Archive pour la catégorie ‘Leadership’

SUSPENDUE D’ANTENNE APRES UN TERRIBLE LAPSUS

jeudi, juin 15th, 2017
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Une présentatrice de Gabon Télévision a été suspendue d’antenne après avoir annoncé par erreur la mort du président Ali Bongo Ondimba, en lieu et place de son défunt père Feu Omar Bongo Ondimba.

 

L’édition du journal télévisé de 23h00 de mercredi 7 juin 2017 restera longtemps gravée dans les mémoires des gabonais. Quelques secondes encore avant la fin et tout était bouclé. Pourtant ce soir-là, n’est pas tout à fait comme les autres. Les autorités s’apprêtent à commémorer la disparition du Président Omar Bongo Ondimba. Un communiqué est alors déposé pour lecture à la rédaction de la chaîne publique afin d’annoncer la célébration d’une messe de requiem le lendemain.

La lecture d’un communiqué pourtant simple, lu rapidement certainement par cette professionnelle au point de  remplacer le nom du défunt par celui de son fils, le président actuel.

« Le président de la République, Ali Bongo Ondimba, s’est éteint à Barcelone en Espagne », a déclaré la présentatrice en lisant ses notes. Elle a mentionné dès la phrase suivante « dans le cadre de la commémoration du huitième anniversaire de son décès ».

 

A ce qu’il semblerait l’intéressée ne s’est pas rendu compte de son erreur et a clôturé son journal comme d’habitude en ne  s’inquiétant de rien naturellement.

 

Pourtant depuis ce jour, Wivine Ovandang n’a plus le sommeil tranquille. La vidéo de la lecture du communiqué a rapidement fait le tour des réseaux sociaux et les propos de la journaliste ont été utilisé pour railler le Président de la République dont elle avait malgré elle annoncé la mort.

Le Directeur général de la chaîne, M. Matthieu Koumba est intervenu dès le lendemain dans le journal de 13h00 sur la « bourde » de sa journaliste pour annoncer  sa suspension de présentation du journal télévisé « à titre conservatoire ».

Wivine Ovandong, présentait le journal télévisé depuis  deux semaines après plusieurs années de reportage de terrain. Diplômée de l’université de Yaoundé où elle a soutenu un master en 2014, elle est reconnue par ses collègues comme une personne professionnelle, sérieuse et sans histoire.

 

Reste à espérer que ses qualités professionnelles pèseront sur la décision finale des responsables de la chaîne de télévision. Tant que ce sont les humains qui présenteront les journaux télévisés,  les lapsus se glisseront toujours là où on ne les attend pas.

 

Par ailleurs, on ne peut nier l’existence et l’activisme de mouvements opposés au Président de la République  et au pouvoir en général très actifs sur les réseaux sociaux depuis les dernières élections présidentielles d’août 2016. C’est plutôt l’exploitation de ce regrettable incident qui a provoqué le tollé et la présentatrice qui a eu le malheur de prononcer  ce lapsus apparaît comme le parfait bouc émissaire. Le journalisme ne doit jamais se faire dans la peur car il reste assurément un bon thermomètre de la démocratie.

 

Sephora Tembi

LES PANAFRICAINES: PREMIER FORUM DES FEMMES JOURNALISTES A MARRAKECH

samedi, mars 11th, 2017
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Les Panafricaines : du changement de la perception des journalistes femmes en Afrique

 

 

Le premier Forum des Femmes Journalistes en Afrique, baptisé «les Panafricaines», a eu lieu du 5 au 9 mars. Cette rencontre de haut niveau de femmes des médias, avec son apothéose, le 8 mars, Journée mondiale des droits de la femme, à Marrakech, a réuni plus de 100 journalistes. De grands moments pour initier de nouvelles étapes…

 

Les femmes journalistes d’Afrique, qui ont initié et participé au 1er Forum «les Panafricaines», peuvent se réjouir d’avoir réussi leur «mortier». Cette fois-ci, ne songez pas au grain écrasé, mais au ciment qui lie désormais, grâce à une imposante organisation des femmes des métiers des médias, venues de 23 pays d’Afrique francophone, à savoir d’Algérie, du Bénin, du Burkina Faso, du Cameroun, de la République centrafricaine, du Congo, de RDC, de la Côte d’Ivoire, de Djibouti, du Gabon, du Ghana, de Guinée-Conakry, de Madagascar, du Mali, de Mauritanie, du Niger, du Rwanda, du Sénégal, du Soudan, du Tchad, du Togo et de Tunisie, aux côtés de leurs consœurs du Maroc.

Doit-on rappeler que la rencontre s’inscrit dans la dynamique de l’ambitieuse politique africaine du Maroc, conduite depuis plusieurs années. Une politique qui a permis, à travers de grandes initiatives telles que le retour récent du Maroc au sein de l’Union africaine et précédemment la COP22, de réunir et de permettre la rencontre des journalistes marocains et leurs homologues du continent.

Du périple-découverte, à travers le Maroc, au début et à la fin des cinq jours passés dans le pays hôte, jusqu’à l’appel du 8 mars, ponctués de recommandations des Femmes journalistes d’Afrique, les participantes n’ont pas chômé et ont meublé leur temps d’échanges utiles et riches.

Déjà à l’ouverture, Salim Cheikh, directeur général du groupe 2M, exprimait sa fierté et sa joie pour la réussite de les Panafricaines, premier Forum à réunir les femmes journalistes du continent, sans omettre de mettre en exergue le rôle des médias en tant que vecteur de culture et d’éducation dans la construction des sociétés de demain. Il n’a pas bien entendu occulté le rôle des femmes dans les médias, précisant : «Malgré une parité numérique homme-femme dans nos médias, et malgré le fait que beaucoup d’émissions sont présentées par des femmes, le constat est que dès qu’il s’agit d’émissions politiques, économiques ou de caractère “plus sérieux”, nous constatons un retrait».
Bilans et déterminations

La projection d’un film-témoignage, sous le concept «Journée nationale de l’homme marocain», réalisation humoristique mettant en avant, à travers un inversement des rôles, les stéréotypes et discriminations subies par les femmes au Maroc, finira par plier l’auditoire en deux… Ensuite, tour à tour, de vibrants témoignages pour magnifier le rôle de la femme dans la société et la poursuite de la lutte pour recouvrer la place qui lui revient de droit, notamment par Khadija Boujanoui, présidente du Comité parité et diversité de 2M, Amina Niandou, responsable de la cellule communication de l’Assemblée nationale du Niger et présidente de l’Association des professionnelles africaines de la communication, section du Niger (APAC), Odile Rahajiraona, présidente de l’Office national de la radiotélévision publique malgache, Afiwa Mata Ahoudjogbé, présidente de l’association des femmes journalistes de Guinée, Sylvie Panika Benguere, directrice de la radio Ndeke Luka en République de Centrafrique, ou encore Leila Rhiwi, représentante du bureau multi-pays d’ONU Femmes, Bahia Amrani, directrice de publication du magazine Le Reporter, Aicha Akalay, directrice de publication du magazine TelQuel et de Telquel.ma, et Fatim Zahra Ouriaghli, directrice de publication du groupe éditeur de Finances News, Souad El Tayeb, directrice de Radio Monte Carlo Doualiya, Salimata Silué-Epsé Konaté, directrice générale de Radio Côte D’Ivoire, Samira Sitail, directrice générale adjointe de 2M en charge de l’information, jusqu’au discours de clôture de Driss El Yazami, président du Conseil national des droits de l’Homme.

Source:www.lesafriques.com

 

LIBYE: LES FEMMES SEULES INTERDITES DE VOYAGER A L’ETRANGER

mardi, février 21st, 2017
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SERENA WILLIAMS PARLE A CELLES QUI EN VEULENT

samedi, janvier 21st, 2017
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“À toutes les femmes incroyables qui luttent pour l’excellence”

À ces revendications s’ajoutent celle de l’égalité salariale. Car, que ce soit dans l’athlétisme, le tennis, le football ou le surf, les femmes restent (comme dans de nombreux autres domaines, si ce n’est tous) moins bien payées que leurs homologues masculins. Une injustice sexiste contre laquelle décide aujourd’hui de s’ériger Serena Williams.

Le 4 décembre dernier, la joueuse de tennis américaine de 35 ans, considérée comme l’unes des plus grandes athlètes de l’histoire, a en effet posté sur son compte Instagram une lettre aussi puissante que touchante, qui encourage les femmes à poursuivre leurs rêves les plus grands malgré les inégalités persistantes. Un message nécessaire, adressé “à toutes les femmes incroyables qui luttent pour l’excellence”, que nous nous devions de traduire :

“Quand j’étais plus jeune, j’avais un rêve. Je suis sûre que vous aviez un, vous aussi. Mon rêve n’était pas vraiment celui des autres enfants ; mon rêve, c’était de devenir le meilleur joueur de tennis du monde. Et pas le meilleur joueur de tennis ‘féminin’ du monde.

J’ai eu la chance d’être entourée d’une famille qui a soutenu mon rêve, et qui m’a encouragée à le suivre. J’ai appris à ne pas avoir peur. J’ai appris combien il était important de se battre pour un rêve et, plus important encore, de rêver grand. Ma lutte a commencé quand j’avais 3 ans, et elle n’a jamais cessé depuis.

Mais trop souvent, comme nous le savons tous, les femmes ne sont pas assez soutenues dans la poursuite de leurs rêves, voire découragées. J’espère qu’ensemble, nous pourrons changer cela. Pour moi, c’était une question de résistance. Ce que les autres considéraient comme un défaut ou un inconvénient (ma couleur de peau, mon genre), je l’embrassais entièrement pour réussir. Je n’ai jamais laissé qui ou quoi que ce soit me définir moi ou mon potentiel. J’ai contrôlé mon futur.

Alors, quand le sujet de l’égalité salariale est mis sur le tapis, cela me frustre car je sais personnellement que, tout comme vous, j’ai effectué le même travail et fait les mêmes sacrifices que mes homologues masculins. Je ne voudrais en aucun cas que ma fille soit moins bien payée que mon fils pour avoir fait le même travail. Tout comme vous.

Comme nous le savons tous, les femmes doivent briser beaucoup de barrières sur cette route qui mène au succès. L’une de ces barrières, c’est la manière dont on nous rappelle constamment que nous ne sommes pas des hommes, comme si cela était une tare. Les gens me qualifient comme ‘l’une des meilleures athlètes féminines du monde’. Disent-ils de LeBron qu’il est l’un des meilleurs athlètes masculins du monde ? Disent-ils cela de Tiger ? Ou de Federer? Pourquoi pas ? Ils ne sont pourtant certainement pas des femmes. Nous ne devrions jamais laisser ce genre de choses arriver. Nous devrions toujours être jugées pour nos prouesses, et non pour notre genre.

En ce qui concerne tout ce que j’ai accompli dans ma vie, je suis profondément reconnaissante d’avoir vécu les hauts et les bas qui vont de pair avec le succès. J’ai l’espoir que mon histoire, au même titre que la vôtre, inspire les jeunes femmes ; qu’elle les encourage à faire de grandes choses et à suivre leurs rêves avec une ténacité inébranlable. Nous devons continuer à rêver grand, et en faisant cela, nous encouragerons la prochaine génération de femmes à être aussi audacieuses que leurs rêves.

Serena Williams”

 

 

 

 

 

 

FRANCOPHONIE: QUEL AVENIR, CE QU’EN DIT MICHAELLE JEAN

samedi, janvier 21st, 2017
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Ce qu’il faut retenir du XVIème Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement à Antananarivo, Madagascar, c’est que la Francophonie est résolument inscrite dans le monde, avec ses urgences, ses défis et ses menaces nouvelles.

Le monde bouge, la Francophonie aussi. Le changement est en marche et rien ne saurait l’arrêter car la Francophonie renierait l’esprit de Niamey, trahirait le projet de ses pères fondateurs si elle devait faire abstraction de la montée en puissance du terrorisme et de la radicalisation extrême, de l’aggravation des inégalités, du taux scandaleusement élevé et potentiellement explosif du chômage des jeunes, du non accès tout aussi scandaleux et économiquement pénalisant des femmes à l’emploi et aux responsabilités, du nombre jamais égalé, depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, de réfugiés et de déplacés, de persistance de crises et de conflits intra étatiques, de la dégradation de l’état de notre planète. C’est la stabilité du monde et de l’espace francophone qui sont en jeu. Tous nos pays sont concernés, certains plus cruellement frappés que d’autres, et c’est là que doit trouver à s’exprimer, aussi, la solidarité qui est au fondement de notre communauté.

Les deux dernières années ont été des plus éprouvantes. Du Liban au Canada, de la France au Tchad, de la Tunisie au Niger, du Burkina Faso au Maroc, de la Belgique au Mali, de la Côte d’Ivoire à l’Ukraine, du Cameroun à l’Égypte, de la République démocratique du Congo à la Suisse et à la République Centrafricaine, nous avons été endeuillés par des actes de terreur horrifiants et des attentats des plus meurtriers. Menaces asymétriques, terrorisme, protection de nos territoires et populations, nécessité d’une mutualisation de nos expériences, de nos expertises, de nos capacités, de nos renseignements, de nos ressources en matière de sécurité : il en a été abondamment question au Sommet d’Antananarivo. Quelques jours plus tôt, j’intervenais sur toutes ces urgences au Conseil de sécurité des Nations Unies, une première pour un secrétaire général de la Francophonie. Je livrais aussi le même plaidoyer en faveur de stratégies plus concertées, plus inclusives, plus adaptées et mieux coordonnées, à la Conférence internationale réunie à Paris sur les opérations de maintien de la paix en environnement francophone. L’occasion d’annoncer la création de l’Observatoire Boutros-Ghali du maintien de la paix, un partenariat entre le ministère français de la Défense, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), le Canada et la Belgique.

Nous sommes directement frappés aussi par le drame de ces milliers de migrants livrés à eux-mêmes et à la mort, dans le désert et en Méditerranée. La Francophonie rassemble des pays de départ, de transit, de destination et d’accueil. De la construction de murs aussi indignes que dérisoires, des politiques de quotas âprement et égoïstement négociées, de la nécessité d’agir sur les causes de ces exodes du désespoir autant que sur les conséquences de ces tragédies, il a aussi été question lors du Sommet.

Nous nous sommes également penchés sur le nombre record de missions politiques déployées par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) ces derniers mois : plus d’une cinquantaine, ardues et constantes, dans plusieurs Etats membres où les tensions électorales font rage, où il faut tout engager pour prévenir et résoudre des conflits, pour favoriser le rétablissement et la consolidation de la paix, pour accompagner l’enracinement de la démocratie et de l’Etat de droit, pour veiller au respect des droits et des libertés là où ils sont bafoués.

Le thème judicieux et d’actualité, choisi par Madagascar pour ce Sommet, « Croissance partagée et développement responsable : les conditions de stabilité du monde et de l’espace francophone  » exigeait également que nous fassions le point sur notre choix de nous imposer, là où l’on ne nous attendait pas toujours, comme par exemple, dans le soutien à l’entrepreneuriat, à l’innovation et à la création d’emplois pour les femmes et les jeunes dans le cadre d’une vigoureuse stratégie économique et numérique que nous engageons avec pragmatisme et souci de résultats, au plus près des collectivités. L’impossibilité pour des dizaines de millions de garçons et surtout de filles d’accéder à une éducation et une formation de qualité, l’impossibilité pour des dizaines de millions femmes et de jeunes d’accéder à des emplois pérennes et décents, le chômage chronique sont un tel scandale et une telle calamité, que nous sommes plus résolus que jamais à multiplier et à mutualiser les efforts pour agir sur ces fléaux.

Nous avons donc fait le choix d’un multi partenariat, ouvert à toutes les énergies et à toutes les synergies, en mobilisant partout le secteur privé, les acteurs économiques, les entrepreneurs, en nous rapprochant aussi stratégiquement de partenaires internationaux partageant les mêmes objectifs. Ainsi, de nombreux accords de partenariat ont été signés durant ces deux dernières années, et dans le cadre même du Sommet.

Nous avançons également en nous appuyant comme jamais sur l’expertise diversifiée et complémentaire de tous les acteurs de la Francophonie : sur les équipes de l’OIF à Paris, de son Institut pour le développement durable à Québec, de son tout récent Institut pour l’Éducation et la formation à Dakar ; sur les équipes de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, de l’Agence universitaire de la Francophonie, de l’Association internationale des maires francophones ; de l’Université Senghor d’Alexandrie ; de TV5 Monde ; des Conférences des Ministres de l’Éducation, de la Jeunesse et des Sports ; sur nos réseaux institutionnels, nos réseaux professionnels et d’experts, nos réseaux de femmes et de jeunes.

Nous avons aussi fait le choix de continuer de capitaliser sur la vigueur de la Francophonie des peuples, à travers l’engagement de très nombreuses organisations internationales non gouvernementales et de la société civile qui répondent avec enthousiasme.

Nous avons fait le choix, enfin, de miser sur la jeunesse. Nous agissons avec et pour les jeunes, qui ont, et c’est du jamais vu, répondu par millions et dans tout l’espace francophone, à l’initiative « Libres ensemble » lancée en mars dernier et qui, en l’espace de quelques mois, est devenue un mouvement international forgé par les jeunes pour tisser des liens solidaires à travers les arts, la culture, l’éducation, l’économie, avec une volonté d’entreprendre des initiatives citoyennes, de faire bouger les lignes pour un monde plus juste, plus éthique, plus stable, et durable. Les jeunes sont venus le dire avec des mots poignants, percutants, lors de la cérémonie d’ouverture du Sommet d’Antananarivo, au village de la Francophonie, et dans une Déclaration qu’ils ont déposée entre les mains des chefs d’Etat et de gouvernement. En les entendant, en les voyant à l’œuvre sur le terrain, nous avons la certitude que la Francophonie fait le bon choix de les impliquer comme faisant partie des solutions.

Tout cela, nous le réalisons avec le formidable trait d’union qu’est la langue française que nous avons en partage et que nous défendons, bec et ongles, au sein des organisations internationales. Ce Sommet a ainsi été aussi l’occasion de faire le point sur les reculs constatés et de voir comment redoubler de volontarisme et de stratégies dans le combat pour l’utilisation du français dans les enceintes multilatérales, mais aussi en faveur du multilinguisme pour le respect de l’intégrité linguistique des peuples et la valeur inestimable de leur pleine participation.

Avec tous les pays de la Francophonie dont le français n’est pas langue officielle, nous avons renforcé le pacte linguistique et de coopération pour l’enseignement plus largement encore du français et en français, non seulement dans les programmes éducatifs, mais aussi dans la formation de leurs diplomates et fonctionnaires de l’administration publique.

Des moyens importants sont mobilisés pour le nouvel Institut de la Franco-phonie pour l’Éducation et la Formation avec un accent prioritaire placé dans la formation de plus de 100 000 nouveaux maîtres et formateurs, notamment en Afrique francophone.

En récoltant les premiers fruits de nos moissons, en mesurant les résultats concrets, tangibles, auxquels nous sommes parvenus depuis deux ans, nous avons la certitude que la Francophonie a fait les bons choix, en prise directe avec les urgences et les défis du monde, avec un plaidoyer vigoureux, avec sa force de proposition et d’action, celle de toutes nos solutions et de tous les possibles.

Le changement est en marche, tout l’exige, tout nous donne raison. Nous abordons l’année 2017 avec confiance, ambition et audace.

Michaëlle Jean Secrétaire générale de la Francophonie.

http://www.afrik.com/tribune-de-michaelle-jean-quel-avenir-pour-la-francophonie

« ORANGEZ LE MONDE » STOP AUX VIOLENCES FAITES AUX FEMMES

samedi, janvier 21st, 2017
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 Une femme sur trois dans le monde entier est victime de violence dans sa vie, souvent aux mains de quelqu’un qu’elle connaît, qu’elle aime et en qui elle a confiance. Près de la moitié des femmes qui ont été victimes d’homicide, à l’échelle mondiale, en 2012, ont été tuées par des partenaires intimes ou des membres de leur famille.

La violence exercée contre les femmes et les filles, une violation flagrante des droits humains, détruit les vies, cause des souffrances indicibles et des maladies. Elle entraîne également des coûts considérables. Une étude récente a estimé que le coût des violences exercées par un partenaire intime représentait 5,2 pour cent de l’économie mondiale.

 

Au-delà des coûts médicaux et judiciaires directs, la violence envers les femmes a des conséquences néfastes sur les budgets des ménages et les budgets nationaux, du fait des pertes de revenus et de productivité. Au Viet Nam, par exemple, on estime que les dépenses et les pertes de revenus résultant de violences conjugales s’élevaient à 1,4 pour cent du PIB en 2010. Au Royaume-Uni, le coût des violences conjugales en 2009 y compris les coûts liés aux services, les pertes de production économique et les coûts humains et émotionnels s’est élevé à 16 milliards de livres.

 

En raison de l’inégalité profondément ancrée dans les rôles, les droits et les opportunités des hommes et des femmes, et des attitudes et normes sociales qui excusent ou banalisent de telles violences, ce problème est devenu persistant. Mais il n’en est pas moins inévitable. En adoptant des lois ayant pour objectif de protéger les femmes et punir les auteurs de ces violences, et en s’appuyant sur des services visant à rebâtir la vie des femmes et sur une prévention exhaustive commençant à un stade précoce, mettre un terme à la violence envers les femmes et les filles peut devenir une réalité. Et pourtant, un financement solide des efforts entrepris pour mettre fin à cette violence demeure notoirement insuffisant.

 

Cette année, pour les 16 journées d’activisme de la campagne mondiale contre la violence basée sur le genre qui ont démarrées  le 25 novembre 2016 , date de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes au 10 décembre, date de la Journée des Droits Humains, l’appel à l’action dans le cadre de la campagne UNiTE (Tous Unis) du Secrétaire général des Nations Unies pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes a pour thème : « Orangez le monde : levez des fonds pour mettre fin à la violence contre les femmes et les filles », pour donner plus de résonance à la question du manque de financement et y apporter des solutions.

 

Pourquoi la question du financement est incontournable pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes et des filles

 

Lorsque les leaders mondiaux ont adopté les Objectifs de développement durable en 2015, elles et ils ont reconnu que le fait de mettre fin à la violence à l’égard des femmes et des filles était une condition indispensable à la réalisation du programme de développement. L’Objectif 5 sur l’égalité des sexes inclut un objectif spécifique pour éliminer toutes les formes de violence à l’encontre des femmes, y compris la traite des femmes, d’autres formes de violence sexuelle et les pratiques nocives. Et pourtant, les ressources consacrées à trouver des solutions à ce problème ne sont pas à la hauteur du défi à relever.

 

Affecter des ressources adéquates pour prévenir et combattre la violence à l’égard des femmes n’est pas seulement une obligation légale et un impératif moral, mais également un investissement judicieux.

 

La loi américaine de 1994 contre la violence a prévu un apport de 1,6 milliard de dollars US de soutien programmatique sur cinq ans, à travers le renforcement des sanctions contre les auteurs de ces violences et l’amélioration des ressources à la disposition des policiers, des procureurs et des prestataires de services aux femmes survivant à ces violences. Des chercheurs ont estimé que 14,8 milliards de dollars ont été économisés sur les pertes directes de biens, les besoins en soins de santé physiques et psychologiques, les activités de la police, les services offerts aux victimes, les pertes de productivité, la réduction de la qualité de la vie et les accidents mortels. Une récente étude réalisée en République démocratique populaire lao et au Timor-Leste a révélé que les coûts nécessaires pour assurer un ensemble minimal de services essentiels (sur trois exercices) pour les femmes et les filles subissant des violences s’élevaient à 0,31 pour cent du PIB pour le Timor-Leste et à 0,25 pour cent du PIB pour la République démocratique populaire lao en 2015—soit une fraction du coût des conséquences de la violence.

Toutes les données disponibles indiquent que même les investissements d’un volume relativement modeste qui arrivent en temps opportun et sont bien intégrés peuvent s’avérer extrêmement bénéfiques pour les femmes et leurs collectivités. Faites un don pour soutenir les initiatives visant à mettre fin à la violence à l’égard des femmes et des filles dans le monde entier.

– See more at: http://www.unwomen.org/fr/news/in-focus/end-violence-against-women#sthash.Fk2Iw1Ao.dpuf

COP 22: UN ACCORD POUR SOUTENIR LES ELUES CAMEROUNAISES

samedi, janvier 21st, 2017
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Un accord a été signé le 12 novembre 2016 sur le pavillon France de la COP22. Celui-ci permet de favoriser le développement des solutions d’énergies renouvelables pour l’éclairage public et la fourniture d’électricité aux bâtiments publics et de renforcer le réseau des femmes élues locales du Cameroun.

En présence de Ségolène Royal, Présidente de la COP21 et de René-Emmanuel SADI, Ministre camerounais de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, l’ADEME (Agence de l’Environnement et de Maîtrise de l’Energie) représentée par Mr Bruno Lechevin et le REFELA-CAM (Réseau des Femmes Elues Locales d’Afrique – Cameroun) représenté par Mme Célestine Ketcha Courtès, ont signé un accord de partenariat sur le pavillon France pendant la COP 22.

Cet accord permet de favoriser le développement des solutions d’énergies renouvelables pour l’éclairage public et la fourniture d’électricité aux bâtiments publics et de renforcer le réseau des femmes élues locales du Cameroun.

Dans un contexte où 620 millions d’Africains n’ont pas accès à l’électricité, l’énergie est un enjeu majeur de développement. Aujourd’hui, 27 % des ménages ont accès à l’électricité au Cameroun, qui dispose pourtant d’un potentiel important de production d’énergies renouvelables, notamment en matière d’hydroélectricité. Le rapport sur l’Initiative africaine pour les énergies renouvelables remis par la présidente de la COP à New York, le 20 septembre, pour atteindre 10 GW de projets renouvelables en Afrique d’ici 2020, a en particulier identifié 4 projets au Cameroun représentant plus de 400 MW.

Ségolène Royal se félicite de ce partenariat qui permettra de déployer des projets concrets d’énergies renouvelables dans les communes gérées par des femmes élues africaines. Le REFELA-CAM est un levier agissant au service des populations locales et de la promotion du Leadership au Féminin au plan Local Camerounais. Le réseau regroupe l’ensemble des femmes maires titulaires (une trentaine) des 10 Régions du Cameroun, et encourage la participation des femmes camerounaises à la gestion des affaires locales, telles que la fourniture de l’énergie.

Si les femmes sont les principales victimes du changement climatique, elles sont aussi l’essentiel de la solution. C’est pourquoi, Ségolène Royal a fait du soutien à l’action des femmes contre le changement climatique une de ses priorités de présidente de la COP 21, qui s’est traduite dans les propositions de ses rapports « Energies renouvelables en Afrique » et « Femmes et climat » : création des écoles agricoles pour les femmes, avec des programmes intégrant les énergies renouvelables, financement à parité dans les dispositifs d’alerte.

 

LEADERSHIP FEMININ: CREATION D’UN OBSERVATOIRE

mardi, novembre 8th, 2016
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Organisée par le Cercle d’Initiatives Citoyennes pour le Challenge et le Changement en Afrique (CICCA), la première édition du Forum International des pays francophones d’Afrique sur le leadership féminin s’est tenue à Lomé au mois d’août 2016.

Les femmes leaders africaines se sont donc réunies autour d’un thème:  » Quel leadership féminin pour une Afrique emergente? »

A l ‘ issue de plusieurs jours de débats fructueux, l’ Observatoire panafricain sur le leadership féminin a été lancé. Avec à sa tête, l’ ancienne présidente de la transition en Centrafrique madame Catherine SAMBA PANZA comme présidente et une autre femme de poigne, madame Hadja Rabiatou SERAH DIALLO, présidente du Conseil Économique et Social de la Guinée, comme première conseillère.

Le rôle de cet organisme sera essentiellement d’analyser et de proposer des actions en faveur de la femme en vue de son intégration dans les programmes de développement.

Il est aussi question de mettre en place un réseau d’ échanges d’expérience sur le mariage vie privée et vie professionnelle chez les femmes actives.

On souhaite bonne chance à cette observatoire riche de femmes d’expériences aussi diverses que variées mais dont on ne peut douter de la position de leadership.


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