Archive pour la catégorie ‘Communication’

SUSPENDUE D’ANTENNE APRES UN TERRIBLE LAPSUS

jeudi, juin 15th, 2017
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Une présentatrice de Gabon Télévision a été suspendue d’antenne après avoir annoncé par erreur la mort du président Ali Bongo Ondimba, en lieu et place de son défunt père Feu Omar Bongo Ondimba.

 

L’édition du journal télévisé de 23h00 de mercredi 7 juin 2017 restera longtemps gravée dans les mémoires des gabonais. Quelques secondes encore avant la fin et tout était bouclé. Pourtant ce soir-là, n’est pas tout à fait comme les autres. Les autorités s’apprêtent à commémorer la disparition du Président Omar Bongo Ondimba. Un communiqué est alors déposé pour lecture à la rédaction de la chaîne publique afin d’annoncer la célébration d’une messe de requiem le lendemain.

La lecture d’un communiqué pourtant simple, lu rapidement certainement par cette professionnelle au point de  remplacer le nom du défunt par celui de son fils, le président actuel.

« Le président de la République, Ali Bongo Ondimba, s’est éteint à Barcelone en Espagne », a déclaré la présentatrice en lisant ses notes. Elle a mentionné dès la phrase suivante « dans le cadre de la commémoration du huitième anniversaire de son décès ».

 

A ce qu’il semblerait l’intéressée ne s’est pas rendu compte de son erreur et a clôturé son journal comme d’habitude en ne  s’inquiétant de rien naturellement.

 

Pourtant depuis ce jour, Wivine Ovandang n’a plus le sommeil tranquille. La vidéo de la lecture du communiqué a rapidement fait le tour des réseaux sociaux et les propos de la journaliste ont été utilisé pour railler le Président de la République dont elle avait malgré elle annoncé la mort.

Le Directeur général de la chaîne, M. Matthieu Koumba est intervenu dès le lendemain dans le journal de 13h00 sur la « bourde » de sa journaliste pour annoncer  sa suspension de présentation du journal télévisé « à titre conservatoire ».

Wivine Ovandong, présentait le journal télévisé depuis  deux semaines après plusieurs années de reportage de terrain. Diplômée de l’université de Yaoundé où elle a soutenu un master en 2014, elle est reconnue par ses collègues comme une personne professionnelle, sérieuse et sans histoire.

 

Reste à espérer que ses qualités professionnelles pèseront sur la décision finale des responsables de la chaîne de télévision. Tant que ce sont les humains qui présenteront les journaux télévisés,  les lapsus se glisseront toujours là où on ne les attend pas.

 

Par ailleurs, on ne peut nier l’existence et l’activisme de mouvements opposés au Président de la République  et au pouvoir en général très actifs sur les réseaux sociaux depuis les dernières élections présidentielles d’août 2016. C’est plutôt l’exploitation de ce regrettable incident qui a provoqué le tollé et la présentatrice qui a eu le malheur de prononcer  ce lapsus apparaît comme le parfait bouc émissaire. Le journalisme ne doit jamais se faire dans la peur car il reste assurément un bon thermomètre de la démocratie.

 

Sephora Tembi

LES PANAFRICAINES: PREMIER FORUM DES FEMMES JOURNALISTES A MARRAKECH

samedi, mars 11th, 2017
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Les Panafricaines : du changement de la perception des journalistes femmes en Afrique

 

 

Le premier Forum des Femmes Journalistes en Afrique, baptisé «les Panafricaines», a eu lieu du 5 au 9 mars. Cette rencontre de haut niveau de femmes des médias, avec son apothéose, le 8 mars, Journée mondiale des droits de la femme, à Marrakech, a réuni plus de 100 journalistes. De grands moments pour initier de nouvelles étapes…

 

Les femmes journalistes d’Afrique, qui ont initié et participé au 1er Forum «les Panafricaines», peuvent se réjouir d’avoir réussi leur «mortier». Cette fois-ci, ne songez pas au grain écrasé, mais au ciment qui lie désormais, grâce à une imposante organisation des femmes des métiers des médias, venues de 23 pays d’Afrique francophone, à savoir d’Algérie, du Bénin, du Burkina Faso, du Cameroun, de la République centrafricaine, du Congo, de RDC, de la Côte d’Ivoire, de Djibouti, du Gabon, du Ghana, de Guinée-Conakry, de Madagascar, du Mali, de Mauritanie, du Niger, du Rwanda, du Sénégal, du Soudan, du Tchad, du Togo et de Tunisie, aux côtés de leurs consœurs du Maroc.

Doit-on rappeler que la rencontre s’inscrit dans la dynamique de l’ambitieuse politique africaine du Maroc, conduite depuis plusieurs années. Une politique qui a permis, à travers de grandes initiatives telles que le retour récent du Maroc au sein de l’Union africaine et précédemment la COP22, de réunir et de permettre la rencontre des journalistes marocains et leurs homologues du continent.

Du périple-découverte, à travers le Maroc, au début et à la fin des cinq jours passés dans le pays hôte, jusqu’à l’appel du 8 mars, ponctués de recommandations des Femmes journalistes d’Afrique, les participantes n’ont pas chômé et ont meublé leur temps d’échanges utiles et riches.

Déjà à l’ouverture, Salim Cheikh, directeur général du groupe 2M, exprimait sa fierté et sa joie pour la réussite de les Panafricaines, premier Forum à réunir les femmes journalistes du continent, sans omettre de mettre en exergue le rôle des médias en tant que vecteur de culture et d’éducation dans la construction des sociétés de demain. Il n’a pas bien entendu occulté le rôle des femmes dans les médias, précisant : «Malgré une parité numérique homme-femme dans nos médias, et malgré le fait que beaucoup d’émissions sont présentées par des femmes, le constat est que dès qu’il s’agit d’émissions politiques, économiques ou de caractère “plus sérieux”, nous constatons un retrait».
Bilans et déterminations

La projection d’un film-témoignage, sous le concept «Journée nationale de l’homme marocain», réalisation humoristique mettant en avant, à travers un inversement des rôles, les stéréotypes et discriminations subies par les femmes au Maroc, finira par plier l’auditoire en deux… Ensuite, tour à tour, de vibrants témoignages pour magnifier le rôle de la femme dans la société et la poursuite de la lutte pour recouvrer la place qui lui revient de droit, notamment par Khadija Boujanoui, présidente du Comité parité et diversité de 2M, Amina Niandou, responsable de la cellule communication de l’Assemblée nationale du Niger et présidente de l’Association des professionnelles africaines de la communication, section du Niger (APAC), Odile Rahajiraona, présidente de l’Office national de la radiotélévision publique malgache, Afiwa Mata Ahoudjogbé, présidente de l’association des femmes journalistes de Guinée, Sylvie Panika Benguere, directrice de la radio Ndeke Luka en République de Centrafrique, ou encore Leila Rhiwi, représentante du bureau multi-pays d’ONU Femmes, Bahia Amrani, directrice de publication du magazine Le Reporter, Aicha Akalay, directrice de publication du magazine TelQuel et de Telquel.ma, et Fatim Zahra Ouriaghli, directrice de publication du groupe éditeur de Finances News, Souad El Tayeb, directrice de Radio Monte Carlo Doualiya, Salimata Silué-Epsé Konaté, directrice générale de Radio Côte D’Ivoire, Samira Sitail, directrice générale adjointe de 2M en charge de l’information, jusqu’au discours de clôture de Driss El Yazami, président du Conseil national des droits de l’Homme.

Source:www.lesafriques.com

 


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