Archive pour la catégorie ‘Résolution 1325’

« IL FAUT IMPLIQUER LES FEMMES DANS LES PROCESSUS DE PAIX»

mardi, décembre 12th, 2017
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Le réseau des Femmes des Presses Pour la Paix et la Sécurité en Afrique Centrale (FEPPSAC), vient d’organiser un atelier à Libreville sur le thème : Les médias face aux défis de la consolidation de la paix, comprendre les enjeux de la Résolution 1325 du conseil de sécurité de l’ONU ».

A travers les communications d’experts locaux, les échanges riches ont contribué non seulement à renforcer les capacités des femmes et des hommes des médias venus nombreux,  mais également à les sensibiliser sur l’importance d’intégrer une démarche sexospécifique dans les questions relatives à la paix.

En septembre 1995, 189 Etats ont signé la déclaration de Pékin. Cette Déclaration assortie d’un programme d’action a invité la communauté internationale à s’engager pour la promotion de la femme et l’égalité des sexes. La Déclaration exhorte à mettre en œuvre tous les moyens vers une réelle égalité homme/femme, une politique de développement et un engagement vers la paix.

 

 

En octobre 2000, Le Conseil de sécurité de l’ONU  a voté la Résolution 1325 sur les femmes, la paix et la sécurité.  Un outil dont l’efficacité dépend de la capacité analytique à maîtriser les dimensions sexospécifiques des conflits et de la paix.

 

Répondre aux défis propres aux hommes et aux femmes en situation de conflit et de post conflit exige une sensibilité et une écoute des réalités humaines vécues spécifiquement et différemment par chaque sexe. Cela exige ensuite une formation et une information appropriée, nécessaire à la prise de décisions éclairées. Cela exige enfin des outils appropriés, des engagements fermes, des mesures d’action, des mesures d’évaluation et des mécanismes d’imputabilité.

 

Les femmes d’Afrique centrale, comme celles d’ailleurs, sont profondément préoccupées par la persistance et la prolifération de la violence et des conflits dans leur région. Elles n’ont eu de cesse ces dernières années de manifester leur volonté, leurs compétences pour faire avancer nos pays sur la voie d’une culture de paix durable, comme prescrit par la Résolution 1325.

 

C’est de ce constat que le réseau des Femmes des Presses Pour Paix et la Sécurité en Afrique centrale est née en novembre 2016 à Douala dans un environnement où les professionnelles des médias et diffuseuses de l’information attachées à la cause de la paix et de la non-violence faisait défaut.

 

Créer un espace où les médiatrices de paix peuvent exprimer leurs préoccupations, confronter leurs expériences, échanger des idées, établir un ordre de priorité pour les stratégies et coordonner leurs actions en faveur de la résolution des conflits et de la construction de la paix apparait comme une nécessité.

 

Quand la paix se trouve menacée, il est important que les Femmes avec leur cœur de mère se mobilisent aussi au plus haut niveau pour promouvoir des messages de paix, de tolérance et de non-violence qui tiennent compte des considérations de genre et apportent leur contribution en faveur de la paix et du développement durable.

 

Enfin, cette rencontre s’inscrivait dans le cadre des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes qui sont célébrés dans le monde entier. La campagne sous la couleur orange débute le 25 novembre, date de la célébration de la journée internationale de l’élimination des violences faites aux femmes, jusqu’au 10 décembre, jour où est célébré la journée les Droits de l’homme.


Des actions sont menées par des organisations féminines afin de bannir les violences faites aux femmes. Rappelons qu’une femme sur trois est victime de violence basée sur le genre au cours de sa vie.

Séphora TEMBI

Gabon: une semaine pour la Paix

lundi, septembre 18th, 2017
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A l’occasion de la journée de la Paix qui est célébrée chaque 21 septembre, une série d’activités pour promouvoir le rôle des Femmes dans la recherche et la consolidation de la Paix est prévue à Libreville.

 

En partenariat avec le bureau local de l’UNESCO, l’ONG Malachie et le Groupe des Femmes Leaders Pour la Paix et la Sécurité au Gabon ont lancé les festivités qui se dérouleront tout au long de cette semaine spéciale.

Le Forum pour la Paix et le Développement Durable a donc débuté ce lundi 18 septembre 2017 et se poursuivra jusqu’à mercredi.  Plusieurs panélistes sont appelés à intervenir sur des thématiques notamment : le leadership féminin ou encore la contribution des femmes des médias dans la consolidation de la Paix. Les échanges ont soulevé des questions très intéressantes, toute chose pour démontrer l’intérêt du public sur ce sujet essentiel en faveur de la cohésion d’une nation.

Des ateliers, des tables rondes, des visites dans les marchés publics,  ou  encore une levée de fonds, et même une soirée de gala sont au programme. Les activités culturelles ne sont pas en reste, un chant a été composé par l’artiste Annie Flore Batchielilys pour la circonstance, ainsi qu’un concert gospel, des expositions de produits locaux et même un tournoi de football.

C’est donc une semaine très riche et très colorée pour démontrer comme le veut le thème retenu cette année,  » Ensemble pour la Paix : respect, dignité et sécurité pour tous ».  Un thème non choisi au hasard mais pour rappeler la campagne de sensibilisation intitulée « Ensemble ». Une initiative des Nations Unies afin de mettre en avant le respect, la sécurité et la dignité pour toute personne forcée par les circonstances à quitter son domicile à la recherche d’une vie meilleure.

Sephora TEMBI

ISSOZE NGONDET S’ENGAGE POUR LA CAUSE DES FEMMES

lundi, septembre 11th, 2017
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Emmanuel ISSOZE NGONDET est depuis le 28 septembre 2016, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement du Gabon. Sa nomination est loin d’être le fait du hasard ou de la chance mais plutôt le fruit d’une grande dévotion au travail et d’une longue expérience de la gestion des dossiers d’Etat.  Et surtout, quand on approche l’homme, on découvre progressivement une personnalité combattive, loyale, magnanime, animée par des valeurs chrétiennes profondément humanistes.

Longtemps entre deux avions à promouvoir le Gabon, il a été au contact d’autres cultures et d’autres méthodes de travail. On peut croire que c’est sans doute ces multiples expériences vécues à l’étranger et sa détermination à réussir la mission confiée par le Président de la République qui le poussent à marquer un grand pas sur la question de la parité et des droits des Femmes.

En effet, la nomination d’un ministère, fusse-t-il un Ministère Délégué est un soulagement pour les Femmes Gabonaises. Dans la sous-région Afrique Centrale et en Afrique en général, le Gabon paraissait bien isolé en reléguant la question des droits des  Femmes à des simples directions générales à l’intérieur du Ministère des Affaires Sociales. On avait du mal à le comprendre d’autant plus que le Président de la République défend ouvertement la féminisation de la vie publique avec son projet dénommé « La Décennie de la Femme ».

Le 21 aout 2017, Madame Clotilde Chantal Mboumba Moueli a été nommée Ministre délégué auprès du Premier ministre, chef du gouvernement, en charge de la Décennie de la femme, de l’Egalité des chances et de l’Investissement humain.

Avec cette nomination, les Femmes Gabonaises peuvent donc se mettre à espérer, même si les défis s’annoncent déjà nombreux pour ce tandem à la Primature qu’on souhaite gagnant.

Notons que depuis qu’il est Chef du Gouvernement, Emmanuel Issoze Ngondet met un point d’honneur à respecter la loi N°0092016 relative au quota de 30% de femmes dans les emplois supérieurs de l’Etat. Aux administrations et autres entités de suivre. A savoir qu’il n’y a aucune Femme Prefet encore moins Gouverneur. Sans oublier les conseils d’administrations, les directions générales des grands établissements publics, les cabinets ministériels, les forces de défense et sécurité où une sérieuse mise à jour doit être faite.

La représentativité des femmes en politique reste encore un énorme challenge.  Avec l’approche des prochaines élections législatives d’avril 2018, cette question doit être posée plus que jamais, puisque la participation des femmes dans la vie politique au Gabon est encore bien timide. Pourquoi ne pas contraindre les responsables des groupements politiques à respecter cette loi des quotas en pénalisant les mauvais élèves en matière de promotion du genre.

Les possibilités pour réussir l’égalité femmes-hommes existent mais certainement la volonté politique affichée devrait faire la différence. On peut aussi s’appuyer sur des exemples importés, comme celui du Rwanda où le Gouvernement compte 55 % de Femmes. Par ailleurs, la société civile pourrait aussi être un bon soutien dans les bonnes pratiques en faveur de la parité.

Des études menées aux Etats Unis ont démontrées que la promotion du genre et le respect pour l’égalité serait plus efficace, si ces valeurs étaient enseignées dès le banc de l’école. Cela peut s’avérer nécessaire, aussi bien pour les jeunes filles qui ne comprennent pas toujours les enjeux autour de ces questions, que pour les garçons qui doivent apprendre à accepter la parité comme un atout et non comme un frein.

 

N’oublions surtout pas la lutte contre les violences faites aux femmes qui devra connaitre une sérieuse accélération dans les grandes villes comme dans les villages reculés.

 

Enfin, l’adoption d’un plan national au Gabon de la Résolution 1325 du Conseil de Sécurité des Nations Unies en faveur de la participation des Femmes dans les Processus de Paix et de Sécurité. Ce véritable plaidoyer pour l’intégration d’une démarche anti-sexiste et la pleine participation paritaire des femmes à l’ensemble des initiatives de paix et de sécurité, prévoit également des dispositions précises. A savoir, une représentation accrue à tous les niveaux de prise de décisions en matière de prévention, gestion et résolution de conflit, une formation sur le genre et le VIH/sida destinée au personnel de maintien de la paix, un soutien aux initiatives de paix prises par des groupes locaux de femmes, ainsi que la protection des femmes et des fillettes face aux violences sexistes.

 

Bio express

 

Franck Emmanuel Issoze Ngondet est un diplomate chevronné qui sert son pays au plus haut niveau depuis plusieurs années. Plusieurs fois nommé Ambassadeur, il a représenté le Gabon dans plusieurs grandes missions diplomatiques notamment en Corée du Sud, en Ethiopie à  l’Union Africaine, puis aux Etats Unis à New-York auprès de l’Organisation des Nations Unies.

Son retour au Gabon en 2011, est tout aussi exaltant puisqu’il enchaîne plusieurs portefeuilles ministériels importants. D’abord le très convoité ministère du Budget et de la Fonction Publique. En 2012, il devient Ministre des Affaires Étrangères, son département naturel et d’origine puisque c’est là que débute  sa carrière en 1997 à la Direction Amérique.

Auteur du roman Un Ascète dans la Cour  publié en 2007, aux éditions L’Harmattan. Il est marié et père de cinq enfants.

Mila BENDI

UN RESEAU DES FEMMES DES MEDIAS POUR LA PAIX

samedi, septembre 2nd, 2017
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Les représentantes des femmes des médias issues de 10 pays d’Afrique centrale se sont retrouvées du 29 au 31 août 2017 à Yaoundé au Cameroun dans le cadre d’un atelier sous- régional autour du thème : Pour une coopération dynamique entre la CEEAC et les femmes des médias en faveur de la paix et la sécurité en Afrique centrale.
Pendant ces trois jours, les participantes ont pu longuement débattre sur le bilan de la mise en œuvre de la Résolution 1325 en faveur de l’implication et la participation des femmes dans les processus de paix et sécurité dans la sous-région  ainsi que sur le rôle que les femmes des médias pourraient jouer pour favoriser la mise en œuvre d’un plan régional de ladite Résolution.

A savoir que seuls 4 pays ont déjà passé l’étape de l’adoption d’un plan national de la Résolution 1325 notamment la République Démocratique du Congo, la République Centrafricaine, le Burundi et le Rwanda. On note cependant que même dans ces pays, le bilan reste assez mitigé et beaucoup reste encore à faire en terme de participation des femmes dans les processus de Paix et de Sécurité.

On ne le dira jamais assez, mais lors des conflits, les femmes et les enfants sont toujours les premières victimes. On ne compte plus toutes les sortes d’atrocités dont elles sont l’objet. Il est clairement injuste de les marginaliser quand il est question de s’asseoir autour d’une table et de rechercher les solutions pour la paix.  Une résolution du Conseil de Sécurité a été prise dans ce sens depuis le 30 octobre 2000, la Résolution 1325, et au moment où on s’apprête à célébrer son dix-septième anniversaire, on constate que le chemin est encore long.

C’est donc dans cet ordre d’idées que les femmes des médias ont été invitées à se mettre ensemble dans toutes les composantes qui existent afin de faire le plus large échos possible à ce plaidoyer  qui reste encore méconnu du grand public et ignoré des décideurs de la sous-région.

A l’issue des travaux,  il a été décidé de la création d’un réseau des femmes des médias pour la Paix et la Sécurité en Afrique Centrale avec la mission de collecter et de diffuser toutes les informations en rapport avec ce sujet dans leurs rédactions respectives. Ce  nouveau réseau a déjà un bureau provisoire, qui sera présidé par Madame Mélissa BENDOME, originaire du Gabon,  Coordinatrice de la première plateforme des Femmes editrices Pour la Paix et la Sécurité en Afrique centrale (FEPPSAC). Il s’agit donc véritablement de faire du lobbying pour cette noble cause et de mettre en place une stratégie de communication afin de porter ce message le plus haut possible et faire enfin bouger les lignes.

Un premier objectif a déjà été assigné au bureau qui vient tout juste d’être mis en place, celui de lancer un magazine semestriel pour la promotion de la Résolution 1325 en Afrique centrale ainsi que la création d’un site internet.

Un partenariat a également été consacré avec la Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté  (WILPF Cameroon) représentée par Madame Sylvie NDONGMO.

Enfin, les participantes se sont engagées à travers un document, dénommé, Déclaration de Yaoundé afin d’interpeller formellement les autorités politiques de l’Afrique centrale et les organisations sous régionales sur cette cause.

Cet atelier a été organisé grâce au soutien du Bureau Régional des Nations Unies Pour l’Afrique centrale (UNOCA), la Communauté Economique des Etats de l’Afrique centrale, avec la contribution d’ universitaires, des membres de la société civile ainsi que des autorités camerounaises.

SEPHORA TEMBI

ELECTIONS LEGISLATIVES AU CONGO : LE DEFI DE LA PARITE

mercredi, juillet 12th, 2017
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Au Congo-Brazzaville la parité demeure encore un slogan creux  dans les différentes institutions du pays. Pour preuve, les femmes ne représentent que 7% des effectifs de l’Assemblée nationale sortante. C’est pour améliorer ce pourcentage que les deux principaux partis de la majorité et de l’opposition ont rehaussé le niveau des quotas des femmes sur leurs listes aux législatives et aux locales du 16 juillet prochain.

 

Le challenge s’annonce énorme pour les congolaises. Elles doivent franchir la barre de 30% sur les listes électorales présentées par leurs formations politiques.

Pour la toute première fois, les partis ont accepté le pari de laisser aux femmes une place plus importante.  Autant dire qu’elles sont attendues au tournant. Elles doivent cette fois ci montrer ce qu’elles ont dans la tête. Le monde politique est impitoyable. Pour preuve, plusieurs polémiques sur les capacités intellectuelles de certaines candidates viennent déjà rythmer cette campagne.

Si depuis quelques années des voix se lèvent pour réclamer la parité dans toutes les institutions, force est de constater que le chemin est encore long. Mais il faut reconnaître que le premier blocage c’est la femme elle-même.

 

Voici pourquoi,  pendant six jours, 190 femmes venues des partis politiques de la majorité, de l’opposition et des indépendants ont reçu des enseignements relatifs à l’efficacité de leurs actions avant, pendant et après les campagnes électorales. Réparties en deux groupes, ces femmes candidates ont été imprégnées des textes et autres dispositions réglementaires contenues dans la loi électorale congolaise et la place de la femme dans le dispositif juridique appliqué au Congo.

Nombreuses ont été celles qui ont affirmé avoir assimilé les notions fondamentales liées à la démocratie représentative. De manière proactive, ces candidates ont discuté et échangé sur l’organisation et le déroulement des opérations électorales ainsi que le rôle dévolu aux élus locaux, municipaux, départementaux et nationaux. Elles ont aussi appréhendé les méthodes de fonctionnement et d’animation des organes délibérants et exécutifs des conseils municipaux et locaux. Enfin, elles ont examiné le déroulement d’une campagne électorale.

 

Cette session de formation assurée par l’expert en genre et élection, René Martin Galloy et la coordonnatrice du programme d’autonomisation des femmes et gouvernance d’ONU-femmes Paulette Beat Song, a aussi axé ses thèmes sur le fonctionnement d’un bureau de vote et les opérations qui suivent la clôture des opérations de votes.

La participation massive des candidates à cette formation est un signe de changement en cours au sein de la société congolaise. Les femmes s’intéressent de plus en plus à la chose politique mais ne savent pas toujours comment faire. Ce genre d’initiatives est donc à saluer et à généraliser dans d’autres pays.

 

Mila BENDI

DIALOGUE POLITIQUE AU GABON: LES FEMMES ONT REPONDU PRESENTES

dimanche, avril 9th, 2017
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C’est au mois de janvier 2017 que la plateforme des Femmes Leaders pour la Paix et la Sécurité au Gabon avait initié un plaidoyer auprès des autorités gabonaises et diplomatiques en faveur de la participation des femmes au futur dialogue politique qui devait se tenir  conformément à la résolution 1325 du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

Un mois plus tard, le gouvernement reconnaissait la nécessité de la participation non seulement des femmes mais également de toutes les forces vives de la nation y compris les jeunes, les travailleurs, les chômeurs, etc.

Ce n’est donc pas moins de 800 organisations et pas moins de 1200 personnes qui viennent pour la première fois de s’exprimer librement et apporter leur contribution où elles avaient le choix entre 4 thématiques différentes notamment la modernisation de la vie publique, la révision du système électoral, la réforme des institutions et de la consolidation de la paix et de la cohésion sociale.

Ainsi du 29 mars au 10 avril 2017, l’engouement et la mobilisation ont été au rendez-vous. On a pu noter le sérieux, la volonté et la confiance des participants en cet exercice que nous souhaitons tous déterminant pour l’avenir du Gabon.

Les participantes femmes en étant très présentes ont ainsi témoigné de leur bonne connaissance du terrain et ont tenu à faire entendre leur voix en faisant des propositions très concrètes et très sérieuses pour l’amélioration du vivre ensemble et la décrispation du climat politique, économique, social et environnemental.

Toutefois, nous pouvons regretter la faible présence des femmes dans le bureau du dialogue politique où sur 16 personnalités, on compte uniquement 3 femmes. Soit deux pour le compte de la majorité, et une pour le compte de l’opposition. Ces femmes occupant les fonctions de rapporteurs et rapporteurs adjoints. Dans les bureaux des 4 panels également, on a compté deux femmes comme coprésidentes.

 

Mila BENDI

 

GHANA :  AKOSUA FREMA OSEI-OPARE NOMMEE CHEF D’ETAT MAJOR

dimanche, janvier 29th, 2017
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Haute fonction très stratégique occupée traditionnellement par des hommes, le plafond de verre vient à nouveau d’être percé. Mme Akosua Frema Opare-Osei, a été désignée Chef d’état-major au Bureau de la Présidence du Ghana.
Nommée par le nouveau président, Nana Addo Ako, elle devient ainsi la première femme dans l’histoire du pays à être portée à ce poste. Elle sera secondée dans sa tâche par Francis Asenso-Okyere et Samuel Jinapor.
Âgée de 69 ans, Mme Akosua Frema Opare-Osei était consultante en développement et experte en ressources humaines jusqu’à sa nomination.
Elle a été enseignante à l’Université du Ghana, Legon, entre 1976-1982. De 2005 à 2008 elle fut affectée au ministère ghanéen de la jeunesse et de l’emploi.
Frema serait titulaire d’une licence ès sciences à l’Université d’Accra et d’un master en nutrition humaine à l’Université de Guelph, Canada.
Elle est mariée et mère de quatre enfants.

 

Marie MINANG

PRESIDENCE DE LA COMMISSION PAIX ET SECURITE : UNE NIGERIANNE CANDIDATE

dimanche, janvier 29th, 2017
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L’avenir du continent africain, passe par la commission Paix et Sécurité de l’Union africaine. Le Conseil de paix et de sécurité est l’organe de l’organisation africaine en charge de faire exécuter les décisions de l’Union. Ce Conseil est basé sur le modèle du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

Ses membres sont élus par la Conférence de l’Union africaine de manière à refléter l’équilibre régional en Afrique, ainsi que d’autres critères, dont la capacité à contribuer militairement et financièrement à l’Union, la volonté politique de le faire, et l’efficacité de la présence diplomatique à Addis Abeba.

Le Conseil est composé de 15 membres, dont cinq sont élus pour un mandat de trois ans, et dix pour un mandat de 2 ans. Les pays sont immédiatement rééligibles à la fin de leur mandat.

Ce lundi 30 janvier 2017, outre le nouveau président de la commission de l’UA, les chefs d’Etats africains devront choisir le commissaire à la Paix et à la Sécurité pour les quatre prochaines années. En lice, deux candidats, le sortant, l’algérien Smaïl Chergui, et la Nigérianne Fatima Kyari Mohammed.

Fatima Kyari, fille d’un ancien diplomate, Ahmed Kyari Mohammed, est une conseillère en matière de paix et de développement. Elle est actuellement experte senior auprès de la section Consultation des Conflits et de la Sécurité en Afrique de l’Ouest (WACAS) de la famille INCAS Consulting Ltd (Valetta) (www.wacasconsulting.org). Elle est également co-fondatrice et coordinatrice du Projet LikeMinds, Nigeria (www.likemindsproject.org).

Fatima Kyari Mohammed pense qu’un de ses principaux atouts est d’être « une femme. Ce serait la première fois qu’une femme serait sur ce poste. Ce serait la première fois pour le Nigeria aussi. La paix et la sécurité sont prioritaires pour le Nigeria, avec Boko Haram ».

 

A quelques jours du vote, elle s’est exprimée au micro d’un confrère.

RFI: Qu’est-ce qui va changer si vous êtes élue Commissaire paix et sécurité de l’Union africaine ?

Fatima Kyari Mohammed : D’abord, le fait que je sois une femme. Ce sera la première fois qu’une femme sera sur ce poste et ce sera aussi la première fois pour le Nigeria. La paix et la sécurité sont une priorité pour le Nigeria et dans la crise avec Boko Haram. C’est aussi une priorité prise par notre président.

Justement, si vous êtes élue, quels seront les pays qui sont actuellement en crise et qui seront prioritaires ?

J’ai déjà parlé de Boko Haram parce qu’il n’y a pas que nous qui souffrons ; il y a aussi le Tchad, le Cameroun et le Niger. Et récemment, on a commencé à voir des éléments et des liens entre les groupes comme Daech [groupe Etat islamique] et les shebabs. C’est quand même le Sahel qui est en jeu.

Toute la bande sahélienne.

Exactement.

Mais quelles seront les autres priorités ?

Récemment on parle beaucoup, après l’expérience avec la Gambie, de l’importance de renforcer tout ce qui est dialogue politique. On a eu du succès avec la Gambie et cela montre que c’est possible de trouver, par le dialogue, des solutions meilleures pour tout le monde.

Ce qui a marché en Gambie peut marcher ailleurs ?

C’est cela.

Et vous pensez à quels pays en crise ?

Je ne souhaiterais pas nommer des pays spécifiques, mais il y a des situations où il y a des gouvernements qui ont décidé de rester plus longtemps que ne leur permet leur mandat et c’est contre la Constitution du pays. Les pays voisins, membres de l’Union africaine ne sont pas d’accord car en effet, ce n’est pas acceptable d’avoir des situations où les gens sont tués, terrorisés parce qu’il y a des chefs de l’Etat qui aimeraient rester au pouvoir à vie ! Nous devons donc trouver un moyen de s’assurer que ça ne devienne pas une monarchie.

L’actuel Commissaire paix et sécurité, Smaïl Chergui, a lancé un certain nombre d’initiatives en République démocratique du Congo et au Burundi. Est-ce que vous pensez que demain il faudra faire plus ?

Il y a eu, déjà, beaucoup de progrès. Beaucoup de travail a été fait dans les départements sur des décisions des chefs d’Etat. Cependant, dès que les décisions sont prises, le rôle de ces départements est de s’assurer qu’elles sont vraiment exécutées. Pour moi, si je suis nommée, il s’agira vraiment de renforcer cet élément qui est celui de s’assurer que les décisions qui sont prises par les chefs d’Etat sont exécutées et mieux appliquées.

Depuis quinze ans, depuis la naissance de l’Union africaine, le poste « Paix et Sécurité » est occupé par des diplomates algériens. Vous voulez que ça change ? C’est ça ?

En fait, ce n’est pas une compétition. C’est vraiment un ajout, si vous voulez. L’Algérie a été là depuis seize ans, elle a fait beaucoup de progrès. On aimerait quand même jouer aussi un rôle dans ce domaine.

C’est chacun son tour ?

Exactement.

 

Source: www.rfi.fr

 

Mila BENDI

DIALOGUE NATIONAL AU GABON: POUR UNE PARTICIPATION DES FEMMES

mercredi, janvier 18th, 2017
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Le Représentant Spécial du Secrétaire Général de l’ONU en Afrique Centrale, Son Excellence François LOUNCENY FALL  a reçu dans le cadre d’une séance de travail ce mercredi 18 janvier 2017, les femmes issues d’une plateforme nationale dénommée, Groupe de Travail : Femmes Leaders pour la Paix et la Sécurité au Gabon.

Ces femmes dynamiques entendent se battre au quotidien pour les droits des femmes et une meilleure représentation de celles-ci dans les processus de paix et de sécurité, conformément aux résolutions 1325 et 2250 du Conseil de Sécurité de l’ONU dont le Gabon est signataire.

Après avoir adressé un courrier au Premier Ministre, demandant l’implication et la participation des femmes à la préparation puis au déroulement du dialogue national, ces femmes se tournent aussi vers cette grande institution pour plaider en leur faveur.

Elles reconnaissent pourtant qu’il y a quelques femmes présentes dans les partis politiques, mais celles-ci devront placer en priorité les exigences de leurs formations respectives. Nul n’est sans ignorer que les premières victimes des conflits demeurent les femmes et les jeunes. Les femmes ont un grand rôle à jouer dans le dialogue qui est en train de se mettre en place et qui devrait se tenir très prochainement. Il est donc important qu’elles prennent une part active à ce grand rendez-vous de la nation afin de défendre elles-mêmes leurs intérêts et leurs droits.

A l’issue de la présentation de ce qu’on peut appeler un plaidoyer pour les femmes, le diplomate s’est dit honoré de cette grande marque de confiance. Il n’a pas manqué de rappeler que l’Organisation des Nations Unies est favorable à l’émergence du leadership féminin et sera toujours du côté des femmes. « Quand les femmes s’engagent, elles réussissent toujours » a-t-il reconnu. Non sans encourager ses convives dans la lutte pour la reconnaissance de leurs droits, il a promis que toutes les dispositions seront prises pour inclure tous les acteurs politiques et la société civile au futur dialogue national.

Le Groupe de Travail : Femmes Leaders Pour la Paix et la Sécurité au Gabon présidé par Madame Pepecy OGOULIGUENDE a été créé suite à la crise post-électorale de septembre 2016. Son objectif est de contribuer à la promotion, la prévention et la préservation de la paix. Au nombre d’actions déjà menées par cette jeune organisation, on peut noter : les rencontres avec les femmes issues du monde politique et de la société civile, la sensibilisation et la formation sur les résolutions 1325 et 2250 du Conseil de Sécurité et l’organisation d’une journée internationale de la paix sous le thème : Arbres à palabres des femmes pour la paix.

 

Mila BENDI

PAIX ET SECURITE : UNE CONVENTION DES FEMMES A KIGALI

lundi, novembre 28th, 2016
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Plus de 250 femmes africaines des agences de sécurité du continent participent à Kigali aujourd’hui, du 28 au 29 novembre à une conférence sous l’égide de la Déclaration de la Conférence internationale de Kigali (KICD) pour redéfinir les stratégies de lutte contre les crimes, en particulier la violence contre les femmes et les filles.

Les femmes officiers proviennent de la police, de l’armée et des services pénitentiaires.

La convention intitulée «Convention africaine des femmes dans les organes de sécurité» est organisée sous le thème «L’impact des femmes dans la sécurité: repenser la stratégie».

Il s’agit d’une réalisation de la 5ème Assemblée Générale de la KICD qui s’est tenue à Alger en Algérie en mars de cette année.

Selon le chef Supt. Lynder Nkuranga, coordinatrice de la conférence, «Les femmes dans les organes de sécurité jouent un rôle majeur dans le traitement des victimes de la violence basée sur le genre et c’est sur cette note que nous discuterons des stratégies pour adopter une approche uniforme».

En outre, la convention entend réfléchir au rôle important des femmes dans les organes de sécurité, partager les expériences, les défis, les leçons apprises et renouveler l’engagement afin de permettre aux participants de mieux comprendre les crimes internationaux émergents et les menaces liées à la violence contre les femmes. «  Les filles, et comment les femmes dans les organes de sécurité peuvent se positionner pour prévenir et répondre au vice », at-elle ajouté.

La convention qui coïncide avec les «16 Journées d’activisme contre la violence sexiste» est également suivie par des experts en matière de paix et de sécurité et d’autres hauts fonctionnaires des gouvernements, de la famille des Nations Unies, des organisations de la société civile et des partenaires au développement.

Les délégués discutent de l’importance d’associer les femmes et de participer efficacement aux efforts de paix avant, pendant et après les conflits, pour le maintien et la promotion d’une paix et d’une sécurité durables.

«Nous aurons des débats détaillés sur l’approche pluridisciplinaire de la prévention et de la réponse à la violence sexiste et à la maltraitance des enfants, le rôle des organisations de développement dans la promotion et la protection des droits des femmes, des filles et des enfants, Rôle des femmes dans les organes de sécurité dans l’environnement actuel de la criminalité « , a déclaré CSP Nkuranga.

En marge de la convention, les délégués ont également assisté à l’inauguration de l’installation du «Centre régional d’excellence» au quartier général de la Police nationale du Rwanda (RNP) à Kacyiru.

Le centre est un système continental complet qui a été mis en place pour la collecte, la gestion et le partage des meilleures pratiques et informations relatives à la VBG.

Le centre accueillera également le secrétariat de la KICD et coordonnera ses activités, agira comme centre de recherche, facilité de renforcement des capacités, collecte de données de plaidoyer, échange d’informations et documentation des meilleures pratiques.

Il synchronisera davantage les programmes de sensibilisation de la police communautaire, établira des cadres juridiques et organisationnels appropriés pour appuyer les États membres dans la protection et la promotion des droits des femmes et des enfants.

Selon CSP Nkuranga, au cours de la conférence de deux jours, il y aura un lancement officiel du livre Isange One Stop Center intitulé «Approche holistique du Rwanda pour lutter contre la violence basée sur le genre et la maltraitance des enfants: le modèle Isange One Stop Center».

Isange, traduit librement par «se sentir chez soi», est l’approche holistique multidisciplinaire du Rwanda qui offre des services médicaux, juridiques et psycho-sociaux gratuits aux victimes de la VBG et de la maltraitance d’enfants.

Au moins 28 centres d’Isange ont été établis à travers le pays dans le cadre du programme d’extension.


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