Archive pour la catégorie ‘Initiatives’

UNE FEMME POUR EN REMPLACER UNE AUTRE

vendredi, septembre 29th, 2017
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L’importance de la promotion des Femmes leaders est de susciter des vocations chez les autres Femmes. Eveiller la conscience féminine sur les problèmes qui touchent les Femmes. Parce qu’il n’y a que les Femmes elles-mêmes qui apporteront des changements dans le fond et la forme à leurs problèmes. Voici pourquoi, il est important que plus de femmes participent à la vie publique.

Malheureusement, l’exemple du Liberia n’est le bon. Après Ellen Johnson Sirleaf et ses deux indiscutables mandats, on compte une seule Femme sur vingt candidats à la Présidence et six candidates à la Vice-Présidence. Parmi les candidates à l’Assemblée Nationale, là encore seules 15,90% sont des Femmes.

La première à être déçue est la Présidente en fin de mandat elle-même. Au point de prendre l’engagement de soutenir toutes les candidatures féminines. « Nous n’allons probablement pas obtenir une Femme à la Présidence cette fois ci mais nous devons conquérir le Parlement » avait lancé Madame Sirleaf jugeant peu probable la victoire d’une Femme à nouveau.  Mais visiblement cette déclaration n’a pas suffi à réveiller les Libériennes.

 

Une femme sur vingt. C’est pas assez, mais c’est pas rien. Qui est donc cette Femme qui ose défier une dizaine d’hommes et pas des moindres, et même le père d’un de ses enfants?

Macdella Cooper est née le 13 mars 1977 à Monrovia et a vécu au Libéria au début de la Première guerre civile libérienne. Elle est fondatrice de la Fondation MacDella Cooper, une organisation dédiée à l’amélioration de la vie des enfants et des femmes au Libéria. En octobre 2016, Cooper a annoncé son intention de se présenter à la présidence du Libéria lors des élections nationales libériennes de 2017.

Une réfugiée

Cooper a vécu au Libéria au début de la première guerre civile libérienne. Vu l’ampleur de la guerre, elle s’exile en Côte d’Ivoire voisine où elle a passé sa première année d’adolescence en tant que réfugiée avant de migrer vers les États-Unis en 1993. Elle a fréquenté et diplômé de l’école secondaire Barringer à Newark, dans le New Jersey, où elle était l’un des étudiants les mieux classés de sa classe et a ensuite obtenu une bourse complète à The College of New Jersey. Cooper a obtenu un diplôme en communications.

Sa vie professionnelle

Cooper a commencé sa carrière professionnelle en tant que mannequin et a travaillé intensément à New York, à Paris, à Londres et à Milan. Cooper pour des clients tels que Ralph Lauren et Jones Apparel et est apparu régulièrement dans des publications telles que Glamour et Marie Claire.

Une femme au grand coeur

C’est en 2003 que Cooper a lancé la MacDella Cooper Foundation, une organisation à but non lucratif travaillant au service des enfants et des femmes défavorisés au Libéria. En décembre 2010, la Fondation MacDella Cooper a ouvert la première école au Libéria pour offrir des frais de scolarité gratuits, y compris la chambre et le conseil. Situé à Charlesville, dans le comté de Margibi, au Liberia, l’école, l’ Académie MacDella Cooper abrite actuellement 80 étudiants de 4 à 13 ans. Le bâtiment de l’école a été conçu par l’architecte néerlandais-américain Winka Dubbeldam.

Carrière politique 

Cooper a annoncé son intention de se présenter au président du Liberia lors des élections de 2017. Si elle réussissait, elle deviendrait la quatrième chef d’état-major élue du continent. Compte tenu du travail de la Fondation MacDella Cooper pour améliorer les résultats éducatifs et économiques pour les enfants, et notant la grande population de jeunes du Libéria, Cooper place l’éducation parmi ses piliers de campagne. Citant son site Web de campagne, ces piliers comprennent : l’éducation gratuite à l’enfance, la santé universelle, la croissance de la grille électrique nationale, la décentralisation et la propriété foncière.

Famille

Cooper vit à Monrovia, au Libéria avec ses trois enfants, Ella-Dean, Hilareal-George et Primo-Mateo. Le mari de Cooper, Thomas Tafuto, est mort d’un cancer en 2013.

 

Source : en.wikipedia.org

 

Emmanuel Macron nomme Vanessa Moungar

lundi, septembre 11th, 2017
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Le président de la République française, Emmanuel Macron, vient de nommer Vanessa Moungar,  directrice chargée du genre, des femmes et de la société civile à la Banque africaine de développement (BAD), au sein du nouveau Conseil présidentiel pour l’Afrique.

 

Dix autres personnalités – entrepreneurs pour la plupart, mais aussi des scientifiques et pionniers en leurs domaines – ont été nommées à ce Conseil, parmi lesquelles Karim Sy, entrepreneur franco-libano-sénégalais, et Sarah Toumi, une chef d’entreprise franco-tunisienne de 30 ans.

Officiellement lancée le 29 août 2017 au palais de l’Elysée à Paris, à l’occasion de la Conférence annuelle des ambassadeurs, cette nouvelle structure a pour but de « donner un nouveau visage » aux relations entre la France et l’Afrique. Le Conseil, qui aura un accès direct au président français, lui prodiguera conseils et avis techniques, en prévision de ses voyages officiels en Afrique.

Le président français a indiqué que le Conseil l’aiderait à « retrouver des canaux de discussion avec cette réalité africaine que l’on a un peu perdue de vue ces dernières années ».

Vanessa Moungar faisant un selfie avec Emmanuel Macron

Ressortissante franco-tchadienne, Vanessa Moungar avait été nommée à la tête du Département genre, femmes et société civile.

 

Elle ne doute de rien et ne s’en est d’ailleurs jamais laissé le temps. La Franco-Tchadienne savoure à peine le panorama genevois que lui offre le siège du Forum économique mondial (WEF), perché sur les hauteurs du quartier des Eaux-Vives. Toujours dans l’action, entre l’Europe, l’Afrique et les États-Unis, elle s’est construit un CV qui en impressionne plus d’un. À commencer par son employeur.

La jeune femme a toujours su ce qu’elle voulait : contribuer à accélérer le développement en Afrique. Quand elle intègre le Paris Business College (PBC) après l’obtention de son baccalauréat, en 2002, c’est pour s’assurer « une parfaite maîtrise de l’anglais dans le monde du business » (et une licence en administration des affaires et commerce international). Quand, quatre ans plus tard, elle s’envole pour les États-Unis, « c’est pour entrer à Harvard ». Et en sortir en 2013 avec un master en management, et major de sa promotion, comme elle l’avait déjà été au PBC.

Parallèlement, Vanessa Moungar met un pied dans le monde de l’entreprise en tant que chargée des études de marché, puis des ventes, d’une jeune société d’agro-business basée à New York.

Convaincue que le secteur privé a un rôle essentiel dans le développement économique, elle en fait son sujet de thèse à Harvard. Ce qui lui ouvre les portes du WEF, où elle débarque en décembre 2013. Au sein du département Afrique de l’organisation, elle côtoie les chefs d’État, les décideurs publics et privés d’un continent qu’elle sillonne depuis, cherchant toujours « à avoir le plus d’impact possible ». En continuant sur cette lancée, peut-être deviendra-t-elle un jour secrétaire générale de l’ONU, son rêve de petite fille.

Source Jeune Afrique et Agence Française de Développement.

RWANDA, NOUVEAU GOUVERNEMENT : LES FEMMES SONT 55%

lundi, septembre 4th, 2017
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Le 30 aout 2017, le nouveau Premier Ministre Rwandais, le Dr Edouard Ngirente, économiste chevronné a rendu public son équipe Gouvernementale.

Le nouvel exécutif comprend au total 31 membres, dont 20 Ministres et 11 Secrétaires d’Etat.  Fait rare pour ne pas dire unique, du moins en Afrique, les femmes, au nombre de 11, sont majoritaires parmi les ministres titulaires.

La composition du nouveau Gouvernement est à 55% féminine (11 femmes contre 9 hommes), ce qui démontre la forte volonté politique des dirigeants Rwandais en matière de promotion du genre. Depuis bien longtemps, les responsables politiques africains disent vouloir mettre en place une politique paritaire, mais ce challenge reste irrésolu à l’heure actuelle.

Voilà un exemple qui fera date quand on sait tous les défis que se donne ce pays sur les plans politique, économique, social et même culturel.

En plein 21 e siècle, on pourrait regretter qu’on puisse encore se poser la question du genre en priorité et non la question de la compétence : les femmes sont-elles capables d’occuper telle fonction ou pas ? Pourtant, il n’est plus exceptionnel de voir une femme à la tête d’un Etat ou d’un Gouvernement.  Pourquoi cela coince  quand il s’agit de former un Gouvernement ?

Ce qui est certain, le Rwanda veut montrer la voie. Les femmes peuvent réussir autant que les hommes et même mieux que les hommes.

Il n’est plus question de les cantonner à des portefeuilles ministériels de seconde zone.

Sur un total de onze secrétaires d’Etat, on compte seulement deux femmes.

Notons que le Rwanda a une Assemblée Nationale où les femmes sont majoritaires et on peut donc déduire avec fierté que c’est sur la base de cette première expérience réussie que le Président Paul Kagame et son nouveau Premier Ministre ont pris cette décision importante et courageuse de donner aux femmes cette place majoritaire.

Cette position ne serait donc pas une faveur accordée aux femmes ou aux féministes, mais plutôt le fruit de la grande satisfaction de leur  importante contribution au développement de ce pays.

En tout cas Bravo à nos sœurs Rwandaises, vous le valez bien.

Quelques exemples des Femmes nommées :

Madame Francine Tumusime, Ministre des terres et forets

Madame Marie Solange Kayisire, Ministre a la primature chargée des activités du gouvernement

Madame Rosemary Mbabazi, Ministre de la jeunesse

Madame Debonheur Jeanne d’Arc, Ministre des refugiés et des catastrophes naturelles

Madame Fanfan Rwanyindo Kayirangwa ,Ministre de la fonction publique et du travail.

adame Odette Uwamariya, Directeur de Cabinet à la primature

Madame Assoumpta Ingabire, PS au MINALOC

Madame  Kampeta Sayinzoga, CEO NIRDA (Développement industriel)

Madame Séraphine Mukantabana, Présidente de la Commission de démobilisation

 

SEPHORA TEMBI

 

 

 

 

SUSPENDUE D’ANTENNE APRES UN TERRIBLE LAPSUS

jeudi, juin 15th, 2017
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Une présentatrice de Gabon Télévision a été suspendue d’antenne après avoir annoncé par erreur la mort du président Ali Bongo Ondimba, en lieu et place de son défunt père Feu Omar Bongo Ondimba.

 

L’édition du journal télévisé de 23h00 de mercredi 7 juin 2017 restera longtemps gravée dans les mémoires des gabonais. Quelques secondes encore avant la fin et tout était bouclé. Pourtant ce soir-là, n’est pas tout à fait comme les autres. Les autorités s’apprêtent à commémorer la disparition du Président Omar Bongo Ondimba. Un communiqué est alors déposé pour lecture à la rédaction de la chaîne publique afin d’annoncer la célébration d’une messe de requiem le lendemain.

La lecture d’un communiqué pourtant simple, lu rapidement certainement par cette professionnelle au point de  remplacer le nom du défunt par celui de son fils, le président actuel.

« Le président de la République, Ali Bongo Ondimba, s’est éteint à Barcelone en Espagne », a déclaré la présentatrice en lisant ses notes. Elle a mentionné dès la phrase suivante « dans le cadre de la commémoration du huitième anniversaire de son décès ».

 

A ce qu’il semblerait l’intéressée ne s’est pas rendu compte de son erreur et a clôturé son journal comme d’habitude en ne  s’inquiétant de rien naturellement.

 

Pourtant depuis ce jour, Wivine Ovandang n’a plus le sommeil tranquille. La vidéo de la lecture du communiqué a rapidement fait le tour des réseaux sociaux et les propos de la journaliste ont été utilisé pour railler le Président de la République dont elle avait malgré elle annoncé la mort.

Le Directeur général de la chaîne, M. Matthieu Koumba est intervenu dès le lendemain dans le journal de 13h00 sur la « bourde » de sa journaliste pour annoncer  sa suspension de présentation du journal télévisé « à titre conservatoire ».

Wivine Ovandong, présentait le journal télévisé depuis  deux semaines après plusieurs années de reportage de terrain. Diplômée de l’université de Yaoundé où elle a soutenu un master en 2014, elle est reconnue par ses collègues comme une personne professionnelle, sérieuse et sans histoire.

 

Reste à espérer que ses qualités professionnelles pèseront sur la décision finale des responsables de la chaîne de télévision. Tant que ce sont les humains qui présenteront les journaux télévisés,  les lapsus se glisseront toujours là où on ne les attend pas.

 

Par ailleurs, on ne peut nier l’existence et l’activisme de mouvements opposés au Président de la République  et au pouvoir en général très actifs sur les réseaux sociaux depuis les dernières élections présidentielles d’août 2016. C’est plutôt l’exploitation de ce regrettable incident qui a provoqué le tollé et la présentatrice qui a eu le malheur de prononcer  ce lapsus apparaît comme le parfait bouc émissaire. Le journalisme ne doit jamais se faire dans la peur car il reste assurément un bon thermomètre de la démocratie.

 

Sephora Tembi

UNE GABONAISE INSOUMISE A PARIS

lundi, juin 12th, 2017
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Les élections législatives du 11 juin 2017 resteront longtemps gravées dans les mémoires des 43 millions d’électeurs français. Si le raz de marée du désormais parti présidentiel est constaté, quelques personnalités se sont distinguées par leurs particularités. L’une des forces incontestables du parti La République En Marche a été de donner la chance aux jeunes, aux femmes, à la société civile, à ceux qui n’ont jamais fait de politique, aux personnes venues de nulle part, le parti de la France Insoumise n’est pas en reste avec sa candidate dans le 2e arrondissement de Paris.

Danielle OBONO a déjà un parcours politique bien rempli. La jeune dame de 37 ans,  est née au Gabon et a été récemment naturalisée française. Elle arrive en politique par le mouvement altermondialiste. Sensible à la question de l’égalité en tant que noire, jeune, femme, elle est consciente que ses chances d’arriver à un poste à responsabilité sont minimes en France.

Enseignante-chercheuse précaire et politiste spécialiste en études africaines, elle commence à militer dès le lycée pour combattre le Front National.  Très engagée dans les mobilisations anti-racistes, la lutte anti-guerre et toutes les mobilisations étudiantes de ces dernières années. Elle a été membre de la LCR puis de la direction du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) avant de rejoindre le Front de gauche où elle fait notamment partie du conseil national de la campagne présidentielle de 2012 avant d’être candidate suppléante sur la 17e circonscription de Paris (18e et 19e arrondissements) lors des élections législatives. Elle est une des principales portes paroles de Jean Luc Mélenchon lors de la dernière présidentielle. Elle ne rechigne devant aucune opportunité pour défendre son candidat et ses idées.

 

En tant que tête de liste sur la 17e circonscription, elle continue de porter à Paris le message d’espoir et de radicalités concrètes qui est celui du Front de gauche au niveau national : oui, un autre monde est non seulement nécessaire, urgent mais possible. Faire de Paris la capitale de la résistance à l’austérité et du « bien vivre pour tou-te-s », voilà résumé le programme de cette wonderwoman.

 

La proposition qu’elle a défendue particulièrement pendant la dernière présidentielle et à laquelle elle tient énormément est  la création d’un ministère de l’Egalité et l’embauche de proximité dans le cadre de la lutte contre les discriminations. L’idée  est de présenter un bilan annuel à la Halde (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité) en faisant l’articulation entre tous les ministères qui sont liés aux questions de l’égalité : le logement, l’emploi, l’éducation afin de mesurer l’état et les avancées en matière de discrimination en France.

 

C’est certainement son dynamisme et la force de ses convictions qui l’ont porté lors du premier tour des élections législatives où elle a atteint le score très honorable de 17,37% contre 30,01% pour son adversaire de la République en marche qu’elle affrontera au deuxième tour. On lui souhaite déjà bonne chance mais surtout bravo pour le courage et l’exemple qu’elle donne aux millions de femmes africaines de la diaspora.

 

Mila BENDI

DIANE SHIMA RWIGARA, LA FEMME QUI OSE DEFIER PAUL KAGAME

mercredi, mai 10th, 2017
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Agée de 35 ans, Diane Rwigara est certainement la femme la plus courageuse du Rwanda. La jeune femme d’affaires vient d’annoncer le mercredi 3 mai dernier sa candidature à la présidentielle d’août prochain en tant qu’indépendante face à Paul Kagame.

C’est dans une salle bondée de journalistes d’un hôtel de Kigali que dame Diane Rwigara a rendu public sa candidature à la présidentielle. Fille d’un homme affaires, ancien responsable des finances du parti présidentiel décédé en 2015 dans des circonstances étranges a laissé entendre que la disparition de son père fait partie des raisons l’ayant poussé à se présenter.

« Tous ceux qui sont Rwandais ici connaissent des gens qui ont disparu ou qui ont été tués. Et ceux qui ont commis ces crimes n’ont jamais été jugés. Dans un pays qui se prétend en paix, ce n’est pas normal », a-t-elle lancé. « Je vais lutter contre la pauvreté, je vais lutter contre l’injustice », a-t-elle aussi déclaré.

Diane Rwigara a également dénoncé l’absence de liberté d’expression au Rwanda. « Les seules personnes qu’on entend sont celles qui encensent le régime. Il n’y a rien de mal à complimenter le gouvernement, mais il y a une catégorie de Rwandais dont les points de vue ont besoin d’être entendus », a-t-elle soutenu.

Diane Rwigara a assuré avoir de nombreux soutiens dans le pays et donc être en mesure de récolter les 600 signatures de citoyens requises pour officiellement déposer sa candidature.

L’annonce de sa candidature fait grand bruit ne serait-ce pas par l’audace dont fait preuve la jeune candidate dans un pays où on n’est pas habitué à ce genre d’initiative.

Malheureusement, depuis quelques jours,  Diane Rwigara fait l’objet d’une attention médiatique particulière pour une toute autre affaire. En effet, des clichés de la jeune femme de 35 ans en tenue d’Eve envahissent la toile.

Selon plusieurs sites d’informations, les photos ont commencé à circuler seulement quelques heures après sa déclaration publique.

Ses sympathisants soupçonnent des proches du pouvoir en place d’être à l’origine de la divulgation des clichés. De nombreux internautes, qui voient en cet acte une tentative de déstabilisation, espèrent qu’elle ne baissera pas les bras, en retirant sa candidature. Nous aussi. Go ahead Diane.

 

Mila BENDI

DIALOGUE POLITIQUE AU GABON: LES FEMMES ONT REPONDU PRESENTES

dimanche, avril 9th, 2017
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C’est au mois de janvier 2017 que la plateforme des Femmes Leaders pour la Paix et la Sécurité au Gabon avait initié un plaidoyer auprès des autorités gabonaises et diplomatiques en faveur de la participation des femmes au futur dialogue politique qui devait se tenir  conformément à la résolution 1325 du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

Un mois plus tard, le gouvernement reconnaissait la nécessité de la participation non seulement des femmes mais également de toutes les forces vives de la nation y compris les jeunes, les travailleurs, les chômeurs, etc.

Ce n’est donc pas moins de 800 organisations et pas moins de 1200 personnes qui viennent pour la première fois de s’exprimer librement et apporter leur contribution où elles avaient le choix entre 4 thématiques différentes notamment la modernisation de la vie publique, la révision du système électoral, la réforme des institutions et de la consolidation de la paix et de la cohésion sociale.

Ainsi du 29 mars au 10 avril 2017, l’engouement et la mobilisation ont été au rendez-vous. On a pu noter le sérieux, la volonté et la confiance des participants en cet exercice que nous souhaitons tous déterminant pour l’avenir du Gabon.

Les participantes femmes en étant très présentes ont ainsi témoigné de leur bonne connaissance du terrain et ont tenu à faire entendre leur voix en faisant des propositions très concrètes et très sérieuses pour l’amélioration du vivre ensemble et la décrispation du climat politique, économique, social et environnemental.

Toutefois, nous pouvons regretter la faible présence des femmes dans le bureau du dialogue politique où sur 16 personnalités, on compte uniquement 3 femmes. Soit deux pour le compte de la majorité, et une pour le compte de l’opposition. Ces femmes occupant les fonctions de rapporteurs et rapporteurs adjoints. Dans les bureaux des 4 panels également, on a compté deux femmes comme coprésidentes.

 

Mila BENDI

 

Mois de mars, « mois des femmes »…

mercredi, mars 1st, 2017
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Bienvenue au mois de mars 2017. « Le mois des femmes » est, cette année comme les précédentes, riche en évènements et célébrations dédiés aux droits des femmes. De Libreville, à Kinshasa, de Paris, à New York où se tiendra la grande messe des femmes, l’incontournable rendez-vous annuel des femmes pour les femmes : la Commission de la Condition Féminine (CSW) du 13 au 24 mars 2017 au siège des Nations Unies.

Ce mois de mars mobilise tout le monde : la société civile, les gouvernements, les responsables politiques, les personnalités de tous les domaines confondus semblent y accorder une très grande importance. Pourtant, chaque année on a peu l’impression que c’est plus ou moins la même chose. A la fin de ce mois en l’honneur des femmes, malgré la multiplication de forums, de colloques, de séminaires, de congrès et cela dans le monde entier, la mayonnaise finit toujours par retomber. Après les beaux discours, les innombrables recommandations, les chiffres sont là, éloquents aussi. La situation des femmes reste stagnante.

Le récent rapport sur le développement dans le monde consacré à l’égalité des sexes publié par la Banque Mondiale,  offre plusieurs raisons d’être pessimiste sur l’état des relations hommes-femmes, particulièrement en Afrique. Plus d’un million d’Africaines meurent prématurément chaque année, souvent en raison de complications liées aux accouchements et au VIH/SIDA. Les femmes gagnent moins que les hommes, que ce soit dans l’agriculture, dans les entreprises ou sur le marché du travail en général. En outre, les violences domestiques sont souvent tolérées au point que, 61 % des Éthiopiennes estiment normal d’être battues par leur mari quand elles laissent brûler le dîner.

D’un autre côté, il y a aussi des raisons d’être optimiste. Le Rwanda est le pays qui compte la plus forte proportion de parlementaires de sexe féminin au monde. En outre, les femmes participent davantage à l’activité économique en Afrique que dans la plupart des régions du monde : 61 % des Africaines font partie de la population active. Dans certains secteurs de l’économie, les disparités entre les sexes sont moindres sur le continent africain que dans d’autres parties du monde. Selon un autre rapport publié récemment sur l’accès aux services financiers, 22 % des Africaines disposent d’un compte auprès d’une institution financière officielle contre 27 % des hommes, alors qu’en Asie du Sud les pourcentages sont de 25 % pour les femmes et de 41 % pour les hommes.

 

On constate aussi que l’écart entre les garçons et les filles en matière de scolarisation primaire s’est atténué dans la plupart des pays africains. Il faudrait maintenant parvenir au même résultat dans l’enseignement secondaire et modifier les programmes scolaires qui orientent les filles vers certaines professions et les garçons vers d’autres. Par ailleurs, la modification de la législation dans divers domaines allant du droit de la propriété à la liberté de mouvement commence à débloquer certaines situations.

Le défi consiste à faire respecter ces droits dans la pratique, de manière à permettre aux femmes d’avoir accès à la justice, au monde du travail, à la politique et aux affaires au même titre que les hommes.

Autant d’enjeux toujours d’actualité aujourd’hui qui soulignent l’importance et l’urgence de renforcer la mobilisation en faveur d’une égalité entre les femmes et les hommes effective, la promotion et la garantie des droits universels des femmes et l’acquisition de nouveaux droits.

Voici résumé, l’importance de la mobilisation autour du mois de mars, le mois des femmes. Une occasion en or pour les féministes et pour les défenseurs de l’égalité des sexes de tirer un bilan sur l’évolution des droits des femmes dans le monde. De jauger le gap entre les beaux discours et l’implacable réalité des faits.

Comme disait un célèbre communicateur, « pas d’image, pas de réalité ». Les femmes représentent la moitié de la terre et du ciel. Le droit des femmes est une question importante et incontournable n’en déplaisent à certains. Depuis la déclaration des droits de la femme et de la citoyenne en 1791 en passant par la Déclaration de Beijing en 2000, qui ont marquées les grandes étapes, d’autres pas tout aussi essentiels restent à franchir.

Le droit des femmes, ce n’est pas seulement en mars qu’il faut en parler, c’est toute l’année ! Et plus qu’en parler, il faut agir. Bon mois de mars à toutes les femmes.

Marie MINANG

 

GHANA: LES REINES MERES REPRENNENT LE POUVOIR ET FONT BOUGER LES CHOSES

jeudi, février 23rd, 2017
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Autrefois gardiennes des traditions, ces dirigeantes de village ont modernisé leur rôle et se battent pour améliorer la condition féminine.

 

« J’ai grandi ici, raconte Dogkudome Tegzuylle I, 56 ans, en désignant d’un grand geste les huttes de terre au toit de chaume qui composent son village et les champs parfaitement entretenus qui l’entourent. Je connais la plupart des femmes et leurs problèmes. Je veux changer les choses. Je veux être une véritable dirigeante. » Cette sage-femme dotée d’une forte présence et d’un sourire chaleureux est la « reine mère » de Lyssah, un village de 1 200 habitants situé dans la vaste zone rurale traditionnelle du district de Lawra, au nord-ouest du Ghana.

Comme elle, les quelque 10 000 reines mères  du Ghana reprennent leur pouvoir ancestral et font évoluer la condition sociale et économique des femmes et des enfants à travers le pays et sur l’ensemble du continent.

« Partenaires des chefs »

Chaque ville et village du Ghana possède une « famille royale » descendant de la première famille installée sur place. Choisies au sein de ces familles, les reines mères, ou pognaa, sont les gardiennes des traditions culturelles, et leur rôle consiste principalement à veiller sur les femmes et les enfants de leur communauté. « On nous appelle reines mères car nous sommes partenaires des chefs et nous veillons sur tout le village », explique l’une d’elles.

Dans le sud du Ghana, comme dans d’autres pays d’Afrique, cette tradition est séculaire, de même que la chefferie, organisation politique précoloniale. A l’origine, les reines mères étaient puissantes et respectées, mais les colonisateurs ont ignoré le rôle de ces femmes dirigeantes, en négociant uniquement avec les chefs, si bien que leur influence est allée diminuant. Après l’indépendance, en 1957, le nouveau gouvernement n’a pas intégré le statut des reines mères dans les institutions représentant les régions, et leur rôle s’est réduit à un titre essentiellement honorifique. Dans le même temps, les chefs ont conservé un immense poids économique, social et politique.

Cependant, depuis qu’elles sont mieux instruites et, surtout, connectées, les reines mères ghanéennes commencent à reconquérir leur rôle traditionnel en le modernisant. Elles acquièrent de nouvelles compétences et collaborent avec leurs homologues d’autres pays africains. Ensemble, elles jouent un rôle de plus en plus important dans la lutte pour l’éducation des filles et contre les mutilations génitales féminines, le mariage précoce, la pauvreté et d’autres problèmes sociétaux.

 

Reprendre confiance

« Notre principal défi est la pauvreté, notamment chez les jeunes femmes », précise Dogkudome Tegzuylle I. Lawra, son district, fait partie d’une vaste région rurale et pauvre où les infrastructures sont rares. Les hommes possèdent les terres et prennent toutes les décisions : « Nos hommes sont difficiles. Ils ne subviennent pas aux besoins de leurs femmes. »

La situation est similaire dans d’autres villages. « Regardez autour de vous, les femmes sont largement majoritaires dans nos villages, fait observer Maabuora Sanduo I, la pognaa de Nanyaare, un village voisin. Beaucoup de nos hommes meurent jeunes parce qu’ils boivent et ne prennent pas soin d’eux, si bien que les veuves sont nombreuses. D’autres laissent les femmes et les enfants se débrouiller seuls. »

Pour aider les femmes à subvenir à leurs besoins, les reines mères ont créé des projets générant de petits revenus en se servant des ressources naturelles locales, telles que le beurre de karité. Elles ont mis en place des groupes de fabrication de savon, d’apiculture et de coiffure, ainsi que des clubs d’épargne et de crédit informels appelés susu.

« Les pognaa ont créé les susu, car nous ne pouvons pas attendre l’aide des donneurs ou du gouvernement. Je suis allée au Canada pour apprendre la direction d’entreprise, la communication et l’évaluation de la situation sanitaire. A mon tour, je forme d’autres femmes », raconte Anita Sutha, enseignante de collège.

« Avant, les femmes dépendaient de leur mari pour tout. A présent, elles peuvent gagner leur vie et un peu d’argent pour leurs enfants, souligne Dogkudome Tegzuylle I. Elles prennent confiance en elles et gagnent le respect de leur mari. Auparavant, elles ne participaient à aucune décision. Désormais, on les écoute. »

Réseau panafricain et influence

Dans certains villages, les hommes ont imité les femmes et créé leurs propres clubs susu. Dogkudome Tegzuylle I est bien décidée à les impliquer davantage dans la vie du village : « Je dis que tout le monde doit venir aux réunions, participer, et ils commencent à venir. Petit à petit, nous assistons à un changement : les gens comprennent que les hommes et les femmes peuvent dialoguer et échanger des idées. Les choses s’améliorent peu à peu. »

Chaque reine mère a sa vision et ses priorités pour son village. De hameau en village, les programmes sont consacrés à des thèmes très différents : changement climatique, éducation des filles, grossesse chez les adolescentes, assainissement, VIH, création de revenus… Bien souvent, les pognaa s’arrangent pour qu’une ONG vienne sur place et fasse un exposé, ou envoient des villageois se former à Accra ou à l’étranger pour qu’ils puissent à leur tour former les autres habitants.

« Notre pognaa fait tellement de choses, apprécie Agnès Tangkuu, tisserande et enseignante bénévole dans une école maternelle. Elle est notre mère, notre sœur, notre chef et notre grand-mère. »

Au niveau régional et national, les reines mères imaginent des stratégies et des campagnes. En 2014, elles ont établi des contacts avec d’autres pays d’Afrique et formé un réseau panafricain de dirigeantes traditionnelles afin de s’exprimer d’une seule voix sur des questions qui concernent tout le continent et avoir une véritable influence. Leur tout premier objectif est l’éradication des mutilations génitales féminines.
Source: www.lemonde.fr/afrique.

 

« SANS FEMME, ON OBTIENT QUE LA MOITIE DE CE QU’ON VEUT »

samedi, février 11th, 2017
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« Sans femme, on n’a que la moitié de ce qu’on veut« , Sa majesté le Lamido de Banyo Mohaman Gabdo Yaya

Pour la première fois dans l’histoire des lamidats (chefferies traditionnelles du 1er degré) du Nord Cameroun, des femmes ont été intronisées comme notables pour jouer un rôle décisif aux côtés de leurs collègues hommes.

Selon la coutume sahélienne, les femmes jouent un rôle secondaire sur tous les plans.

La barrière a été brisée au lamidat de Banyo dans la région de l’Adamaoua.

Le lamido de Banyo Mohaman Gabdo Yaya répond à Mohaman Babalala a répondu à un confrère:

Pourquoi cette innovation au sein du lamidat de Banya?

J’ai essayé de comprendre pourquoi nos ancêtres n’associaient pas beaucoup les femmes à leurs activités. On pensait que les femmes devaient s’occuper de la nourriture et des enfants uniquement, de faire les enfants, de les élever. Mais de nos jours, quand on voit le monde, on voit que sans femme dans tout ce que tu fais, tu n’obtiens que la moitié. Donc pour obtenir 100% il faut que les femmes participent à l’action. Même dans les élections, quand c’est rien que les hommes qui votent, vous avez moins de 50%. Mais quand les femmes sont là, on atteint 80 à 90%. C’est pour ca qu’il faut associer les femmes.

Moi, Lamido, je ne peux pas aller dans la concession de quelqu’un pour expliquer à sa femme ce qu’il faut faire. Même s’il est à côté, je ne pourrai pas entrer. Mais les notables femmes que nous avons installées, tout le monde a accepté, peuvent aller de maison en maison expliquer ce qu’il faut, expliquer le social, genre « il faut amener les enfants à l’école », « il faut soigner les enfants et les amener à l’hôpital », « il faut soigner de telle façon telle maladie qui attaque les enfants ».

Est-ce une idée originale provenant de vous-même me ou bien une proposition qui vous a été faite pour que vous introduisez des femmes comme notable au sein de votre lamidat ?

Même pour les réunions, vous ne voyez que les hommes. Il faut que nous introduisions les femmes dans tout ce que nous faisons et nous gagnerions. Les Ong autres ne veulent plus passer par les gouvernements pour aider les populations. Pour que l’aide soit direct, il faut que nous organisions les jeunes, les femmes, les pauvres etc. Ainsi quand un pays veut aider directement une catégorie sociale, cela va arriver directement et non par procuration ou via la représentation du mari, de l’homme ou du gouvernement.

Nigeria
Une des notables femmes

Est-ce que vous n’avez pas rencontré l’opposition de vos sujets par rapport à cette innovation au sein de votre lamidat ?

A proprement parler, j’ai d’abord sensibilisé les gens. J’ai expliqué : « est-ce que vous voyez des inconvénients ? Ceux qui voient des inconvénients n’ont rien dit, ils gardent leurs femmes pour eux. Ceux qui y voient un avantage dans ce que nous allons faire, ont spontanément adhérer à cette idée. Et j’ai choisi les volontaires, les femmes qui veulent bien travailler et faire ce que nous attendons d’elles.

En tant que lamido où commence votre tâche au niveau du spirituel et au niveau du temporel ?

Au Cameroun, la loi n’interdit pas aux chefs traditionnels d’être également un élu du peuple. Au contraire, c’est un plus. Cela m’ouvre plusieurs portes pour résoudre tous les problèmes du Banyo. Vous savez nous vivons la mondialisation. La mondialisation c’est des idées qui viennent pour la plupart d’un peu partout.

Des idées et des habitudes qui nous viennent étouffent nos propres idées, nos propres valeurs, nos propres activités. S’il n’y a pas de chefs traditionnels qui essaient un peu de faire valoir nos propres valeurs traditionnelles, vous savez que nous allons devenir plus blancs que les blancs.

source: bbc.com/afrique


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