Archive pour la catégorie ‘Femmes Politiques’

« IL FAUT IMPLIQUER LES FEMMES DANS LES PROCESSUS DE PAIX»

mardi, décembre 12th, 2017
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Le réseau des Femmes des Presses Pour la Paix et la Sécurité en Afrique Centrale (FEPPSAC), vient d’organiser un atelier à Libreville sur le thème : Les médias face aux défis de la consolidation de la paix, comprendre les enjeux de la Résolution 1325 du conseil de sécurité de l’ONU ».

A travers les communications d’experts locaux, les échanges riches ont contribué non seulement à renforcer les capacités des femmes et des hommes des médias venus nombreux,  mais également à les sensibiliser sur l’importance d’intégrer une démarche sexospécifique dans les questions relatives à la paix.

En septembre 1995, 189 Etats ont signé la déclaration de Pékin. Cette Déclaration assortie d’un programme d’action a invité la communauté internationale à s’engager pour la promotion de la femme et l’égalité des sexes. La Déclaration exhorte à mettre en œuvre tous les moyens vers une réelle égalité homme/femme, une politique de développement et un engagement vers la paix.

 

 

En octobre 2000, Le Conseil de sécurité de l’ONU  a voté la Résolution 1325 sur les femmes, la paix et la sécurité.  Un outil dont l’efficacité dépend de la capacité analytique à maîtriser les dimensions sexospécifiques des conflits et de la paix.

 

Répondre aux défis propres aux hommes et aux femmes en situation de conflit et de post conflit exige une sensibilité et une écoute des réalités humaines vécues spécifiquement et différemment par chaque sexe. Cela exige ensuite une formation et une information appropriée, nécessaire à la prise de décisions éclairées. Cela exige enfin des outils appropriés, des engagements fermes, des mesures d’action, des mesures d’évaluation et des mécanismes d’imputabilité.

 

Les femmes d’Afrique centrale, comme celles d’ailleurs, sont profondément préoccupées par la persistance et la prolifération de la violence et des conflits dans leur région. Elles n’ont eu de cesse ces dernières années de manifester leur volonté, leurs compétences pour faire avancer nos pays sur la voie d’une culture de paix durable, comme prescrit par la Résolution 1325.

 

C’est de ce constat que le réseau des Femmes des Presses Pour Paix et la Sécurité en Afrique centrale est née en novembre 2016 à Douala dans un environnement où les professionnelles des médias et diffuseuses de l’information attachées à la cause de la paix et de la non-violence faisait défaut.

 

Créer un espace où les médiatrices de paix peuvent exprimer leurs préoccupations, confronter leurs expériences, échanger des idées, établir un ordre de priorité pour les stratégies et coordonner leurs actions en faveur de la résolution des conflits et de la construction de la paix apparait comme une nécessité.

 

Quand la paix se trouve menacée, il est important que les Femmes avec leur cœur de mère se mobilisent aussi au plus haut niveau pour promouvoir des messages de paix, de tolérance et de non-violence qui tiennent compte des considérations de genre et apportent leur contribution en faveur de la paix et du développement durable.

 

Enfin, cette rencontre s’inscrivait dans le cadre des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes qui sont célébrés dans le monde entier. La campagne sous la couleur orange débute le 25 novembre, date de la célébration de la journée internationale de l’élimination des violences faites aux femmes, jusqu’au 10 décembre, jour où est célébré la journée les Droits de l’homme.


Des actions sont menées par des organisations féminines afin de bannir les violences faites aux femmes. Rappelons qu’une femme sur trois est victime de violence basée sur le genre au cours de sa vie.

Séphora TEMBI

JOURNEE INTERNATIONALE DE LA FILLE 2017

mercredi, octobre 11th, 2017
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Cette année, la Journée internationale de la fille, célébrée le 11 octobre, sera consacrée au thème: Autonomisons les adolescentes : Avant, pendant et après les crises.

Déclaration d’ONU Femmes : Journée internationale de la fille

Pour la Journée internationale de la fille, engageons-nous à investir dans l’éducation et la formation professionnelle des filles et dans des activités de subsistance pour les jeunes femmes qui sont confrontées à des crises partout dans le monde.

 

Il y a 1,1 milliard de filles dans le monde et chacune d’entre elles devrait avoir les mêmes chances d’accéder à un avenir meilleur. Les filles sont source d’énergie, de pouvoir et de créativité. Elles peuvent impulser le changement et contribuer à construire un plus bel avenir pour tous. Malheureusement, la plupart d’entre elles sont désavantagées et endurent la discrimination au quotidien, et les filles qui vivent dans des situations de crise souffrent encore plus.

Toutes les 10 minutes une adolescente meurt, victime de violence, quelque part dans le monde. En cas de crise humanitaire, la violence sexiste s’aggrave souvent, soumettant les filles à la violence sexuelle et physique, au mariage précoce, à l’exploitation et à la traite. Les adolescentes vivant dans les zones de conflits sont 90 pour cent plus susceptibles de ne pas être scolarisées, comparé aux adolescentes des pays en paix. Cette situation compromet leurs perspectives d’avenir en matière d’emploi et d’indépendance financière à l’âge adulte.

À travers le monde, les filles autonomisées font entendre leur voix pour défendre leurs droits et leur protection dans toutes les situations. Elles s’efforcent d’éradiquer la violence à l’égard des femmes et des filles, de faire valoir les droits des populations autochtones, de construire des communautés pacifiques et stables.

Sources ONUFEMMES

 

UNE FEMME POUR EN REMPLACER UNE AUTRE

vendredi, septembre 29th, 2017
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L’importance de la promotion des Femmes leaders est de susciter des vocations chez les autres Femmes. Eveiller la conscience féminine sur les problèmes qui touchent les Femmes. Parce qu’il n’y a que les Femmes elles-mêmes qui apporteront des changements dans le fond et la forme à leurs problèmes. Voici pourquoi, il est important que plus de femmes participent à la vie publique.

Malheureusement, l’exemple du Liberia n’est le bon. Après Ellen Johnson Sirleaf et ses deux indiscutables mandats, on compte une seule Femme sur vingt candidats à la Présidence et six candidates à la Vice-Présidence. Parmi les candidates à l’Assemblée Nationale, là encore seules 15,90% sont des Femmes.

La première à être déçue est la Présidente en fin de mandat elle-même. Au point de prendre l’engagement de soutenir toutes les candidatures féminines. « Nous n’allons probablement pas obtenir une Femme à la Présidence cette fois ci mais nous devons conquérir le Parlement » avait lancé Madame Sirleaf jugeant peu probable la victoire d’une Femme à nouveau.  Mais visiblement cette déclaration n’a pas suffi à réveiller les Libériennes.

 

Une femme sur vingt. C’est pas assez, mais c’est pas rien. Qui est donc cette Femme qui ose défier une dizaine d’hommes et pas des moindres, et même le père d’un de ses enfants?

Macdella Cooper est née le 13 mars 1977 à Monrovia et a vécu au Libéria au début de la Première guerre civile libérienne. Elle est fondatrice de la Fondation MacDella Cooper, une organisation dédiée à l’amélioration de la vie des enfants et des femmes au Libéria. En octobre 2016, Cooper a annoncé son intention de se présenter à la présidence du Libéria lors des élections nationales libériennes de 2017.

Une réfugiée

Cooper a vécu au Libéria au début de la première guerre civile libérienne. Vu l’ampleur de la guerre, elle s’exile en Côte d’Ivoire voisine où elle a passé sa première année d’adolescence en tant que réfugiée avant de migrer vers les États-Unis en 1993. Elle a fréquenté et diplômé de l’école secondaire Barringer à Newark, dans le New Jersey, où elle était l’un des étudiants les mieux classés de sa classe et a ensuite obtenu une bourse complète à The College of New Jersey. Cooper a obtenu un diplôme en communications.

Sa vie professionnelle

Cooper a commencé sa carrière professionnelle en tant que mannequin et a travaillé intensément à New York, à Paris, à Londres et à Milan. Cooper pour des clients tels que Ralph Lauren et Jones Apparel et est apparu régulièrement dans des publications telles que Glamour et Marie Claire.

Une femme au grand coeur

C’est en 2003 que Cooper a lancé la MacDella Cooper Foundation, une organisation à but non lucratif travaillant au service des enfants et des femmes défavorisés au Libéria. En décembre 2010, la Fondation MacDella Cooper a ouvert la première école au Libéria pour offrir des frais de scolarité gratuits, y compris la chambre et le conseil. Situé à Charlesville, dans le comté de Margibi, au Liberia, l’école, l’ Académie MacDella Cooper abrite actuellement 80 étudiants de 4 à 13 ans. Le bâtiment de l’école a été conçu par l’architecte néerlandais-américain Winka Dubbeldam.

Carrière politique 

Cooper a annoncé son intention de se présenter au président du Liberia lors des élections de 2017. Si elle réussissait, elle deviendrait la quatrième chef d’état-major élue du continent. Compte tenu du travail de la Fondation MacDella Cooper pour améliorer les résultats éducatifs et économiques pour les enfants, et notant la grande population de jeunes du Libéria, Cooper place l’éducation parmi ses piliers de campagne. Citant son site Web de campagne, ces piliers comprennent : l’éducation gratuite à l’enfance, la santé universelle, la croissance de la grille électrique nationale, la décentralisation et la propriété foncière.

Famille

Cooper vit à Monrovia, au Libéria avec ses trois enfants, Ella-Dean, Hilareal-George et Primo-Mateo. Le mari de Cooper, Thomas Tafuto, est mort d’un cancer en 2013.

 

Source : en.wikipedia.org

 

Gabon: une semaine pour la Paix

lundi, septembre 18th, 2017
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A l’occasion de la journée de la Paix qui est célébrée chaque 21 septembre, une série d’activités pour promouvoir le rôle des Femmes dans la recherche et la consolidation de la Paix est prévue à Libreville.

 

En partenariat avec le bureau local de l’UNESCO, l’ONG Malachie et le Groupe des Femmes Leaders Pour la Paix et la Sécurité au Gabon ont lancé les festivités qui se dérouleront tout au long de cette semaine spéciale.

Le Forum pour la Paix et le Développement Durable a donc débuté ce lundi 18 septembre 2017 et se poursuivra jusqu’à mercredi.  Plusieurs panélistes sont appelés à intervenir sur des thématiques notamment : le leadership féminin ou encore la contribution des femmes des médias dans la consolidation de la Paix. Les échanges ont soulevé des questions très intéressantes, toute chose pour démontrer l’intérêt du public sur ce sujet essentiel en faveur de la cohésion d’une nation.

Des ateliers, des tables rondes, des visites dans les marchés publics,  ou  encore une levée de fonds, et même une soirée de gala sont au programme. Les activités culturelles ne sont pas en reste, un chant a été composé par l’artiste Annie Flore Batchielilys pour la circonstance, ainsi qu’un concert gospel, des expositions de produits locaux et même un tournoi de football.

C’est donc une semaine très riche et très colorée pour démontrer comme le veut le thème retenu cette année,  » Ensemble pour la Paix : respect, dignité et sécurité pour tous ».  Un thème non choisi au hasard mais pour rappeler la campagne de sensibilisation intitulée « Ensemble ». Une initiative des Nations Unies afin de mettre en avant le respect, la sécurité et la dignité pour toute personne forcée par les circonstances à quitter son domicile à la recherche d’une vie meilleure.

Sephora TEMBI

Emmanuel Macron nomme Vanessa Moungar

lundi, septembre 11th, 2017
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Le président de la République française, Emmanuel Macron, vient de nommer Vanessa Moungar,  directrice chargée du genre, des femmes et de la société civile à la Banque africaine de développement (BAD), au sein du nouveau Conseil présidentiel pour l’Afrique.

 

Dix autres personnalités – entrepreneurs pour la plupart, mais aussi des scientifiques et pionniers en leurs domaines – ont été nommées à ce Conseil, parmi lesquelles Karim Sy, entrepreneur franco-libano-sénégalais, et Sarah Toumi, une chef d’entreprise franco-tunisienne de 30 ans.

Officiellement lancée le 29 août 2017 au palais de l’Elysée à Paris, à l’occasion de la Conférence annuelle des ambassadeurs, cette nouvelle structure a pour but de « donner un nouveau visage » aux relations entre la France et l’Afrique. Le Conseil, qui aura un accès direct au président français, lui prodiguera conseils et avis techniques, en prévision de ses voyages officiels en Afrique.

Le président français a indiqué que le Conseil l’aiderait à « retrouver des canaux de discussion avec cette réalité africaine que l’on a un peu perdue de vue ces dernières années ».

Vanessa Moungar faisant un selfie avec Emmanuel Macron

Ressortissante franco-tchadienne, Vanessa Moungar avait été nommée à la tête du Département genre, femmes et société civile.

 

Elle ne doute de rien et ne s’en est d’ailleurs jamais laissé le temps. La Franco-Tchadienne savoure à peine le panorama genevois que lui offre le siège du Forum économique mondial (WEF), perché sur les hauteurs du quartier des Eaux-Vives. Toujours dans l’action, entre l’Europe, l’Afrique et les États-Unis, elle s’est construit un CV qui en impressionne plus d’un. À commencer par son employeur.

La jeune femme a toujours su ce qu’elle voulait : contribuer à accélérer le développement en Afrique. Quand elle intègre le Paris Business College (PBC) après l’obtention de son baccalauréat, en 2002, c’est pour s’assurer « une parfaite maîtrise de l’anglais dans le monde du business » (et une licence en administration des affaires et commerce international). Quand, quatre ans plus tard, elle s’envole pour les États-Unis, « c’est pour entrer à Harvard ». Et en sortir en 2013 avec un master en management, et major de sa promotion, comme elle l’avait déjà été au PBC.

Parallèlement, Vanessa Moungar met un pied dans le monde de l’entreprise en tant que chargée des études de marché, puis des ventes, d’une jeune société d’agro-business basée à New York.

Convaincue que le secteur privé a un rôle essentiel dans le développement économique, elle en fait son sujet de thèse à Harvard. Ce qui lui ouvre les portes du WEF, où elle débarque en décembre 2013. Au sein du département Afrique de l’organisation, elle côtoie les chefs d’État, les décideurs publics et privés d’un continent qu’elle sillonne depuis, cherchant toujours « à avoir le plus d’impact possible ». En continuant sur cette lancée, peut-être deviendra-t-elle un jour secrétaire générale de l’ONU, son rêve de petite fille.

Source Jeune Afrique et Agence Française de Développement.

ISSOZE NGONDET S’ENGAGE POUR LA CAUSE DES FEMMES

lundi, septembre 11th, 2017
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Emmanuel ISSOZE NGONDET est depuis le 28 septembre 2016, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement du Gabon. Sa nomination est loin d’être le fait du hasard ou de la chance mais plutôt le fruit d’une grande dévotion au travail et d’une longue expérience de la gestion des dossiers d’Etat.  Et surtout, quand on approche l’homme, on découvre progressivement une personnalité combattive, loyale, magnanime, animée par des valeurs chrétiennes profondément humanistes.

Longtemps entre deux avions à promouvoir le Gabon, il a été au contact d’autres cultures et d’autres méthodes de travail. On peut croire que c’est sans doute ces multiples expériences vécues à l’étranger et sa détermination à réussir la mission confiée par le Président de la République qui le poussent à marquer un grand pas sur la question de la parité et des droits des Femmes.

En effet, la nomination d’un ministère, fusse-t-il un Ministère Délégué est un soulagement pour les Femmes Gabonaises. Dans la sous-région Afrique Centrale et en Afrique en général, le Gabon paraissait bien isolé en reléguant la question des droits des  Femmes à des simples directions générales à l’intérieur du Ministère des Affaires Sociales. On avait du mal à le comprendre d’autant plus que le Président de la République défend ouvertement la féminisation de la vie publique avec son projet dénommé « La Décennie de la Femme ».

Le 21 aout 2017, Madame Clotilde Chantal Mboumba Moueli a été nommée Ministre délégué auprès du Premier ministre, chef du gouvernement, en charge de la Décennie de la femme, de l’Egalité des chances et de l’Investissement humain.

Avec cette nomination, les Femmes Gabonaises peuvent donc se mettre à espérer, même si les défis s’annoncent déjà nombreux pour ce tandem à la Primature qu’on souhaite gagnant.

Notons que depuis qu’il est Chef du Gouvernement, Emmanuel Issoze Ngondet met un point d’honneur à respecter la loi N°0092016 relative au quota de 30% de femmes dans les emplois supérieurs de l’Etat. Aux administrations et autres entités de suivre. A savoir qu’il n’y a aucune Femme Prefet encore moins Gouverneur. Sans oublier les conseils d’administrations, les directions générales des grands établissements publics, les cabinets ministériels, les forces de défense et sécurité où une sérieuse mise à jour doit être faite.

La représentativité des femmes en politique reste encore un énorme challenge.  Avec l’approche des prochaines élections législatives d’avril 2018, cette question doit être posée plus que jamais, puisque la participation des femmes dans la vie politique au Gabon est encore bien timide. Pourquoi ne pas contraindre les responsables des groupements politiques à respecter cette loi des quotas en pénalisant les mauvais élèves en matière de promotion du genre.

Les possibilités pour réussir l’égalité femmes-hommes existent mais certainement la volonté politique affichée devrait faire la différence. On peut aussi s’appuyer sur des exemples importés, comme celui du Rwanda où le Gouvernement compte 55 % de Femmes. Par ailleurs, la société civile pourrait aussi être un bon soutien dans les bonnes pratiques en faveur de la parité.

Des études menées aux Etats Unis ont démontrées que la promotion du genre et le respect pour l’égalité serait plus efficace, si ces valeurs étaient enseignées dès le banc de l’école. Cela peut s’avérer nécessaire, aussi bien pour les jeunes filles qui ne comprennent pas toujours les enjeux autour de ces questions, que pour les garçons qui doivent apprendre à accepter la parité comme un atout et non comme un frein.

 

N’oublions surtout pas la lutte contre les violences faites aux femmes qui devra connaitre une sérieuse accélération dans les grandes villes comme dans les villages reculés.

 

Enfin, l’adoption d’un plan national au Gabon de la Résolution 1325 du Conseil de Sécurité des Nations Unies en faveur de la participation des Femmes dans les Processus de Paix et de Sécurité. Ce véritable plaidoyer pour l’intégration d’une démarche anti-sexiste et la pleine participation paritaire des femmes à l’ensemble des initiatives de paix et de sécurité, prévoit également des dispositions précises. A savoir, une représentation accrue à tous les niveaux de prise de décisions en matière de prévention, gestion et résolution de conflit, une formation sur le genre et le VIH/sida destinée au personnel de maintien de la paix, un soutien aux initiatives de paix prises par des groupes locaux de femmes, ainsi que la protection des femmes et des fillettes face aux violences sexistes.

 

Bio express

 

Franck Emmanuel Issoze Ngondet est un diplomate chevronné qui sert son pays au plus haut niveau depuis plusieurs années. Plusieurs fois nommé Ambassadeur, il a représenté le Gabon dans plusieurs grandes missions diplomatiques notamment en Corée du Sud, en Ethiopie à  l’Union Africaine, puis aux Etats Unis à New-York auprès de l’Organisation des Nations Unies.

Son retour au Gabon en 2011, est tout aussi exaltant puisqu’il enchaîne plusieurs portefeuilles ministériels importants. D’abord le très convoité ministère du Budget et de la Fonction Publique. En 2012, il devient Ministre des Affaires Étrangères, son département naturel et d’origine puisque c’est là que débute  sa carrière en 1997 à la Direction Amérique.

Auteur du roman Un Ascète dans la Cour  publié en 2007, aux éditions L’Harmattan. Il est marié et père de cinq enfants.

Mila BENDI

RWANDA, NOUVEAU GOUVERNEMENT : LES FEMMES SONT 55%

lundi, septembre 4th, 2017
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Le 30 aout 2017, le nouveau Premier Ministre Rwandais, le Dr Edouard Ngirente, économiste chevronné a rendu public son équipe Gouvernementale.

Le nouvel exécutif comprend au total 31 membres, dont 20 Ministres et 11 Secrétaires d’Etat.  Fait rare pour ne pas dire unique, du moins en Afrique, les femmes, au nombre de 11, sont majoritaires parmi les ministres titulaires.

La composition du nouveau Gouvernement est à 55% féminine (11 femmes contre 9 hommes), ce qui démontre la forte volonté politique des dirigeants Rwandais en matière de promotion du genre. Depuis bien longtemps, les responsables politiques africains disent vouloir mettre en place une politique paritaire, mais ce challenge reste irrésolu à l’heure actuelle.

Voilà un exemple qui fera date quand on sait tous les défis que se donne ce pays sur les plans politique, économique, social et même culturel.

En plein 21 e siècle, on pourrait regretter qu’on puisse encore se poser la question du genre en priorité et non la question de la compétence : les femmes sont-elles capables d’occuper telle fonction ou pas ? Pourtant, il n’est plus exceptionnel de voir une femme à la tête d’un Etat ou d’un Gouvernement.  Pourquoi cela coince  quand il s’agit de former un Gouvernement ?

Ce qui est certain, le Rwanda veut montrer la voie. Les femmes peuvent réussir autant que les hommes et même mieux que les hommes.

Il n’est plus question de les cantonner à des portefeuilles ministériels de seconde zone.

Sur un total de onze secrétaires d’Etat, on compte seulement deux femmes.

Notons que le Rwanda a une Assemblée Nationale où les femmes sont majoritaires et on peut donc déduire avec fierté que c’est sur la base de cette première expérience réussie que le Président Paul Kagame et son nouveau Premier Ministre ont pris cette décision importante et courageuse de donner aux femmes cette place majoritaire.

Cette position ne serait donc pas une faveur accordée aux femmes ou aux féministes, mais plutôt le fruit de la grande satisfaction de leur  importante contribution au développement de ce pays.

En tout cas Bravo à nos sœurs Rwandaises, vous le valez bien.

Quelques exemples des Femmes nommées :

Madame Francine Tumusime, Ministre des terres et forets

Madame Marie Solange Kayisire, Ministre a la primature chargée des activités du gouvernement

Madame Rosemary Mbabazi, Ministre de la jeunesse

Madame Debonheur Jeanne d’Arc, Ministre des refugiés et des catastrophes naturelles

Madame Fanfan Rwanyindo Kayirangwa ,Ministre de la fonction publique et du travail.

adame Odette Uwamariya, Directeur de Cabinet à la primature

Madame Assoumpta Ingabire, PS au MINALOC

Madame  Kampeta Sayinzoga, CEO NIRDA (Développement industriel)

Madame Séraphine Mukantabana, Présidente de la Commission de démobilisation

 

SEPHORA TEMBI

 

 

 

 

UN RESEAU DES FEMMES DES MEDIAS POUR LA PAIX

samedi, septembre 2nd, 2017
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Les représentantes des femmes des médias issues de 10 pays d’Afrique centrale se sont retrouvées du 29 au 31 août 2017 à Yaoundé au Cameroun dans le cadre d’un atelier sous- régional autour du thème : Pour une coopération dynamique entre la CEEAC et les femmes des médias en faveur de la paix et la sécurité en Afrique centrale.
Pendant ces trois jours, les participantes ont pu longuement débattre sur le bilan de la mise en œuvre de la Résolution 1325 en faveur de l’implication et la participation des femmes dans les processus de paix et sécurité dans la sous-région  ainsi que sur le rôle que les femmes des médias pourraient jouer pour favoriser la mise en œuvre d’un plan régional de ladite Résolution.

A savoir que seuls 4 pays ont déjà passé l’étape de l’adoption d’un plan national de la Résolution 1325 notamment la République Démocratique du Congo, la République Centrafricaine, le Burundi et le Rwanda. On note cependant que même dans ces pays, le bilan reste assez mitigé et beaucoup reste encore à faire en terme de participation des femmes dans les processus de Paix et de Sécurité.

On ne le dira jamais assez, mais lors des conflits, les femmes et les enfants sont toujours les premières victimes. On ne compte plus toutes les sortes d’atrocités dont elles sont l’objet. Il est clairement injuste de les marginaliser quand il est question de s’asseoir autour d’une table et de rechercher les solutions pour la paix.  Une résolution du Conseil de Sécurité a été prise dans ce sens depuis le 30 octobre 2000, la Résolution 1325, et au moment où on s’apprête à célébrer son dix-septième anniversaire, on constate que le chemin est encore long.

C’est donc dans cet ordre d’idées que les femmes des médias ont été invitées à se mettre ensemble dans toutes les composantes qui existent afin de faire le plus large échos possible à ce plaidoyer  qui reste encore méconnu du grand public et ignoré des décideurs de la sous-région.

A l’issue des travaux,  il a été décidé de la création d’un réseau des femmes des médias pour la Paix et la Sécurité en Afrique Centrale avec la mission de collecter et de diffuser toutes les informations en rapport avec ce sujet dans leurs rédactions respectives. Ce  nouveau réseau a déjà un bureau provisoire, qui sera présidé par Madame Mélissa BENDOME, originaire du Gabon,  Coordinatrice de la première plateforme des Femmes editrices Pour la Paix et la Sécurité en Afrique centrale (FEPPSAC). Il s’agit donc véritablement de faire du lobbying pour cette noble cause et de mettre en place une stratégie de communication afin de porter ce message le plus haut possible et faire enfin bouger les lignes.

Un premier objectif a déjà été assigné au bureau qui vient tout juste d’être mis en place, celui de lancer un magazine semestriel pour la promotion de la Résolution 1325 en Afrique centrale ainsi que la création d’un site internet.

Un partenariat a également été consacré avec la Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté  (WILPF Cameroon) représentée par Madame Sylvie NDONGMO.

Enfin, les participantes se sont engagées à travers un document, dénommé, Déclaration de Yaoundé afin d’interpeller formellement les autorités politiques de l’Afrique centrale et les organisations sous régionales sur cette cause.

Cet atelier a été organisé grâce au soutien du Bureau Régional des Nations Unies Pour l’Afrique centrale (UNOCA), la Communauté Economique des Etats de l’Afrique centrale, avec la contribution d’ universitaires, des membres de la société civile ainsi que des autorités camerounaises.

SEPHORA TEMBI

ELECTIONS LEGISLATIVES AU CONGO : LE DEFI DE LA PARITE

mercredi, juillet 12th, 2017
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Au Congo-Brazzaville la parité demeure encore un slogan creux  dans les différentes institutions du pays. Pour preuve, les femmes ne représentent que 7% des effectifs de l’Assemblée nationale sortante. C’est pour améliorer ce pourcentage que les deux principaux partis de la majorité et de l’opposition ont rehaussé le niveau des quotas des femmes sur leurs listes aux législatives et aux locales du 16 juillet prochain.

 

Le challenge s’annonce énorme pour les congolaises. Elles doivent franchir la barre de 30% sur les listes électorales présentées par leurs formations politiques.

Pour la toute première fois, les partis ont accepté le pari de laisser aux femmes une place plus importante.  Autant dire qu’elles sont attendues au tournant. Elles doivent cette fois ci montrer ce qu’elles ont dans la tête. Le monde politique est impitoyable. Pour preuve, plusieurs polémiques sur les capacités intellectuelles de certaines candidates viennent déjà rythmer cette campagne.

Si depuis quelques années des voix se lèvent pour réclamer la parité dans toutes les institutions, force est de constater que le chemin est encore long. Mais il faut reconnaître que le premier blocage c’est la femme elle-même.

 

Voici pourquoi,  pendant six jours, 190 femmes venues des partis politiques de la majorité, de l’opposition et des indépendants ont reçu des enseignements relatifs à l’efficacité de leurs actions avant, pendant et après les campagnes électorales. Réparties en deux groupes, ces femmes candidates ont été imprégnées des textes et autres dispositions réglementaires contenues dans la loi électorale congolaise et la place de la femme dans le dispositif juridique appliqué au Congo.

Nombreuses ont été celles qui ont affirmé avoir assimilé les notions fondamentales liées à la démocratie représentative. De manière proactive, ces candidates ont discuté et échangé sur l’organisation et le déroulement des opérations électorales ainsi que le rôle dévolu aux élus locaux, municipaux, départementaux et nationaux. Elles ont aussi appréhendé les méthodes de fonctionnement et d’animation des organes délibérants et exécutifs des conseils municipaux et locaux. Enfin, elles ont examiné le déroulement d’une campagne électorale.

 

Cette session de formation assurée par l’expert en genre et élection, René Martin Galloy et la coordonnatrice du programme d’autonomisation des femmes et gouvernance d’ONU-femmes Paulette Beat Song, a aussi axé ses thèmes sur le fonctionnement d’un bureau de vote et les opérations qui suivent la clôture des opérations de votes.

La participation massive des candidates à cette formation est un signe de changement en cours au sein de la société congolaise. Les femmes s’intéressent de plus en plus à la chose politique mais ne savent pas toujours comment faire. Ce genre d’initiatives est donc à saluer et à généraliser dans d’autres pays.

 

Mila BENDI

SUSPENDUE D’ANTENNE APRES UN TERRIBLE LAPSUS

jeudi, juin 15th, 2017
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Une présentatrice de Gabon Télévision a été suspendue d’antenne après avoir annoncé par erreur la mort du président Ali Bongo Ondimba, en lieu et place de son défunt père Feu Omar Bongo Ondimba.

 

L’édition du journal télévisé de 23h00 de mercredi 7 juin 2017 restera longtemps gravée dans les mémoires des gabonais. Quelques secondes encore avant la fin et tout était bouclé. Pourtant ce soir-là, n’est pas tout à fait comme les autres. Les autorités s’apprêtent à commémorer la disparition du Président Omar Bongo Ondimba. Un communiqué est alors déposé pour lecture à la rédaction de la chaîne publique afin d’annoncer la célébration d’une messe de requiem le lendemain.

La lecture d’un communiqué pourtant simple, lu rapidement certainement par cette professionnelle au point de  remplacer le nom du défunt par celui de son fils, le président actuel.

« Le président de la République, Ali Bongo Ondimba, s’est éteint à Barcelone en Espagne », a déclaré la présentatrice en lisant ses notes. Elle a mentionné dès la phrase suivante « dans le cadre de la commémoration du huitième anniversaire de son décès ».

 

A ce qu’il semblerait l’intéressée ne s’est pas rendu compte de son erreur et a clôturé son journal comme d’habitude en ne  s’inquiétant de rien naturellement.

 

Pourtant depuis ce jour, Wivine Ovandang n’a plus le sommeil tranquille. La vidéo de la lecture du communiqué a rapidement fait le tour des réseaux sociaux et les propos de la journaliste ont été utilisé pour railler le Président de la République dont elle avait malgré elle annoncé la mort.

Le Directeur général de la chaîne, M. Matthieu Koumba est intervenu dès le lendemain dans le journal de 13h00 sur la « bourde » de sa journaliste pour annoncer  sa suspension de présentation du journal télévisé « à titre conservatoire ».

Wivine Ovandong, présentait le journal télévisé depuis  deux semaines après plusieurs années de reportage de terrain. Diplômée de l’université de Yaoundé où elle a soutenu un master en 2014, elle est reconnue par ses collègues comme une personne professionnelle, sérieuse et sans histoire.

 

Reste à espérer que ses qualités professionnelles pèseront sur la décision finale des responsables de la chaîne de télévision. Tant que ce sont les humains qui présenteront les journaux télévisés,  les lapsus se glisseront toujours là où on ne les attend pas.

 

Par ailleurs, on ne peut nier l’existence et l’activisme de mouvements opposés au Président de la République  et au pouvoir en général très actifs sur les réseaux sociaux depuis les dernières élections présidentielles d’août 2016. C’est plutôt l’exploitation de ce regrettable incident qui a provoqué le tollé et la présentatrice qui a eu le malheur de prononcer  ce lapsus apparaît comme le parfait bouc émissaire. Le journalisme ne doit jamais se faire dans la peur car il reste assurément un bon thermomètre de la démocratie.

 

Sephora Tembi


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