Archive pour la catégorie ‘Musique’

LES AMAZONES D’AFRIQUE EN CONCERT CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES

mardi, mars 14th, 2017
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Maliennes, Béninoise, Nigériane, Gabonaise pas moins de huit chanteuses et non des moindres se sont données la voix sur un premier opus République Amazone. Une prise de pouvoir destinée à sensibiliser le monde dans le combat pour les femmes et contre les barbaries dont elles sont victimes.

Huit divas d’Afrique de l’ouest réunies dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Tel est l’objectif des Amazones d’Afrique, collectif féminin qui vient de signer un premier album intitulé République Amazone.

Kandia Kouyaté, Mamani Keita, Rokia Koné, Angélique Kidjo, Nneka, Mariam Koné, Mouneissa Tandina, Pamela Badjogo, toutes ces chanteuses font partie des voix les plus acclamées du continent.

Parmi les titres-phares I Play The Kora est l’illustration de la cause défendue par ces grandes dames. A l’unisson, elles proclament : «nous devons nous soulever et combattre l’injustice, car nous sommes tous égaux ». Pour Valérie Malot, à l’origine de ce projet, et responsable de 3D Family, «cette chanson est avant tout une lettre d’amour aux hommes» et d’ajouter «ce morceau a été le ciment pour les Amazones qui viennent d’univers distincts et chantent pour différents publics et différentes générations.  Toutes sont devenues des ambassadrices de cette noble cause». Tous les bénéfices de la vente de ce single sont reversés à la Fondation Panzi du Docteur Mukwege à Bukavu (RDC), qui a apporté son assistance à plus de 80.000 femmes, dont 50.000 ont été victimes de violences sexuelles. «Nous voulons que le monde entier soit à l’écoute. Nous sommes écœurées de voir les femmes souffrir de la violence. Dans le cercle familial, dans les zones de conflits, nous voulons que ces pratiques cessent. Nous sommes unies pour aider les femmes à aller de l’avant», précise  Mariam Doumbia. A cette occasion une campagne de financement participatif a été lancée sur les réseaux sociaux.

De son côté Mamani Keita rappelle tristement que «le viol est utilisé comme arme de guerre dans certaines zones de conflits. Résultat: les hommes détruisent les femmes»

I play the kora est aussi un titre métaphorique puisque jouer de la kora, cette harpe de l’Afrique de l’ouest, est resté longtemps un privilège réservé aux hommes. Griottes de l’Empire mandingue, non griottes, guerrière du Dahomey (ancien royaume appelé aujourd’hui Bénin), ces Amazones sont menées de mains de maitre par Liam Farrell. Célèbre producteur franco-irlandais, il a d’abord «électronisé» les sonorités de la rumba kinoise du Mbongwana Star, d’anciens dissidents de Staff Benda Bilili. Avec cette expérience et sa manière non académique d’enregistrer, Liam a su «distorsionner» la bande son de cet album et créer une esthétique improbable: blues mandingue, funk, bribes de dub, rythmes électro. Connue pour avoir initié la chanson Africa Stop Ebola en 2014 afin de sensibiliser les populations locales aux risques de propagation du virus, Valérie Malot est une femme de passion qui aime les défis: «j’ai monté ce projet sans maison de disque. Car aujourd’hui si vous attendez un label vous ne faites rien». Après avoir tourné à l’international durant un peu moins d’un an, Les Amazones d’Afrique ont été signées par Real World. Une fois passé leur concert à guichets fermés sur la scène de la philharmonie de Paris, Les Amazones d’Afrique vont sillonner l’Europe. De la Finlande à la France en passant par la Pologne et la Suisse, elles risquent de subjuguer le public avec leur hymne hors du temps et hors des genres.

Source: www.rfi.fr

KOFFI OLOMIDE: AMBASSADEUR DES DROITS DES FEMMES

samedi, janvier 21st, 2017
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C’est une nouvelle qui a surpris plus d’un. Une surprise liée à son dernier scandale dans lequel il avait été impliqué pour violences exercées sur l’une de ses danseuses.

L’artiste Koffi Olomidé a été nommé par l’Union Africaine (UA), il y a quelques temps comme « Ambassadeur de la Femme Africaine ». L’information est de nos confrères cameroon online. Selon cette nomination, le quadra-Koraman est chargé de promouvoir l’égalité homme-femme, le respect et la non-violence envers les femmes.

 

Si le choix porté sur Koffi Olomidé parait surprenant, il s’agit d’une occasion en or offerte par l’Union Africaine de redorer image de l’artiste auprès de la gente féminine. Car son coup de pied porté sur l’une de ses danseuses a choqué  le monde entier.

Rappelons que Koffi Olomidé avait été arrêté à son hôtel à Nairobi par la police nationale, sur ordre du Procureur de la République, pour avoir agressé sa danseuse au Kenya. Le roi du N’dombolo, le Mopao quadro-Koraman, déjà interdit de séjour dans l’espace Schengen a dû annuler une série de concert depuis , tant son image a été écornée.

Dans une vidéo qui selon des sources a été prise à l’aéroport de Nairobi, au Kenya au moment des faits, le 13ème apôtre s’en est pris violemment  à l’une de ses danseuses en public. Alors qu’il venait d’accorder une interview à un journaliste, l’artiste qui rejoignait son staff était encore sous les projecteurs de la camera lorsqu’il a violemment asséné un coup à l’une de ses danseuses.

Koffi Olomidé était quelques jours auparavant à Libreville, où l’équipe d’African Ladies a pu s’entretenir avec la star.

Voici le résumé de l’entretien :

Il ne veut pas qu’on se souvienne de son nom de naissance car il n’a qu’un seul nom  désormais, son nom d’artiste, Koffi OLOMIDE. Né un 13 juillet 1959 à Kisangani en République Démocratique du Congo.

Auteur compositeur, interprète, producteur, il est aussi le fondateur et le Président du célèbre orchestre Quartier Latin International qui a révélé plusieurs artistes réputés  tels que Fally Ipupa, Ferre Gola pour ne citer que ceux-là.

Coucou, Civilisé, Papa Bonheur, Papa Plus, Noblesse Oblige, Salopette, sont parmi les centaines de chansons qui ont bercé les millions de « koffiphiles » dans le monde entier jusqu’aujourd’hui encore avec son dernier opus,  Selfie qui fait le buzz,  sorti de son dernier album 13e apôtre.

 

AL : Le 13 octobre 2015 à Kinshasa vous avez lancé les activités du label Koffi Central, un concept que vous avez mis sur pieds afin de produire, accompagner et encadrer les jeunes musiciens pour la pérennisation de la musique congolaise qui a tendance à s’essouffler avec la rude concurrence des nigerians, ivoiriens, togolais ou angolais. Ce label Koffi Central a lancé entre autres, l’artiste Fabregas, dit le Métis Noir, avec son célèbre titre « Mascara ». La relève est-elle assurée ?

KO : D’une certaine façon oui. Mais les artistes comme Pierre Claver Akendegue, Tabu Ley Rochereau, Pepe Kalle, Papa Wemba qui va les remplacer ? Ce sont des pièces uniques si j’ose dire. Les jeunes chanteurs viennent et font ce qu’ils font à leur façon. On ne peut pas dire  que celui-ci remplace celui la et celui la remplace celui-ci. Chaque être est unique et surtout les artistes. Dieu n’en fait pas deux. Madilu depuis qu’il est parti qui l’a remplacé ? Papa Wemba qui va le remplacer ? Eboa Lotin ? Je vais oublier des noms. Michael Jackson, James Brown ? qui va les remplacer ? C’est le même problème aux Etats Unis. Et il faut noter surtout que la musique change beaucoup. Le concept de musique n’est plus le même qu’il y a quarante et cinquante ans. Le rap, le slam, la musique qui fait des vagues chez les jeunes aujourd’hui ce n’est plus du tout la même chose.

A l’époque de nos parents, il n’y avait pas internet, ni whatsapp, on achetait pas les titres sur iTunes . Les artistes actuels sont différents et fonctionnent différemment. Il y a des gens dont on ne voit pas les affiches dans la rue mais qui remplissent des salles de spectacle. On peut parler de relève oui mais d’une certaine façon. Les jeunes artistes ne veulent d’ailleurs pas remplacer les plus anciens, ils veulent être eux-mêmes. Il faut simplement accepter que le temps passe, la vie évolue.

 

AL : Ce même 13 octobre 2015, était la date de la sortie de l’album « 13e apôtre ». Il comporte 36 titres en quatre coffrets avec des noms très évocateurs comme Selfie, Manioko Frites, Bling Bling, Cobetox, Symposium, Envoûtement. Vous annoncez celui-ci comme le dernier de votre carrière. Avez-vous pensé aux millions de femmes dont vous avez brisé le cœur en les privant si brutalement de vos compositions ?

KO : Oui mon dernier album mais de chanson inédites. Cela veut dire que je peux faire des reprises, des remix, je peux faire des featurings, des singles. J’ai pas dit que je vais arrêter ma carrière. D’ailleurs en République Démocratique du Congo, je suis parmi les artistes les plus sollicités en ce moment. Je continue ma carrière de manière différente. Je ne ferai plus d’album de chansons inédites pour moi. Je peux en faire pour d’autres personnes, pour les artistes de Koffi Central, pour Cindy le Cœur, pour le Quartier Latin. D’ailleurs l’album qui va succeder à 13e apôtre, c’est un album du Quartier Latin International.

 

AL : La République Démocratique du Congo, et hélas trop de pays en Afrique est  le théâtre de nombreux conflits multiformes dont les femmes sont souvent les victimes à travers les viols et les séquestrations, utilisées comme des armes de guerre. Que pourriez-vous dire aux auteurs de ces crimes et aux leaders qui donnent l’impression de ne pas en faire assez pour éradiquer ce drame ?

K.O : Évidemment tout cela est condamnable au plus haut degré. Personne ne peut approuver les viols, les agressions sexuelles et les méchancetés commises en République Démocratique du Congo ou ailleurs. Cela est tout à fait inadmissible. Il faut que ça s’arrête.

 

AL : Vous êtes un artiste engagé, d’ailleurs vous vous êtes opposé au changement de la constitution dans votre propre pays, la République Démocratique du Congo, à travers votre titre « Ne touche pas à ma constitution ». En effet, la constitution dans de nombreux pays africains est manipulée et transformée selon les besoins des dirigeants, malgré les nombreuses mises en garde de plusieurs leaders comme Barrack OBAMA . Pensez-vous que le leadership féminin puisse faire la différence ?

KO : Tout d’abord, je n’ai pas de chanson intitulée « Ne touche pas à ma constitution ». C’est faux et archi faux. Cela relève de la manipulation. J’ai fait une chanson qui s’appelle « Congo mon amour », voici la vérité. Dans cette chanson, j’invite les personnes qui disent aimer la République Démocratique du Congo à respecter les institutions, je m’adresse au Président de la République, au Parlement, au peuple, voici ce que je dis dans la chanson. Mais les opposants au régime actuel se sont focalisés sur le seul aspect de la constitution. Je ne l’appellerai pas chanson engagée, mais plutôt patriotique. Je peux faire une chanson engagée mais ce n’est pas le cas de celle-ci. J’aime bien la vérité, et je souhaite ici puisque vous m’en donner l’occasion restituer la vérité sur ce titre, « Congo mon Amour ». Ce n’est pas du tout une chanson politique, je parle de beaucoup d’autres choses. Par exemple,  je m’adresse aux collaborateurs des leaders en leur disant de ne pas conseiller les chefs uniquement selon leurs intérêts mais dans l’intérêt du peuple. Cela n’a rien à voir avec le fait d’être opposant ou du pouvoir, mais il s’agit là de ma responsabilité en tant que patriote.

 

Maintenant, concernant le leadership féminin, oui, j’ai confiance en la femme pour de multiples raisons. La femme, c’est le beau côté de la vie, le côté apaisé de la vie. Même si la femme est capable de beaucoup de choses aussi. Vous remarquerez que dans les corps habillés partout dans le monde, il y a toujours plus d’hommes que de femmes. L’équivalent féminin de Ben Laden n’existe pas. J’ai plus confiance aux femmes. Je vote sans hésiter pour le femme et cela depuis toujours. D’ailleurs dans mon registre de chanteur, on a toujours dit que mon public était plus féminin. Ceux qui nous font croire que dieu est un homme ont tort, ya t il des preuves ? dieu pourrait être une femme.

 

AL : Dans plusieurs de vos chansons, notamment SOS, Etoile d’Etat, et j’en passe, vous chantez des femmes. La femme demeure-t-elle une source d’inspiration pour vous ?

KO : Oui. Il n’y a pas meilleure source d’inspiration que la femme à part l’amour de ses enfants, l’amour de son pays. Les grands chanteurs qui ont marqué l’esprit des gens sont ceux qui ont chanté la femme, à l’instar de Julio Iglesias, Charles Aznavour, James  Brown. La femme est et demeure la source d’inspiration numéro 1.

 

AL : Quelles sont les femmes africaines leaders qui vous ont marqué et qui représentent selon vous un modèle à suivre pour les autres femmes ?

KO : Bien entendu, je peux citer la Présidente du Liberia, Helen Johnson Sirleaf, dans un autre domaine, je voterai pour  Cindy le Cœur, je trouve que dans son domaine, elle fait bien ce qu’elle a à faire. Elle n’est pas la seule, il y en a plusieurs, je les connais pas toutes. Je peux citer aussi Mme Christine Lagarde, présidente du FMI. Vous pouvez peut être m’aider en me donnant quelques noms ?

AL : Que direz vous de Mme NKOSAZANA DLAMINI ZUMA, Présidente de l’Union Africaine ?

KO : Déjà l’Union Africaine, moi je n’y crois pas. L’Union qui n’est pas capable de faire depuis tout ce temps une vraie union. Voilà,  il y a le referendum pour savoir si oui ou non la Grande Bretagne va continuer à rester dans l’Union Européenne et cela crée un vrai choc chez tous les européens. Nous en Afrique, il n’y pas d’union. Moi, citoyen congolais pour aller au Togo, j’ai besoin d’un visa, de même pour aller en Afrique du Sud, au Maroc et j’en passe et vice versa ainsi que dans tous les sens. Il faudrait que l’Union Africaine porte vraiment son nom. Au jour d’aujourd’hui c’est une union de façade pour servir les politiciens, les gens qui nous gouvernent. Il n’y a toujours pas de route, il y a toujours que des barrières. Regardez, il m’est aussi difficile d’aller au Lesotho qu’un danois, d’avoir les mêmes difficultés pourquoi ? On a pas de monnaie commune, il n’y a rien qui fait que nous soyons une vraie union. C’est une parenthèse que j’ouvre mais qui me tient toujours à cœur. Il faudrait que l’Union Africaine soit capable de faire de l’Afrique la maison de nous ses enfants. Il faut par ailleurs que le mot africain ait un sens. Vous savez par exemple quand je vais aux Etats Unis et que je donne mon nom Koffi, on me demande si je suis africain. Pourtant quand je rencontre un ivoirien, il me demande d’où me vient mon nom Koffi. Cela révèle donc que le mot africain n’a pas de sens. Koffi est un prénom usité au Togo, au Bénin, au Nigéria, au Ghana. Mais quand moi en tant que congolais je m’appelle Koffi, cela pose un problème aux togolais, aux ivoiriens parce que culturellement ce n’est pas un nom congolais. Alors qu’il y a des ivoiriens qui se prénomment Johnson, des togolais qui portent le nom Jackson des noms d’origine américaines et personne ne se demande d’où viennent leurs noms. Donc le mot africain n’a pas encore vraiment son sens. Et voilà le travail de l’Union Africaine. Quand un congolais ou un gabonais va s’appeler Diallo, cela va étonner les sénégalais, mais pourquoi ? Le sénégalais se demandera si vous avez des parents sénégalais. Il  faut qu’on arrive à se dire, c’est un prénom africain et je le porte de la même manière qu’il ya des africains qui se prénomment Jean Marie comme Lepen et cela ne choque pas.

 

AL : Derrière chaque grand homme se cache une femme dit-on, qui se cache donc derrière le Grand Mopao.

KO : Moi j’ai ma famille, mes enfants. Ma vie privée, je préfère la garder privée. Ceux qui savent savent, ceux qui ignorent ignorent. Ma vie privée reste privée, c’est mon jardin secret, c’est ma pépinière. J’appelle cela ma plus belle perfomance, mon foyer ma famille.

 

AL : Vous êtes un poète et un penseur de l’amour et de la liberté, vous dites dans une de vos chansons, une citation qui a marqué plusieurs générations de femmes « l’amour n’existe pas, il n’existe que des preuves d’amour ». Vos chansons sont une source de motivation et d’encouragement pour les femmes qui vous écoutent pour affronter leur quotidien et relever les défis qui se dressent devant elles. Quel est votre message à l’endroit de vos fans qui ne comprennent pas toujours les subtilités du lingala, langue que vous utilisez dans vos chansons.

KO : Difficile pour moi de transcrire ici mes 300 chansons, vous comprenez. Et de plus, cela me plairait que les personnes qui m’écoutent se donnent la peine de comprendre mes chansons. Personne n’ira vers Rihanna par exemple lui demander ce qu’elle a voulu dire dans un de ses tubes. C’est ça aussi la poésie, je prends ça à ma façon.  Les auteurs que j’ai aimé, Verlaine, Lamartine, Leopold Sendar Senghor, je me suis débrouillé, je me suis imprégné de leurs œuvres et j’ai cherché à les comprendre à ma façon. C’est même respecter l’artiste, le créateur en procédant ainsi.

AL : Quand vous dites « l’amour n’existe pas, il n’existe que des preuves d’amour », que voulez vous dire ?

KO : Si votre mari vous laisse à pieds, même si vous l’aimez à la folie, qu’allez-vous faire ? S’il ne vous donne pas d’argent de poche ? Et si vous ne lui faites pas d’enfants ? Si vous ne le caressez pas, si vous n’êtes pas attentive à ses besoins ? C’est ainsi qu’on repère quelqu’un qui aime quelqu’un. Si une femme ne me dit jamais, « ta chemise là ne te va plus, elle est pas bien repassée, ne rentre pas trop tard ». Cela ne va pas, il y a un problème. C’est que j’importe peu pour elle. Voici les preuves d’amour, il n’y a pas que l’argent et les voitures. Encore qu’offrir une Rolls Royce à une femme, c’est aussi une preuve d’amour, surtout si c’est pas à la demande de la femme.

 

Le Grand Mopao et la directrice de publication d’African Ladies Magazine

 

 

 

 

 

JOSEY : La voix en or des femmes africaines

vendredi, octobre 28th, 2016
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La chanteuse Josey est la valeur sûre féminine du moment de la musique ivoirienne. Elle marche sur les pas d’Aïcha KONE, Monique SEKA pour ne citer que celles la.

Dominée depuis quelques années par les hommes, elle vient leur ravir la vedette doublement à cause de son succès musical qui va largement au-delà des frontières ivoiriennes mais aussi à cause de son style qui impose le respect grâce à la recherche systématique de textes et du sens dans ses chansons.

Josey a des choses à dire en tant que femme et elle l’assume. Les femmes se reconnaissent par millions dans les paroles de ses tubes notamment avec son premier succès « On fait rien avec ça » sorti en 2014. Dans ce tube qui a fait le tour des radios et des discothèques dans le monde, elle s’en prend aux hommes qui dépendent financièrement de leurs compagnes.

En 2015, elle sort le fameux « Diplôme », le tube planétaire, où elle fustige le comportement des hommes qui prolongent ad vitam aeternam le concubinage sans se soucier du bien-être et de la sécurité de leurs concubines.
Cette identification de millions de femmes explique certainement le succès de la nouvelle star en qui les femmes voient une ambassadrice. Ce nouvel hymne des femmes africaines embrase tout le continent depuis des mois et continue de culminer au top des charts.

Cette année 2016, fidèle à son rôle de défenseuse de la femme, elle revient avec un nouveau single « You Galoh » qui signifie enfantement en langue godié (dialecte ivoirien). En effet, nombreuses sont les femmes qui connaissent des problèmes de fécondité et font l’objet de railleries dans leur entourage. Dans ce nouveau son, l’artiste leur apporte un soutien de taille et leur rappelle que Dieu ne les oublie pas.

On t’aime Josey, succès et longue vie à toi pour ce que tu fais pour toutes les femmes.


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