Archive pour la catégorie ‘Sport’

LES TUNISIENNES QUI JOUENT AU RUGBY

samedi, mars 11th, 2017
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A chacun de leur déplacement c’est tout un symbole. Crampons, queue de cheval et protège-dents, ces filles font partie de l’équipe féminine de rugby tunisienne.

Elles évoluent dans une équipe à VII, c’est le 8 Mars 2002 que s’est formée la première équipe féminine de rugby en Tunisie, et depuis, elles ont prouvé leur place dans ce sport si masculin.

Cette sélection féminine est la seule du monde arabe, pourtant les débuts étaient difficiles pour certaines originaires de régions conservatrices.

Pas d’endroit destinés aux femmes pour s’entrainer ou encore les remarques sexistes de la part des hommes face à ce sport de contact, la rage au ventre, c’est ce qui à poussé Wafa Bouroul, 1m75 en tant que pilier droit à continuer dans cette discipline qu’elle voit depuis comme une famille.

« Le Rugby est un sport magnifique qui nous apprend l’esprit de groupe, la solidarité, la joie », indique Wafa Bouroul.

Même si elles n’ont pas gagné leur ticket pour les Jeux Olympiques de 2016, ces jeunes femmes figurent parmi les 3 meilleures équipes féminines d’Afrique.

Leur souhait est aujourd’hui de devenir la meilleure équipe du continent et pourquoi pas la coupe du monde 2018 à San Francisco.

J’ai eu beaucoup de difficultés notamment dans les transports pour aller m’entrainer, mais j’ai continué et je réalise maintenant un de mes rêves. Je participe avec l’équipe nationale dans des matchs locaux et internationaux contre l’Afrique du Sud, le Kenya, Hong-Kong etc.Henda Aiechi, Joueuse de rugby, originaire de la ville de Kairouan

Cet après-midi les filles s’entrainent avec les garçons, pas de différence, plaquages et immobilisations, les coups sont violents et l’adrénaline à son maximum.

Pour Chaker un des rugbyman, ce ne sont pas des filles c’est avant tout des sportives qu’il voit évoluer depuis le tout début de l’aventure.

 

 « Au début tout le monde se posait des questions, on se demandait si ce n’était pas trop agressif pour des femmes, si elles pouvaient jouer. On a commencé à créer des équipes, les minimes, les cadettes, les séniors, et maintenant les filles jouent dans les quatre coins du pays : au sahel, à jamal, à béja, kairouan, on a un bon noyau pour réussir dans le futurFrancis Crespo » , Manager général de l’équipe tunisienne de rugby.

Source: www.bbc.com

LYDIA NSEKERA, LA DAME DE FER DU FOOTBALL MONDIAL

mardi, février 7th, 2017
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Qui a dit que le football était un univers mysogine où les femmes n’avaient pas droit de cité ? Revoyez vos préjugés, cela n’est pas vrai.  Le parcours exceptionnel de Lydia NSEKERA, est la preuve vivante du contraire. Footeuse sans être footballeuse,  la burundaise a franchi les échelons du football local avant d’être sur le toit du monde en devenant présidente de la fédération burundaise de football, la première femme élue au comité exécutif de la FIFA et membre du Comité International Olympique. En marge des festivités de la CAN à Libreville, nous l’avons rencontré. Voici son histoire.

Lydia naît dans une famille royale au Burundi où le père était président de club de football. Elle côtoie très tôt les joueurs et va régulièrement au stade suivre les matchs. Tout se passe très bien jusqu’au jour fatidique où son père est emprisonné. Depuis son lieu d’incarcération, il lui adresse une lettre, où il lui demande de prendre soin du  reste de la famille en tant qu’aînée. Elle n’a alors que onze ans.  Le football devient ainsi un moyen de garder le lien avec ce père absent, même si elle ne le pratique jamais. Elle a plutôt joué au basket au collège. Depuis ce temps, elle ne rate jamais un match de football, particulièrement les matchs de la coupe du monde. Elle aime particulièrement l’équipe d’Allemagne.

Sa carrière dans le football démarre de manière inattendue. Tout part de son époux, las d’entendre sa femme parler de football et crier pendant les matchs. « Un soir en l’an 2000,  mon mari est rentré en me disant qu’il avait trouvé un endroit où je pouvais aller exprimer ma passion du football ».

Lydia se rend donc à la fédération de football pour la première fois. Ses premiers contacts sont assez surprenants.

« On parlait swahili, langue que je ne parlais pas et aussi des fétiches ». Après quelques hésitations, elle finit par accepter la proposition de la fédération d’organiser le football féminin.

« La droiture, le courage, l’honnêteté ont fait la différence »

« Pendant toute cette période, on m’a jamais regardé comme une femme »

 C’est ainsi qu’elle a gravi les échelons et créer un style qui a fait l’unanimité puisqu’il a porté des fruits que tout le monde pouvait apprécier. Elle a réussi le challenge de réorganiser le football burundais en faisant taire les querelles internes pour donner toute la place au sport.

Elle est donc naturellement devenue en 2004, la présidente de la fédération burundaise de football.

L’investissement pour son travail a été tellement grand que malgré le fait que son pays n’existe quasiment pas sur la planète football, n’a même jamais participé à la CAN, c’est elle que la FIFA  a choisi de coopter en 2012 au prestigieux comité exécutif.

En 2013, elle est élue au comité exécutif, le gouvernement du football mondial  de la FIFA et devient la première femme de l’histoire à entrer dans cette sphère si fermée. Au mois de mars 2017, elle repartira aux élections sans stress, car elle est la candidate unique de l’Afrique.

Diplômée d’économie , elle devient veuve en 2003. Elle a deux garçons qui ont aujourd’hui 17 et 19 ans.

« J’ai installé mon bureau à la maison pour être proche de mes enfants. Les weekends sont réservés à la famille et au football ».

Si on peut se féliciter de cette réussite qui force le respect et l’admiration, même de celles qui n’aiment pas le football, il en demeure pas moins que Lydia continue un combat qui lui tient particulièrement à cœur : la place des femmes dans le football.

Elle se bat à travers plusieurs initiatives pour susciter chez les femmes l’engouement pour le football. Par exemple, dans son pays, elle s’est battue pour que les femmes assistent gratuitement aux rencontres de football. Féministe convaincue, « Je ne signe rien, s’il n’y a pas un volet genre ».

« Le football féminin doit se développer de la même manière que le football masculin et dans tous les domaines : arbitrage, entraînement, administration, gouvernance, statut du joueur et marketing.»

«Les hommes ne rejettent pas les femmes dans le football. Ce sont les femmes elles-mêmes qui s’excluent du football. Dans mon pays par exemple, sur les 16 clubs de première division, je suis l’unique femme présidente. Même les anciennes footballeuses ne veulent pas s’investir», regrette-elle.

Un sondage commandé en 2015 par la FIFA auprès de ses associations membres met en lumière l’exclusion de la gent féminine dans les cercles de prise de décision du football. L’étude révèle que sur 30 millions de footballeuses dans le monde, peu deviennent des dirigeantes. Seulement une femme sur six est présente dans les comités exécutifs des fédérations nationales. L’écart est encore plus grand parlant des arbitres (une sur dix) et des entraîneurs (une sur quatorze).

« Je fais campagne pour que les femmes s’inscrivent sur les listes des clubs »

Le football est donc ouvert aux femmes, il ne tient qu’à elles de le comprendre et de saisir les nombreuses opportunités qui leur sont offertes.

Marie Minang

L’AVENIR EN ROSE DU FOOTBALL FEMININ AFRICAIN

vendredi, février 3rd, 2017
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A l’occasion de la CAN 2017 qui se joue au Gabon, l’état-major de la Confédération Africaine de Football (CAF) y a posé ses valises un mois durant. La CAF est un acteur continental très important, véritable machine économique avec des attributs puissants qui peut avoir un impact sur les politiques nationales. Dans cette galaxie du football taxée à tort ou à raison de misogyne, quelle place occupe les femmes ? Malgré un emploi du temps particulièrement chargé, Monsieur Junior BINYAM, Directeur de la division des médias, Porte-parole de la CAF, a bien voulu répondre à nos questions dans un langage simple et pédagogique.

Junior BINYAM, Porte parole de la CAF

 AFRICAN LADIES MAGAZINE : En novembre 2016, vous avez organisé au Cameroun, la 12e édition de la CAN féminine. Quel bilan pouvez-vous tirer des 12 éditions de cette compétition ? Le football féminin en Afrique a-t-il un réel avenir ?

 Junior BINYAM : Le bilan est largement positif sur cette compétition féminine d’abord en terme de ferveur populaire. Les stades étaient systématiquement plein avec près de 40.000 personnes pour les matchs où jouait l’équipe hôte. Un succès qui a surpris même les organisateurs que nous sommes car pareil engouement n’a jamais été atteint lors des éditions précédentes.  Bilan satisfaisant aussi du point de vue de la qualité puisque les équipes dites favorites n’ont pas eu la tâche facile. La compétition a été rude en tenant en haleine jusqu’à la dernière minute les spectateurs. Autant d’éléments qui permettent de voir l’avenir du football féminin en rose en Afrique. On pense même déjà à l’organisation d’autres types de compétitions féminines en dehors de la CAN.

 ALM: Une chose est sûre, les femmes regardent moins que les hommes les émissions sportives à la télé. Une autre chose est sûre, lorsqu’elles regardent du sport à la télé, elles regardent essentiellement des sports masculins. Mais il faut aussi avouer que l’offre de sport féminin à la télévision est plutôt limitée. Que faites-vous pour susciter l’engouement des femmes en particulier et des amoureux de football en général sur les compétitions féminines ?

 JB : On a observé une forte présence féminine, mais il faut admettre que les hommes sont restés majoritaires. Il faut dire aussi que les premières qui sont réfractaires aux initiatives sportives féminines sont les femmes, elles-mêmes. Probablement parce que les critères de performances sportives sont souvent portés par les hommes. Il faudrait déconstruire ce schéma mental. Les femmes sont autant capables de performances que les hommes même si évidemment il existe un décalage dans les standards des deux sexes. Admettons aussi que la différence se situe au niveau des enjeux. Le football féminin se vend moins en présupposant qu’il est de moins bonne qualité. On pourrait aussi inverser cette tendance le jour où les femmes elles-mêmes marqueront plus d’intérêt dans les sports féminins.

ALM : On sait que le football masculin représente énormément d’argent, quelle est la proportion de l’équivalent féminin, juste à titre de comparaison ?

JB: La comparaison est un peu biaisée parce que la CAN féminine existe depuis moins de 20 ans, or l’équivalent masculin a déjà 60 ans. En 18 ans, il y a eu certes des évolutions que l’équivalent masculin n’a pas connues dans le même espace de temps. Seulement, cette compétition féminine est encore déficitaire et bénéficie de l’appui des compétitions masculines pour exister et se pérenniser. Aujourd’hui, les joueuses perçoivent des primes, ce n’était pas le cas avant. L’équipe victorieuse de la CAN féminine au Cameroun a perçu 80.000 dollars. A la prochaine édition, l’équipe qui l’emportera partira avec 200.000 dollars grâce au nouveau cycle commercial des compétitions de la CAF qui a débuté cette année. À titre de comparaison, le vainqueur de la CAN masculine repartira avec 4.000.000 dollars, à savoir que cette grille est dégressive jusqu’à la dernière équipe classée qui touchera la bagatelle de 440.000 dollars.

ALM: Existe-t-il des pays en Afrique, où on peut regretter encore des résistances à la participation des femmes au football et notamment à l’organisation de ce type de compétition ?

 JB: Sur les 54 pays membres de la CAF, seuls 28 pays ont engagé des équipes pour les éliminatoires de la dernière CAN féminine. En fait, souvent c’est le manque de structures et d’organisation dans ces pays qui ne permet pas la présentation d’équipes féminines. En comparaison, pour les éliminatoires de la CAN 2019, 51 pays membres ont présenté des équipes. En effet, le chemin est encore long à parcourir car on observe que c’est un peu plus de la moitié des pays qui montrent de l’intérêt pour cette compétition féminine. Il faudrait aussi qu’au niveau national, il y ait au moins un championnat de football féminin qui se joue déjà. Les fédérations n’ont pas encore bien perçu l’intérêt à développer le football féminin. La bonne nouvelle est quau niveau de la FIFA et de la CAF, on a intégré dans les nouvelles conditionnalités de financement des fédérations nationales,  l’obligation de mettre en place une ligue féminine pour pouvoir recevoir l’enveloppe qui est attribuée au titre du football féminin.

 ALM : Défendre le football féminin et le sport féminin en général, c’est faire progresser l’égalité auprès de milliers de supporters, de millions de téléspectateurs. C’est formuler le vœu que les supporters puissent se retrouver tous ensemble derrière une équipe de femmes, aussi bien que derrière une équipe d’hommes. C’est aussi promouvoir une autre vision de la société. quelles sont les pistes pour un football plus mixte et plus universel ?

 JB: Les femmes doivent d’abord intégrer que le football n’est pas une affaire d’hommes. Il est certes vrai que le football est encore majoritairement masculin et peut être de nature à heurter les femmes, voire les effrayer. Il faudrait aussi faire tomber les préjugés sur les filles qui s’intéressent au sport et particulièrement au football. Les jeunes filles devraient être libres de s’intéresser au football sans avoir à souffrir de marginalisation. Par exemple, le football féminin est à tort assimilé au lesbianisme. Il est clair que cet amalgame n’est pas de nature à rassurer et encourager les parents. Il y a en définitive un travail éducatif à faire grâce au concours des medias et des politiques nationales pour que les jeunes filles se sentent libres de faire du football si elles le souhaitent autant que d’aller faire de la gymnastique.

ALM : Même s’il existe depuis longtemps, le sport féminin est peu diffusé et son développement professionnel est plutôt récent. Que pouvez-vous dire de la professionnalisation du football féminin en Afrique ?

JB : Il faut savoir que même le football masculin en Afrique a du mal à être professionnel à cause de nos réalités économiques. Pour le moment, le football féminin est d’abord dans une étape de vulgarisation. On pourra passer à l’étape de la professionnalisation plus tard quand la base sera élargie avec une élite. La stratégie mise en place par la CAF aujourd’hui est de privilégier la vulgarisation et une démultiplication des compétitions dans l’ensemble du continent au niveau primaire, au niveau du collège et ainsi de suite. La professionnalisation devrait être l’aboutissement de tout un parcours.

ALM : Peut-être pour casser l’image de misogynie qui colle au football, une femme, une africaine d’ailleurs, Madame Fatma Samoura a été nommé l’année dernière comme Secrétaire Générale de la FIFA. Nomination, diversement appréciée dans le monde du sport. Quelle est la place des femmes dans le leadership de la CAF ?

 JB : Cela va certainement vous paraitre paradoxal, la CAF a toujours été en avance sur son temps. A la CAF, tenez-vous bien, il y a plus de 50 % des effectifs qui sont féminins. Sur les postes de direction, 3 sur 7 sont occupés par des femmes. L’un des postes les plus importants, la direction des compétitions est occupée par une femme. L’actuelle directrice a succédé à une autre femme qui a pris sa retraite après avoir occupé plus de 20 ans ce poste. Il y a 4 ans encore, la directrice financière de la CAF était une femme qui est restée à ce poste plus de 30 ans. Maintenant, il est vrai qu’il n’y a pas encore de femmes dans le comité exécutif mais cela a changé puisqu’en septembre dernier nous avons mis en place des réformes pour qu’il y ait au moins un membre féminin élu au Comité Exécutif de la CAF. L’Afrique peut s’enorgueillir aussi que la première femme qui a été élue au comité exécutif de la FIFA était une africaine, Madame Lydia NKESERA.

 ALM: Pourra-t-on voir un jour un arbitre femme sur un mach de CAN ?

JB: Cela est  tout à fait envisageable. En fait, il existe un écart entre les minima de performances physiques requis pour les hommes et femmes arbitres. Du coup, une femme qui veut arbitrer un match masculin peut le faire si elle le souhaite.  Il faudrait tout simplement qu’elle passe les mêmes tests que ses collègues masculins. C’est la seule contrainte qui existe.

 ALM : La CAF organise-t-elle des programmes ou stages favorables aux soutiens des femmes désirant faire profession dans le corps arbitral ?

JB: Cette responsabilité est donnée aux fédérations, c’est eux qui animent les programmes de vulgarisation dans ce sens. Par contre,  la CAF consacre un budget important à la formation des formateurs, car c’est un gros besoin sur l’ensemble du continent.

 ALM : Où  et quand se déroulera la prochaine CAN  féminine ?

JB: La prochaine CAN féminine se déroulera en 2018 au Ghana. Les dates ne sont pas encore connues car comme son équivalent masculin, elle s’inscrit désormais aussi dans un calendrier FIFA pour permettre aux joueuses de l’étranger de rejoindre leurs sélections nationales sans difficultés. Elle se tiendra probablement entre le mois d’octobre et novembre 2018.

 

Marie Minang

SERENA WILLIAMS DE NOUVEAU NUMERO 1 AU CLASSEMENT MONDIAL

samedi, janvier 28th, 2017
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C’est l’une des plus grandes, si ce n’est la plus grande joueuse de tennis de l’ère moderne. Serena Williams a remporté l’Open d’Australie pour la septième fois de sa carrière. L’Américaine, N.2 mondiale, a battu sa sœur Venus (17e mondiale) en deux sets,  6-4, 6-2 en finale, samedi 28 janvier 2017, à Melbourne. Ce succès lui permet de devenir la joueuse la plus titrée en Grand Chelem, 23, un de plus que Steffi Graf.

 28e duel entre les deux sœurs, le neuvième en finale d’un Grand Chelem, Serena, 35 ans, et Venus 36 ans, deviennent de plus en plus des légendes vivantes du tennis. Certainement une des plus belles histoires du sport qui fait rêver et suscite des vocations chez les jeunes filles. Cette énième victoire a un goût très agréable, tellement on aimerait les voir gagner encore pendant longtemps encore.

Serena Williams décroche ainsi son septième titre à Melbourne, après ses victoires en 2003, 2005, 2007, 2009, 2010 et 2015. Elle va ainsi récupérer la première place au classement mondiale qu’elle avait laissée, en septembre 2016, à l’Allemande Angélique Kerber. Et mène

La petite sœur mène désormais 17-11 dans les affrontements contre sa grande sœur.

Bravo aussi à Vénus qui retrouve le haut niveau de la compétition après un arrêt forcé dû à des problèmes de santé. Nous vous aimons les sœurs Williams, faites-nous encore rêver et bonne chance pour la suite, l’année ne fait que commencer.

 

Les soeurs Williams à Melbourne

 

SERENA WILLIAMS PARLE A CELLES QUI EN VEULENT

samedi, janvier 21st, 2017
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“À toutes les femmes incroyables qui luttent pour l’excellence”

À ces revendications s’ajoutent celle de l’égalité salariale. Car, que ce soit dans l’athlétisme, le tennis, le football ou le surf, les femmes restent (comme dans de nombreux autres domaines, si ce n’est tous) moins bien payées que leurs homologues masculins. Une injustice sexiste contre laquelle décide aujourd’hui de s’ériger Serena Williams.

Le 4 décembre dernier, la joueuse de tennis américaine de 35 ans, considérée comme l’unes des plus grandes athlètes de l’histoire, a en effet posté sur son compte Instagram une lettre aussi puissante que touchante, qui encourage les femmes à poursuivre leurs rêves les plus grands malgré les inégalités persistantes. Un message nécessaire, adressé “à toutes les femmes incroyables qui luttent pour l’excellence”, que nous nous devions de traduire :

“Quand j’étais plus jeune, j’avais un rêve. Je suis sûre que vous aviez un, vous aussi. Mon rêve n’était pas vraiment celui des autres enfants ; mon rêve, c’était de devenir le meilleur joueur de tennis du monde. Et pas le meilleur joueur de tennis ‘féminin’ du monde.

J’ai eu la chance d’être entourée d’une famille qui a soutenu mon rêve, et qui m’a encouragée à le suivre. J’ai appris à ne pas avoir peur. J’ai appris combien il était important de se battre pour un rêve et, plus important encore, de rêver grand. Ma lutte a commencé quand j’avais 3 ans, et elle n’a jamais cessé depuis.

Mais trop souvent, comme nous le savons tous, les femmes ne sont pas assez soutenues dans la poursuite de leurs rêves, voire découragées. J’espère qu’ensemble, nous pourrons changer cela. Pour moi, c’était une question de résistance. Ce que les autres considéraient comme un défaut ou un inconvénient (ma couleur de peau, mon genre), je l’embrassais entièrement pour réussir. Je n’ai jamais laissé qui ou quoi que ce soit me définir moi ou mon potentiel. J’ai contrôlé mon futur.

Alors, quand le sujet de l’égalité salariale est mis sur le tapis, cela me frustre car je sais personnellement que, tout comme vous, j’ai effectué le même travail et fait les mêmes sacrifices que mes homologues masculins. Je ne voudrais en aucun cas que ma fille soit moins bien payée que mon fils pour avoir fait le même travail. Tout comme vous.

Comme nous le savons tous, les femmes doivent briser beaucoup de barrières sur cette route qui mène au succès. L’une de ces barrières, c’est la manière dont on nous rappelle constamment que nous ne sommes pas des hommes, comme si cela était une tare. Les gens me qualifient comme ‘l’une des meilleures athlètes féminines du monde’. Disent-ils de LeBron qu’il est l’un des meilleurs athlètes masculins du monde ? Disent-ils cela de Tiger ? Ou de Federer? Pourquoi pas ? Ils ne sont pourtant certainement pas des femmes. Nous ne devrions jamais laisser ce genre de choses arriver. Nous devrions toujours être jugées pour nos prouesses, et non pour notre genre.

En ce qui concerne tout ce que j’ai accompli dans ma vie, je suis profondément reconnaissante d’avoir vécu les hauts et les bas qui vont de pair avec le succès. J’ai l’espoir que mon histoire, au même titre que la vôtre, inspire les jeunes femmes ; qu’elle les encourage à faire de grandes choses et à suivre leurs rêves avec une ténacité inébranlable. Nous devons continuer à rêver grand, et en faisant cela, nous encouragerons la prochaine génération de femmes à être aussi audacieuses que leurs rêves.

Serena Williams”

 

 

 

 

 

 

CAN FEMININE 2016 AU CAMEROUN: LE CAMEROUN ET LE NIGERIA EN FINALE

samedi, janvier 21st, 2017
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Depuis la première édition de la Coupe d’Afrique des Nations version féminine en 1998, les équipes de femmes n’ont pas cessé de prouver leur professionnalisme et leur connaissance du football. Le football  féminin au départ suscitait la raillerie mais aujourd’hui cette compétition sportive est respectée et crée réellement un engouement auprès de toutes les couches de la population.

Les stades sont loin d’être vides et il n’ y a pas que les femmes et les enfants, les hommes aussi sont là et même en majorité.

Cette année, la compétition se joue au Cameroun, grande nation de football en Afrique. Après la Guinée Equatoriale, le voisin qui a déjà abrité deux compétitions en 1998 et en 2012 et en sorti vainqueur à chaque fois. Le Cameroun veut relever le défi de démontrer aussi qu’il reste dans la course à défaut de titre avec l’équipe masculine.

Avec 8 équipes au départ, la compétition qui a débuté le 19 novembre est prévue s’achever ce dimanche 4 décembre 2016. Le vainqueur en titre, un autre voisin, le Nigéria est un sérieux challenger du pays hôte.

La compétition est loin d’être ennuyeuse. Aujourd’hui se joue les demi-fiinales entre le Cameroun et le Ghana et le Nigeria et l’Afrique du Sud. Autant dire que les matchs seront très serrés. Soyons donc nombreuses à supporter  ces jeunes sœurs qui ont la chance de faire ce qu’elles aiment en plus de servir leur pays.

 

 

 

 

 


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