Archive pour la catégorie ‘Opportunités d’affaires’

« N’attendez pas qu’on vous ouvre la porte »

jeudi, octobre 5th, 2017
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Lancement du club “Women in Africa” pour promouvoir et soutenir une nouvelle génération de femmes leaders en Afrique et encourager la croissance économique

 

La première assemblée annuelle a réuni 300 leaders internationaux à Marrakech pour marquer un engagement en faveur de la gouvernance des femmes.

 

A l’occasion de la Journée Internationale de la Femme, Aude de Thuin, serial entrepreneure, engagée pour la cause des femmes, avait annoncé le lancement du club Women in Africa (www.wia-club.com).

 

Le club WIA est le premier réseau international qui s’engage à promouvoir une nouvelle génération de femmes leaders en Afrique par l’empowerment, l’investissement et la mise en œuvre d’actions concrètes. WIA Club est soutenu par un board de leaders internationaux et par des Ambassadeurs en Afrique et dans le reste du monde.

 

Le club WIA a tenu sa première assemblée annuelle à Marrakech du 25 au 27 septembre 2017. Plus de 300 leaders – femmes et hommes – venus d’Afrique et du monde entier, et de tous secteurs, ont échangé sur le thème « Investir pour une meilleure gouvernance avec les femmes africaines ».

 

Durant trois jours se sont déroulé des conférences, master classes et ateliers de réflexion sur le leadership à travers le prisme de l’agriculture, l’éducation, l’énergie, l’entrepreneuriat, la finance, la santé, l’industrie, l’infrastructure, l’eau et le digital.

 

« Les femmes africaines produisent jusqu’à 65% des biens économiques du continent, mais elles ne représentent pourtant que 8,5% des emplois non agricoles. Le club WIA souhaite que les choses changent » précise Aude de Thuin, fondatrice et présidente du club WIA.

 

« En créant une plateforme pour rassembler leaders Africains et internationaux afin de travailler sur des feuilles de route sectorielles, nous posons les fondations pour la prochaine génération de leadership et de nouveaux modèles de croissance économique.»

Le club WIA constitue un groupe diversifié dont les membres sont à la fois issus du secteur public et du secteur privé. Il comprend notamment présidents, chefs d’Etat, présidents de société, cadres dirigeants, avocats, consultants et entrepreneurs. Les membres ont pour objectif commun de fournir des solutions concrètes aux enjeux de gouvernance et de développement grâce à l’empowerment économique des femmes africaines dans des secteurs variés.

 

A l’issue de l’assemblée annuelle à Marrakech, le club WIA et ses partenaires présenteront les résultats des feuilles de route par secteur, à la conférence « Back from Morroco » à Addis Ababa en Ethiopie, en Novembre 2017. Des rencontres plus intimistes du club WIA auront lieu tout au long de l’année pour impliquer les membres, discuter des progrès et encourager les interactions.

 

En plus des événements réguliers, le club WIA Philanthropy, organisme à but non lucratif, assurera la formation et le parrainage de femmes entrepreneures en Afrique pour les aider à développer leurs entreprises.

 

Le club WIA Philanthropy propose deux initiatives clés :

  • L’Entrepreneur Arena, qui présentera des entreprises exemplaires dirigées ou managées par des femmes africaines,
  • Les Change-maker Awards, qui identifieront et aideront à financer les initiatives les plus innovantes lancées par des femmes africaines.

Les deux initiatives seront supervisées par un jury constitué des membres du conseil d’administration du club WIA.

 

Ce qu’il faut retenir :

Efficacité et diversité. Les maîtres mots des laboratoires de réflexion, qui ont été les temps forts de la 1re édition du sommet annuel Women in Africa, qui vient de baisser le rideau à Marrakech. Destinés à définir des feuilles de route sectorielles précises, ces «labs» ont porté sur six sujets clés pour l’Afrique: l’agriculture, l’énergie, l’entrepreneuriat, la finance, la nutrition et l’eau. Ils étaient plus de 150 à unir leur force pour plusieurs centaines d’idées générées.

Sur cette profusion de propositions, 17 initiatives ont été sélectionnées et 6 ont été succinctement présentées en clôture du WIA. Une condition: qu’elles soient duplicables partout dans le monde. Les participants à ces groupes de travail ont d’ailleurs souligné la franchise des consultants, qui n’ont pas hésité à rejeter toute solution non réalisable.

Dans quelques mois, des événements baptisés «Back from Morocco» (une idée volée à Davos) seront organisés pour diffuser les résultats de ces travaux dans plusieurs pays du continent et du reste du monde. L’objectif étant d’élargir cette communauté de compétences et d’engager la mise en œuvre de ces recommandations, en précisant les indicateurs pour surveiller et évaluer leur réussite. En parallèle, WIA travaille en partenariat avec des institutions pour présenter des rapports trimestriels et des études sur le leadership des femmes en Afrique.

Le premier laboratoire consacré à l’énergie a opté pour 3 solutions dédiées au transport, à l’accès à l’électricité et à la cuisson. Cet accès à l’énergie étant l’une des clés de libération des femmes. Celui concernant la nutrition a pensé à des outils pour calculer l’impact de l’investissement dans la nutrition sur les budgets étatiques. Définir un investissement gagnant garanti qui pèse sur tous les axes du développement durable. Dans ce groupe de travail, tous ont déploré l’absence criante d’une prise de conscience des gouvernements sur ce sujet.

Pour l’eau, il a été question de mettre en place une plateforme digitale réunissant l’ensemble des acteurs en Afrique dans ce domaine, de créer un incubateur pour des femmes championnes sur la bonne gestion de cette ressource, ou encore de rédiger une charte pour les institutions afin qu’elles s’engagent à promouvoir les femmes dans cette gouvernance.

Quant au «lab» sur l’entrepreneuriat, les participants ont planché sur des modèles de financement dédiés aux femmes entrepreneures, mettant en avant celles qui ont réussi dans leur business et qui se sont engagées à soutenir d’autres femmes et leurs petits projets pour en faire des entreprises exportatrices dans le monde entier. Car se limiter à la microfinance et à un micro-business, dès lors que cela concerne les femmes, fait grincer des dents. Elles entendent clairement aller plus loin.

Plusieurs convictions ont été soulevées en ce dernier jour. La première étant qu’il ne faut pas attendre l’aide des gouvernements, mais se retrousser les manches pour une Afrique plus prospère. Enfin, pour elles toutes, la principale ressource du continent sont les femmes, et la principale opportunité des femmes sont les autres femmes. Se faire confiance, se soutenir pour arriver à un cercle vertueux émaillé de modèles, connus et reconnus bien au-delà des frontières africaines.

Appel à candidatures

Organisé par WIA en collaboration avec One2five advisory, un appel a été lancé aux dirigeantes africaines porteuses d’un projet d’investissement d’un montant supérieur ou égal à 5 millions d’euros, tant pour la création que le développement de sociétés existantes. Outre leur solidité commerciale, les projets sélectionnés devront démontrer leur mise en valeur de la femme africaine au niveau économique, social et managérial. Les lauréates bénéficieront d’une adhésion de droit au WIA Club, d’un accompagnement en 2018-2019 pour mener à bien leur projet, ainsi que d’autres prix et récompenses. Pour la fondatrice de l’événement, Aude de Thuin, «les femmes africaines ont réussi le pari de la microfinance. Il est temps à présent de soutenir des projets plus ambitieux et c’est le sens de notre initiative». Aux côtés de la banque d’affaires One2five advisory, des partenaires comme BNP Paribas, OCP, Roland Berger, GreenWish, ou Essec Business School.

 

À propos du club Women in Africa

Le club Women in Africa (WIA) est le premier réseau international qui s’engage à promouvoir la nouvelle génération de femmes leaders en Afrique par l’empowerment, l’investissement et la mise en œuvre d’actions concrètes. Les membres constituent un groupe diversifié de femmes et d’hommes, du secteur public et privé, dont des présidents, chefs d’Etat, présidents de société, cadres dirigeants, avocats, consultants et entrepreneurs. Le club WIA réunit ses membres tout au long de l’année pour concevoir des solutions concrètes aux enjeux de gouvernance et de développement grâce à l’empowerment des femmes dans tous les secteurs.

 

Pour plus d’information, consultez le site internet : www.wia-club.com ou contactez caroline@wia-initiative.com

 

Sources: leconomiste.com

 

MENINVESTINWOMEN CELEBRE LA FEMME A SA FACON

jeudi, mars 9th, 2017
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A l’occasion de la commémoration de la Journée internationale de la Femme, « MenInvestInWomen », mouvement de leaders africains, célèbre les femmes du continent.

 

Des leaders du secteur privé africain s’engagent à combattre les inégalités économiques qui freinent l’émergence de la femme africaine. Le mouvement rassemble un noyau dur de cinquante hommes d’affaires africains, leaders dans leurs secteurs respectifs, et engagés à mobiliser le Top 500 de leurs pairs pour accélérer l’émancipation économique des femmes du continent.

 

Dans un document de la Fondation Entreprenarium, rendu public, il est précisé que leur engagement constitue un puissant levier pour contribuer à la création d’un écosystème inédit pour booster le développement d’un réseau d’entreprises performantes dirigées par des femmes, parrainer l’accès à une formation de rang mondial adaptée aux besoins du marché, pour des jeunes femmes au parcours méritant mais en difficulté financière, mais aussi valoriser la place de la femme dans les économies nationales et la croissance du continent.
Au Sénégal, Baidy Agne, président du Conseil national du patronat (CNP, patronat sénégalais), donne le ton à ses pairs du secteur privé et s’engage comme « first mover » du Top 50 des acteurs économiques ciblés dans le pays.
Formation et fonds d’amorçage

Rappelons que le mouvement « MenInvestInWomen » a été créé à l’initiative de la Fondation Entreprenarium, et œuvre pour l’amélioration de l’égalité des genres dans les milieux d’affaires et académiques. Il veut générer 25 millions de $ d’engagements au profit des femmes, via une plate-forme d’investissements d’hommes d’affaires africains déterminés à soutenir les femmes du continent. Cette plate-forme fournira un appui financier pour la formation supérieure de jeunes filles talentueuses, ainsi que du capital de démarrage pour les projets entrepreneuriaux. Les investissements privilégieront les projets de femmes dans les secteurs stratégiques des pays ciblés aux avantages comparatifs significatifs. Le retour sur investissement (RSI) moyen annuel prévu : entre 8 et 10% sur un horizon de cinq ans.
Quelque 70% des fonds serviront à financer des projets entrepreneuriaux ainsi que le support technique et l’assistance aux start-up à fort potentiel appartenant à des femmes. 30% des sommes investies subventionneront la formation supérieure dédiée à la relève de jeunes filles talentueuses, futures leaders d’Afrique, qui ont besoin d’être outillées.

 

Quant à Entreprenarium, c’est une fondation panafricaine autofinancée et dédiée à la promotion de l’entrepreneuriat. Avec des bureaux à Libreville, Kigali et Dakar, la fondation s’appuie sur son centre de gestion partagé, des formations/ateliers, et offre une gamme complète de services-conseils sur mesure. Elle fournit aussi un financement et de l’assistance technique, en priorité aux femmes entrepreneures du Gabon, du Sénégal et du Rwanda.

 

A noter que depuis ses débuts, la Fondation a formé 1 360 jeunes aspirants entrepreneurs dans 10 secteurs spécifiques, a fait bénéficier 100 femmes de son programme phare «Booster les femmes résilientes», fourni des financements à 36 projets, reçu 144 candidats dans son programme d’incubation et offert des formations, des supports techniques et une assistance à plus de 50 entrepreneurs.

A ce jour, les investissements des start-up financées et soutenues techniquement par la Fondation Entreprenarium ont mené, en moyenne, à une multiplication du nombre d’employés par 4 et du chiffre d’affaires par 5.
Source: www.lesafriques.com

BUSINESS: LE MARCHE JUTEUX DE LA BEAUTE

jeudi, février 23rd, 2017
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Sur le continent africain, le marché des produits de beauté est en très forte progression. En effet, selon l’étude et les analyses effectuées par l’agence de conseil Roland Berger, ce marché pourrait passer la barre des 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Cette croissance permet aux analystes de classer la région Afrique comme un eldorado pour le secteur. De grands groupes internationaux s’intéressent ainsi à son potentiel de marché, mais on remarque également de plus en plus d’acteurs locaux qui se font un nom dans le secteur. Néanmoins, afin de parvenir à conquérir le cœur des clients et des consommateurs africains, il est impératif que ces entreprises détectent les réels besoins de ces derniers et qu’elles puissent y répondre convenablement. Un point qui peut constituer un véritable défi pour les industriels dans cet environnement très concurrentiel.

Un secteur à très forte potentialité

Actuellement, de nombreux indicateurs laissent penser que le marché de la beauté et des produits y afférents est en train d’évoluer en Afrique. En effet, le succès de chaque édition du salon annuel intitulé Foire Internationale des Cosmétiques ou Ficos, n’est pas à ignorer. Le Ficos est un évènement unique qui regroupe tous les acteurs dans le secteur de la beauté, allant des industriels jusqu’aux revendeurs. Chaque édition connait ainsi, un véritable engouement de la part des consommateurs, mais aussi, des professionnels dans le métier. On notera l’édition de septembre 2016 « Black Beauty Fair » qui s’était déroulée à Abidjan et qui a permis de confirmer cette croissance du secteur de la beauté sur le continent. Par ailleurs, l’intérêt des industriels pour cette opportunité a été tel qu’on percevait à travers leurs stratégies, une forte agressivité synonyme de volonté de gagner une grosse part de marché en Afrique.

Côté consommateur et cible principale, leurs engouements reflétaient un dynamisme plus que satisfaisant pour les organisateurs. L’intérêt de ces derniers se fait également remarquer à travers l’utilisation de l’outil internet qui leur permet de s’informer grâce à des sites et des blogs spécialisés dans le domaine de la beauté. On prendra comme exemple, la page Facebook de Fatou N’diaye et ses 100 000 fans qui constituent une véritable communauté, dont le principal intérêt est la beauté.

Une concurrence rude entre les grands groupes multinationaux

50 % de part de marché. C’est le taux enregistré par les seuls pays comme l’Afrique du Sud et le Nigéria sur le territoire africain. En effet, les 3 grands groupes internationaux qui œuvrent dans le secteur du cosmétique et de l’hygiène passent surtout par ces pays pour asseoir leurs notoriétés sur le continent. Dans cette liste, on retrouve la multinational L’Oréal qui dispose d’une usine fabriquant des produits pour les cheveux et pour la peau, située à Midrand en Afrique du Sud. Cette firme qui vient d’investir 10 000 000 d’euros dans sa filiale afin de développer ses produits pour les consommateurs africains. La marque française dispose aussi d’une filiale qui se consacre principalement à la recherche à Johannesburg. Une filiale qui pourrait lui permettre de prendre la première place des acteurs de la beauté sur le territoire africain. À savoir que L’Oréal est actuellement à la deuxième place derrière Unilever.

L’autre grand groupe qui gagne du terrain sur le continent est la maison Procter & Gamble. Cette dernière qui a profité de l’absence de L’Oréal dans le sillage du secteur de la beauté en Afrique, l’année 2011, pour pénétrer le marché et installer des filiales au Kenya et au Nigéria. Le positionnement de ces deux filiales sert également à Procter & Gamble pour cibler la clientèle ougandaise, tanzanienne, burundaise, rwandaise et kényane.

Un quatrième acteur qui est très influant sur le marché de la beauté en Afrique est l’indien Godrej Consumer Products. Ce géant du cosmétique qui a investi plus d’une centaine de millions d’euros sur le continent et qui fait des chiffres d’affaires importants en Afrique. En effet, en ce moment, les clients africains lui apportent 11 % de son chiffre d’affaires mondial.

Bref, la concurrence est rude entre ces grands groupes et permet aux femmes africaines, surtout, de trouver des produits qui vont à leur teint. Ce sont en effet, ces dernières qui sont les principales cibles des industriels et à travers lesquelles, ils ont développés des marques et des catalogues spécifiques comme Motion chez L’Oréal ou encore Dark & Lovely chez Procter & Gamble.

Le rôle incontournable des marques locales

Malgré la présence très remarquée des multinationales du secteur de la beauté sur le continent africain, les industriels locaux font également parler leurs connaissances et leurs compétences. En effet, ce sont des acteurs qui peuvent répondre plus rapidement aux besoins de la clientèle africaine et qui connaissent l’environnement du secteur. On remarque ainsi, le développement des firmes comme la Camerounaise, Biopharma, qui est en train de se frayer un chemin prolifique sur les pays limitrophes de la Cameroun. Il y a aussi, Make Up qui a conçu et commercialisé sa gamme Suzie Beauty avec l’entreprise Kényane Suzye Wokabi. Cette gamme de produits qui connait un énorme succès sur le continent. Back Up est aussi une référence en la matière avec ses consommateurs présents dans 23 pays africains et son chiffre d’affaires en progression de 30 % par an. Et enfin, Madlyn Cazalys, une firme du géant camerounais Cristian Ngan, qui est tout simplement le leader du marché bio sur le territoire Afrique subsaharien.

En somme, toutes les filières traitées dans l’industrie de la beauté sont en pleine croissance actuellement en Afrique. Que ce soit les produits cosmétiques pour femmes ou pour hommes, les produits anti-âge et les compléments alimentaires, etc. tout le segment affiche une progression exponentielle. Néanmoins, on constatera que la plupart des ventes des produits de beauté en Afrique se font au niveau des détaillants et des commerçants de proximité. Une pratique commerciale qui pourrait être surpassée avec la mise en place d’une chaîne de distribution plus professionnelle pouvant asseoir un meilleur succès pour les industriels.

On remarque également que malgré la croissance, le secteur de la beauté reste un petit marché. En effet, avec les tarifs affichés et la croissance de la population à revenu moyen sur le continent, le prix demeure inaccessible pour beaucoup de clients potentiels. Bref, pour pallier à ses divers obstacles, les industriels doivent résoudre les contraintes logistiques et commerciales.
Source: afriquetimes.com

LE PREMIER SALON « FEMME D’AFRIQUE » C’EST POUR AVRIL A ABIDJAN

mercredi, février 8th, 2017
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La première édition du Salon Femme d’Afrique se tiendra en avril à Abidjan. Le projet, présidé par Dominique Nouvian, a pour ambition de devenir une plate-forme de rencontre pour les femmes du continent et de donner plus de visibilité à leurs revendications.

« Mettre la femme au cœur du développement de l’Afrique »

Les préparatifs de la première édition du Salon Femme d’Afrique, présidé par Dominique Nouvian et organisé en partenariat avec le journal éponyme, ont été officiellement lancés le 17 janvier dernier. Consacré à la question de la place des femmes dans l’avenir de l’Afrique, en particulier d’un point de vue économique, l’évènement se tiendra du 6 ou 8 avril prochain à Abidjan. « On met la femme au cœur du développement de l’Afrique et de la Côte d’Ivoire » s’est exprimé le représentant du Maire de la région du Plateau lors de la journée de lancement, des nouvelles perspectives d’inclusion des femmes dans l’économie devrait permettre « une accession de la femme aux divers emplois ». Le projet se présente ainsi comme une nouvelle plate-forme d’échanges entre participants et visiteurs, avec notamment plusieurs opportunités d’investissements pour soutenir l’activité économique des femmes. Divers temps forts marqueront le salon : une exposition, une conférence thématique, plusieurs ateliers ainsi qu’un dîner de gala pour clore ces trois jours d’échange.

Créé en 1987, c’est la première fois que le magazine Femme d’Afrique prête son nom à un évènement. « Nous sommes partis de la mode, la beauté, pour aujourd’hui appréhender la femme dans toute sa globalité, celle participant au développement de sa société et donc du monde », explique la rédactrice en chef du magazine et écrivaine Flore Hazoumé.  « La femme n’est pas que belle, poursuit-elle. Je voulais que ce magazine nous ressemble. C’est le reflet de notre vie. Je voulais que les femmes de toutes les couches soient touchées ».

Le Fafci et Dominique Nouvian en soutien à l’indépendance financière des femmes

Engagée pour la promotion de l’indépendance financière des femmes africaines, c’est sans surprise que la Première Dame ivoirienne Dominique Nouvian a apporté son soutien à l’évènement. Le Fonds d’appui aux femmes de Côte d’Ivoire (Fafci), qu’elle a créé en 2012, a permis d’octroyer plus de 10 milliards de FCFA, sous formes de microcrédits qui financent une activité génératrice de revenus, à plus de 110 000 Ivoiriennes à ce jour.

Le Fafci offre enfin une réponse à des obstacles sociaux autrefois considérés comme insurmontable – comme l’impossibilité d’emprunter de l’argent. Des discriminations qui ont pour effet de maintenir les femmes dans l’économie domestique et informelle et de les empêcher de s’émanciper financièrement, qu’elles vivent en milieu rural ou urbain. Pour Helen Clark, directrice du PNUD, « dans de nombreux cas, les femmes ne peuvent pas posséder de terres ou hériter de terres, ce qui rend difficile pour elles d’emprunter de l’argent. Cela a pour conséquence qu’elles n’ont pas les moyens d’acheter les meilleures graines, les meilleurs engrais. » « Donc, au final, même si elles travaillent très dur, les femmes produisent moins ». Le modèle de prêts à taux réduit à 1 % du Fafci commence à faire des émules et à intéresser des pays voisins comme le Tchad, le Niger et le Congo.

Le directeur du groupe de presse Fraternité Matin, également associé au Salon Femme d’Afrique, résume la problématique centrale : « dans cette Afrique en pleine évolution, en plein essor, avec une croissance à deux chiffres et une classe moyenne possédant un pouvoir d’achat qui attire de prestigieuses enseignes occidentales et des multinationales de renommée ; dans cette Afrique au cœur de toutes les convoitises, une question s’impose à nous : avec quelle femme se construira l’Afrique nouvelle ? »

Source: www.metropolitaine.fr

 


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