une même voix malgré les différentes pressions qui peuvent survenir des pays riches. Cette initiative a été saluée par bon nombre d’officiels africains et par le Royaume du Maroc, hôte de la conférence.

 

L’équipe de Mint Africa

Femme leader, mais femme d’abord, cette grand dame est aussi engagée sur la question du genre et du leadership des femmes et des jeunes générations. En dépit d’un agenda particulièrement chargé, elle trouve quand même le temps pour animer son ONG dénommée AMEWA, à travers laquelle elle fait la promotion du leadership des femmes et des jeunes générations. Elle prépare un forum fin 2017 qui réunira des leaders de demain au service du développement durable.

Sephora TEMBI

MENINVESTINWOMEN CELEBRE LA FEMME A SA FACON

jeudi, mars 9th, 2017
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A l’occasion de la commémoration de la Journée internationale de la Femme, « MenInvestInWomen », mouvement de leaders africains, célèbre les femmes du continent.

 

Des leaders du secteur privé africain s’engagent à combattre les inégalités économiques qui freinent l’émergence de la femme africaine. Le mouvement rassemble un noyau dur de cinquante hommes d’affaires africains, leaders dans leurs secteurs respectifs, et engagés à mobiliser le Top 500 de leurs pairs pour accélérer l’émancipation économique des femmes du continent.

 

Dans un document de la Fondation Entreprenarium, rendu public, il est précisé que leur engagement constitue un puissant levier pour contribuer à la création d’un écosystème inédit pour booster le développement d’un réseau d’entreprises performantes dirigées par des femmes, parrainer l’accès à une formation de rang mondial adaptée aux besoins du marché, pour des jeunes femmes au parcours méritant mais en difficulté financière, mais aussi valoriser la place de la femme dans les économies nationales et la croissance du continent.
Au Sénégal, Baidy Agne, président du Conseil national du patronat (CNP, patronat sénégalais), donne le ton à ses pairs du secteur privé et s’engage comme « first mover » du Top 50 des acteurs économiques ciblés dans le pays.
Formation et fonds d’amorçage

Rappelons que le mouvement « MenInvestInWomen » a été créé à l’initiative de la Fondation Entreprenarium, et œuvre pour l’amélioration de l’égalité des genres dans les milieux d’affaires et académiques. Il veut générer 25 millions de $ d’engagements au profit des femmes, via une plate-forme d’investissements d’hommes d’affaires africains déterminés à soutenir les femmes du continent. Cette plate-forme fournira un appui financier pour la formation supérieure de jeunes filles talentueuses, ainsi que du capital de démarrage pour les projets entrepreneuriaux. Les investissements privilégieront les projets de femmes dans les secteurs stratégiques des pays ciblés aux avantages comparatifs significatifs. Le retour sur investissement (RSI) moyen annuel prévu : entre 8 et 10% sur un horizon de cinq ans.
Quelque 70% des fonds serviront à financer des projets entrepreneuriaux ainsi que le support technique et l’assistance aux start-up à fort potentiel appartenant à des femmes. 30% des sommes investies subventionneront la formation supérieure dédiée à la relève de jeunes filles talentueuses, futures leaders d’Afrique, qui ont besoin d’être outillées.

 

Quant à Entreprenarium, c’est une fondation panafricaine autofinancée et dédiée à la promotion de l’entrepreneuriat. Avec des bureaux à Libreville, Kigali et Dakar, la fondation s’appuie sur son centre de gestion partagé, des formations/ateliers, et offre une gamme complète de services-conseils sur mesure. Elle fournit aussi un financement et de l’assistance technique, en priorité aux femmes entrepreneures du Gabon, du Sénégal et du Rwanda.

 

A noter que depuis ses débuts, la Fondation a formé 1 360 jeunes aspirants entrepreneurs dans 10 secteurs spécifiques, a fait bénéficier 100 femmes de son programme phare «Booster les femmes résilientes», fourni des financements à 36 projets, reçu 144 candidats dans son programme d’incubation et offert des formations, des supports techniques et une assistance à plus de 50 entrepreneurs.

A ce jour, les investissements des start-up financées et soutenues techniquement par la Fondation Entreprenarium ont mené, en moyenne, à une multiplication du nombre d’employés par 4 et du chiffre d’affaires par 5.
Source: www.lesafriques.com

Voici la nouvelle Directrice exécutive du World Diamond Council

mercredi, mars 1st, 2017
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Mme Marie-Chantal Kaninda a été nommée par le Conseil Mondial du Diamant (WDC) au poste de Directrice exécutive ce lundi 27 février 2017. A ce titre, elle représentera les intérêts des industriels de la joaillerie et du diamant notamment dans la réforme du Processus de Kimberley.

WDC a choisi Mme Kaninda pour son expérience dans le secteur minier et son engagement dans les questions d’éthique et d’anti-corruption. En effet, la ressortissante de la République démocratique du Congo évolue depuis plus de 20 dans l’industrie minière et a travaillé pour des multinationales telles que De Beers, AngloGold Ashanti ou Rio Tinto. Elle apportera son savoir-faire en matière de marketing et de relations avec les parties prenantes. Administratrice au Diamond Devlopment Initiative et à ProCredit Equity Bank, Marie-Chantal Kaninda est depuis 2012 à la tête de l’Initiative anti-corruption dans le secteur privé en RDC.

Andrey Polyakov, Président du WDC, a annoncé la nomination de Mme Kaninda en des termes élogieux : « nous sommes ravis d’avoir comme Directrice exécutive  une personne avec le parcours et l’expérience de Mme Kaninda » a-t-il relevé. « Son point de vue sera précieux pour aborder la réforme du Processus de Kimberley qui débutera cette année » a ajouté le Président du WDC.

Pour rappel, le World Diamond Council a été créé en 2000 pour contrer le commerce des diamants de conflits. En effet, ces diamants servent aux financements de diverses rébellions en Afrique. Pour répondre à cette problématique, WDC a contribué à l’élaboration du Processus de Kimberley, un régime international destiné à enrayer le commerce des diamants de sang en favorisant la traçabilité des diamants bruts. La République démocratique du Congo participe à ce Processus depuis son entrée en vigueur en 2003.

Mme Kaninda aura en charge notamment le développement des relations avec les parties prenantes stratégiques, la représentation de WDC dans le Processus de Kimberley et notamment sur le chantier de la réforme.

Mariée et mère de deux enfants, elle remplace à ce poste Mme Patricia Syvrud et prendra fonction ce 1er mars 2017.

Marie MINANG

BUSINESS: LE MARCHE JUTEUX DE LA BEAUTE

jeudi, février 23rd, 2017
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Sur le continent africain, le marché des produits de beauté est en très forte progression. En effet, selon l’étude et les analyses effectuées par l’agence de conseil Roland Berger, ce marché pourrait passer la barre des 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Cette croissance permet aux analystes de classer la région Afrique comme un eldorado pour le secteur. De grands groupes internationaux s’intéressent ainsi à son potentiel de marché, mais on remarque également de plus en plus d’acteurs locaux qui se font un nom dans le secteur. Néanmoins, afin de parvenir à conquérir le cœur des clients et des consommateurs africains, il est impératif que ces entreprises détectent les réels besoins de ces derniers et qu’elles puissent y répondre convenablement. Un point qui peut constituer un véritable défi pour les industriels dans cet environnement très concurrentiel.

Un secteur à très forte potentialité

Actuellement, de nombreux indicateurs laissent penser que le marché de la beauté et des produits y afférents est en train d’évoluer en Afrique. En effet, le succès de chaque édition du salon annuel intitulé Foire Internationale des Cosmétiques ou Ficos, n’est pas à ignorer. Le Ficos est un évènement unique qui regroupe tous les acteurs dans le secteur de la beauté, allant des industriels jusqu’aux revendeurs. Chaque édition connait ainsi, un véritable engouement de la part des consommateurs, mais aussi, des professionnels dans le métier. On notera l’édition de septembre 2016 « Black Beauty Fair » qui s’était déroulée à Abidjan et qui a permis de confirmer cette croissance du secteur de la beauté sur le continent. Par ailleurs, l’intérêt des industriels pour cette opportunité a été tel qu’on percevait à travers leurs stratégies, une forte agressivité synonyme de volonté de gagner une grosse part de marché en Afrique.

Côté consommateur et cible principale, leurs engouements reflétaient un dynamisme plus que satisfaisant pour les organisateurs. L’intérêt de ces derniers se fait également remarquer à travers l’utilisation de l’outil internet qui leur permet de s’informer grâce à des sites et des blogs spécialisés dans le domaine de la beauté. On prendra comme exemple, la page Facebook de Fatou N’diaye et ses 100 000 fans qui constituent une véritable communauté, dont le principal intérêt est la beauté.

Une concurrence rude entre les grands groupes multinationaux

50 % de part de marché. C’est le taux enregistré par les seuls pays comme l’Afrique du Sud et le Nigéria sur le territoire africain. En effet, les 3 grands groupes internationaux qui œuvrent dans le secteur du cosmétique et de l’hygiène passent surtout par ces pays pour asseoir leurs notoriétés sur le continent. Dans cette liste, on retrouve la multinational L’Oréal qui dispose d’une usine fabriquant des produits pour les cheveux et pour la peau, située à Midrand en Afrique du Sud. Cette firme qui vient d’investir 10 000 000 d’euros dans sa filiale afin de développer ses produits pour les consommateurs africains. La marque française dispose aussi d’une filiale qui se consacre principalement à la recherche à Johannesburg. Une filiale qui pourrait lui permettre de prendre la première place des acteurs de la beauté sur le territoire africain. À savoir que L’Oréal est actuellement à la deuxième place derrière Unilever.

L’autre grand groupe qui gagne du terrain sur le continent est la maison Procter & Gamble. Cette dernière qui a profité de l’absence de L’Oréal dans le sillage du secteur de la beauté en Afrique, l’année 2011, pour pénétrer le marché et installer des filiales au Kenya et au Nigéria. Le positionnement de ces deux filiales sert également à Procter & Gamble pour cibler la clientèle ougandaise, tanzanienne, burundaise, rwandaise et kényane.

Un quatrième acteur qui est très influant sur le marché de la beauté en Afrique est l’indien Godrej Consumer Products. Ce géant du cosmétique qui a investi plus d’une centaine de millions d’euros sur le continent et qui fait des chiffres d’affaires importants en Afrique. En effet, en ce moment, les clients africains lui apportent 11 % de son chiffre d’affaires mondial.

Bref, la concurrence est rude entre ces grands groupes et permet aux femmes africaines, surtout, de trouver des produits qui vont à leur teint. Ce sont en effet, ces dernières qui sont les principales cibles des industriels et à travers lesquelles, ils ont développés des marques et des catalogues spécifiques comme Motion chez L’Oréal ou encore Dark & Lovely chez Procter & Gamble.

Le rôle incontournable des marques locales

Malgré la présence très remarquée des multinationales du secteur de la beauté sur le continent africain, les industriels locaux font également parler leurs connaissances et leurs compétences. En effet, ce sont des acteurs qui peuvent répondre plus rapidement aux besoins de la clientèle africaine et qui connaissent l’environnement du secteur. On remarque ainsi, le développement des firmes comme la Camerounaise, Biopharma, qui est en train de se frayer un chemin prolifique sur les pays limitrophes de la Cameroun. Il y a aussi, Make Up qui a conçu et commercialisé sa gamme Suzie Beauty avec l’entreprise Kényane Suzye Wokabi. Cette gamme de produits qui connait un énorme succès sur le continent. Back Up est aussi une référence en la matière avec ses consommateurs présents dans 23 pays africains et son chiffre d’affaires en progression de 30 % par an. Et enfin, Madlyn Cazalys, une firme du géant camerounais Cristian Ngan, qui est tout simplement le leader du marché bio sur le territoire Afrique subsaharien.

En somme, toutes les filières traitées dans l’industrie de la beauté sont en pleine croissance actuellement en Afrique. Que ce soit les produits cosmétiques pour femmes ou pour hommes, les produits anti-âge et les compléments alimentaires, etc. tout le segment affiche une progression exponentielle. Néanmoins, on constatera que la plupart des ventes des produits de beauté en Afrique se font au niveau des détaillants et des commerçants de proximité. Une pratique commerciale qui pourrait être surpassée avec la mise en place d’une chaîne de distribution plus professionnelle pouvant asseoir un meilleur succès pour les industriels.

On remarque également que malgré la croissance, le secteur de la beauté reste un petit marché. En effet, avec les tarifs affichés et la croissance de la population à revenu moyen sur le continent, le prix demeure inaccessible pour beaucoup de clients potentiels. Bref, pour pallier à ses divers obstacles, les industriels doivent résoudre les contraintes logistiques et commerciales.
Source: afriquetimes.com

ENTREPREUNARIAT FEMININ: CLE DU DEVELOPPEMENT AFRICAIN

samedi, février 18th, 2017
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En Afrique, beaucoup de femmes veulent se lancer dans les affaires et le business. Malheureusement, elles se heurtent à des discriminations passives, que l’on constate surtout sur le marché du travail.

On sait tous qu’une mère ou une femme a un rôle primordial dans un foyer et dans la vie de famille. Mais elle est aussi un facteur clé dans le domaine social et au sein de la société. Malgré tout, les femmes sur le continent africain sont les principales victimes de la pauvreté à cause de nombreuses discriminations et inégalités.

D’après la Banque Mondiale, on constate surtout que la réduction et la suppression d’emploi dans les entreprises ciblent particulièrement la gent féminine. Même s’il est indéniable que les femmes ont des rôles très importants dans le développement économique d’une société et d’un pays. Cette importance de la participation des femmes dans l’économie d’un pays a été mise en avant durant les conférences menées pas l’Organisation des Nations Unies qui se sont déroulées au Caire en 1994, et en 1995, à Pékin. Durant ces conférences, les États membres étaient unanimes pour dire que les femmes sont de véritables leviers de performance économique et de croissance. Un autre rapport émanant du Fonds de développement des Nations Unies pour la femme ou UNIFEM a également fait état de l’impact sur l’implication de la gent féminine dans le développement, qui permet de réduire considérablement la pauvreté au sein des ménages.

Toutefois, sur le territoire africain, cette implication et la considération du rôle de la femme dans le développement économique est relativement faible. En effet, d’après les statistiques provenant du Fonds de recherche sur le climat de l’investissement et l’environnement des affaires, vers la fin des années 2010, voici les proportions de femmes entrepreneurs dans les pays africains étudiés :

  • 15 % au Maroc
  • 23 % en Égypte et Algérie
  • 37 % en Côte d’Ivoire
  • 39 % en Madagascar
  • 51 % au Cameroun

Discrimination due à une inégalité dans le cursus scolaire

Même si la gent féminine est toujours victime de discrimination de genre et d’inégalité, il est indéniable qu’elle est un véritable levier pour le changement. Par ailleurs, très touchées par les situations de pauvreté, il est nécessaire d’éradiquer ce phénomène. En effet, on ne pourra prétendre à un vrai développement et un réel progrès si les femmes font toujours l’objet d’une injustice et discrimination dans le monde des affaires. Bon sens économique oblige.

En outre, les femmes sont des actrices actives dans le domaine économique même si leurs actions sont méconnues dans nos pays. On peut les voir dans divers secteurs économiques et elles apportent une contribution non négligeable au PIB d’un pays. Cela, en œuvrant de manière active dans le secteur de l’agriculture, dans la promotion de la sécurité alimentaire et du droit de l’enfant ainsi que dans les actions contre la malnutrition et les actions sanitaires.

Sur le plan entrepreneurial, par contre, on ne voit les femmes que dans des activités informelles. Elles sont victimes du manque de financement pérenne dans leurs activités, ce qui engendre un réel frein et un blocage dans le développement de leurs entreprises. Il est donc nécessaire qu’il y ait des actions qui puissent permettre aux femmes d’avoir une plus grande indépendance sur le plan financier afin de leur permettre de se positionner comme de véritable levier pour le développement économique, en créant de la richesse pour leur pays et pour tout le continent africain. À cet égard, il est nécessaire de trouver des stratégies qui leur permettent de concilier les activités génératrices de revenus et leur rôle dans la vie familiale. Il est également essentiel de prévoir la mise en place d’un réseau de femmes entrepreneures qui sera une plateforme d’échange, de partage et de demande de conseil, dont le but est d’optimiser les activités entrepreneuriales de la gent féminine.

 

 

Un défi majeur, dans ce cas, pour le cas des femmes africaines, c’est l’accessibilité d’un système éducatif qui leur permet d’avoir un cursus formatif sûr et stable pouvant développer leurs compétences tout au long de leur vie active. Cela débute dès le plus jeune âge étant donné qu’en Afrique subsaharienne, le taux de scolarisation des filles est toujours en deçà de celui des garçons. Mais ce sont également les filles qui sont les principales victimes de l’arrêt prématuré de la scolarité sur le continent. Des actions doivent ainsi, être menées afin de sensibiliser les filles à aller à l’école et qu’elles y restent le plus longtemps possible afin d’acquérir les meilleurs savoirs pour une vie active riche.

Le financement à travers le microcrédit

L’accès au financement de leur projet fait aussi partie des plus gros soucis que les femmes rencontrent dans leur vie entrepreneuriale. C’est l’un des facteurs de blocage les plus pertinents quant au développement de leurs entreprises ou leurs initiatives pour créer un projet pérenne. Il est donc, important de créer des liens et des relations entre les femmes africaines porteurs de projets et les initiatives d’aide au financement comme l’IFC ou l’International finance corporation, et au niveau du Global Entrepreneurship Monitor. En effet, pour le développement de leurs projets, il est impératif que les femmes aient les actifs nécessaires pour optimiser la production. Le résultat, comme l’affirme la Banque Mondiale, serait très intéressant étant donné qu’il y aurait une augmentation de la productivité, de l’ordre de 10 à 30 %, si on pourvoit les mêmes actifs de production, aux femmes comme pour les hommes.

Comme exemple, on peut citer le FAFCI ou Fonds d’appui aux femmes de Côte d’Ivoire qui est une initiative de microcrédit, permettant aux femmes de bénéficier d’un microfinancement à crédit et dont le taux d’intérêt appliqué est réduit. Cette initiative compte aujourd’hui, plus de 110 000 bénéficiaires et permet aux femmes porteurs de projet de se faire aider par un financement sûr afin de créer une activité génératrice de revenus ou pour développer des activités déjà existantes et mûres.

Un engagement global est nécessaire pour réussir à passer le cap et mettre les femmes au-devant des stratégies de développement économique d’un pays. Tous doivent travailler en ce sens afin que la force et l’énergie qu’ont ces dernières paient et apportent un développement positif au continent, même si on sait que les femmes africaines sont encore victimes d’innombrables difficultés et d’inégalités.
Source: www.afriquetimes.com

LE PREMIER SALON « FEMME D’AFRIQUE » C’EST POUR AVRIL A ABIDJAN

mercredi, février 8th, 2017
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La première édition du Salon Femme d’Afrique se tiendra en avril à Abidjan. Le projet, présidé par Dominique Nouvian, a pour ambition de devenir une plate-forme de rencontre pour les femmes du continent et de donner plus de visibilité à leurs revendications.

« Mettre la femme au cœur du développement de l’Afrique »

Les préparatifs de la première édition du Salon Femme d’Afrique, présidé par Dominique Nouvian et organisé en partenariat avec le journal éponyme, ont été officiellement lancés le 17 janvier dernier. Consacré à la question de la place des femmes dans l’avenir de l’Afrique, en particulier d’un point de vue économique, l’évènement se tiendra du 6 ou 8 avril prochain à Abidjan. « On met la femme au cœur du développement de l’Afrique et de la Côte d’Ivoire » s’est exprimé le représentant du Maire de la région du Plateau lors de la journée de lancement, des nouvelles perspectives d’inclusion des femmes dans l’économie devrait permettre « une accession de la femme aux divers emplois ». Le projet se présente ainsi comme une nouvelle plate-forme d’échanges entre participants et visiteurs, avec notamment plusieurs opportunités d’investissements pour soutenir l’activité économique des femmes. Divers temps forts marqueront le salon : une exposition, une conférence thématique, plusieurs ateliers ainsi qu’un dîner de gala pour clore ces trois jours d’échange.

Créé en 1987, c’est la première fois que le magazine Femme d’Afrique prête son nom à un évènement. « Nous sommes partis de la mode, la beauté, pour aujourd’hui appréhender la femme dans toute sa globalité, celle participant au développement de sa société et donc du monde », explique la rédactrice en chef du magazine et écrivaine Flore Hazoumé.  « La femme n’est pas que belle, poursuit-elle. Je voulais que ce magazine nous ressemble. C’est le reflet de notre vie. Je voulais que les femmes de toutes les couches soient touchées ».

Le Fafci et Dominique Nouvian en soutien à l’indépendance financière des femmes

Engagée pour la promotion de l’indépendance financière des femmes africaines, c’est sans surprise que la Première Dame ivoirienne Dominique Nouvian a apporté son soutien à l’évènement. Le Fonds d’appui aux femmes de Côte d’Ivoire (Fafci), qu’elle a créé en 2012, a permis d’octroyer plus de 10 milliards de FCFA, sous formes de microcrédits qui financent une activité génératrice de revenus, à plus de 110 000 Ivoiriennes à ce jour.

Le Fafci offre enfin une réponse à des obstacles sociaux autrefois considérés comme insurmontable – comme l’impossibilité d’emprunter de l’argent. Des discriminations qui ont pour effet de maintenir les femmes dans l’économie domestique et informelle et de les empêcher de s’émanciper financièrement, qu’elles vivent en milieu rural ou urbain. Pour Helen Clark, directrice du PNUD, « dans de nombreux cas, les femmes ne peuvent pas posséder de terres ou hériter de terres, ce qui rend difficile pour elles d’emprunter de l’argent. Cela a pour conséquence qu’elles n’ont pas les moyens d’acheter les meilleures graines, les meilleurs engrais. » « Donc, au final, même si elles travaillent très dur, les femmes produisent moins ». Le modèle de prêts à taux réduit à 1 % du Fafci commence à faire des émules et à intéresser des pays voisins comme le Tchad, le Niger et le Congo.

Le directeur du groupe de presse Fraternité Matin, également associé au Salon Femme d’Afrique, résume la problématique centrale : « dans cette Afrique en pleine évolution, en plein essor, avec une croissance à deux chiffres et une classe moyenne possédant un pouvoir d’achat qui attire de prestigieuses enseignes occidentales et des multinationales de renommée ; dans cette Afrique au cœur de toutes les convoitises, une question s’impose à nous : avec quelle femme se construira l’Afrique nouvelle ? »

Source: www.metropolitaine.fr

 

KATE FOTSO: PARMI LES GROSSES FORTUNES D’AFRIQUE

samedi, janvier 21st, 2017
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Depuis quelques années, le Magazine Forbes Afrique, qui publie un classement annuel des plus grosses fortunes du continent, a révélé les nouveaux riches au Cameroun qui ont pour noms Paul Fokam Kammogne, Samuel Foyou, Colin Mukete, Jean Samuel Noutchoguoin, Sylvestre Ngouchinghe, Nana Bouba ou Baba Ahmadou Danpullo…

Au Cameroun, à l’époque ancienne, les hommes fortunés s’appelaient entre autres Sohaing André, Fotso Victor, Kadji defosso. Depuis quelques années, le Magazine Forbes Afrique, qui publie un classement annuel des plus grosses fortunes du continent, a révélé les nouveaux riches au Cameroun qui ont pour noms Paul Fokam Kammogne, Samuel Foyou, Colin Mukete, Jean Samuel Noutchoguoin, Sylvestre Ngouchinghe, Nana Bouba ou Baba Ahmadou Danpullo, présenté comme l’homme le plus riche en Afrique francophone au Sud du Sahara.

Mais, dans sa nouvelle édition déjà en kiosque, numéro 40 de Décembre 2016 à Janvier 2017, le célèbre magazine fait une nouvelle révélation: Madame Kate Kanyi Tometi Fotso, veuve d’André Fotso, l’ex président du Groupement inter-patronal du Cameroun (Gicam) décédé il y a quatre mois, est la femme la plus riche du Cameroun avec une fortune évaluée à 252 millions de dollars, soit environ 114 milliards de FCFA.

Classée 20e, cette richissime camerounaise entre dans l’histoire comme la première femme à figurer parmi les 30 plus grosses fortunes d’Afrique francophones au Sud du Sahara. Contrairement aux hommes qui ont amassé leur fortune dans la banque, les télécoms, l’immobilier, l’agro-insdustrie, l’unique femme dans le Top 30 est une exportatrice de Cacao, patron de l’entreprise de négoce Telcar Cocoa Ltd.

Au classement des plus grosses fortunes en Afrique, le leader a pour nom Aliko Dangote, de nationalité nigériane dont la richesse est estimée à 12, 9 milliards de dollards. Dans la sous-région d’Afrique francophones, c’est le camerounais Baba Danpullo, parton du groupe minotier Le Coq rouge qui fait aussi dans l’agro-industrie, est pour la deuxième année de suite, le plus riche avec 940 millions de dollars. Il est suivi de George Forrest, un belge né en République démocratique du Congo qui a une fortune de 800 millions de dollars et le banquier camerounais Paul Fokam Kammogne occupe la troisième marche du podium avec 690 millions de dollars.


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