Archive pour la catégorie ‘Uncategorized’

MALADE MENTALE MAIS FEMME AVANT TOUT

samedi, septembre 9th, 2017
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Il n’est pas rare de voir des femmes, des hommes atteints de troubles mentaux déambuler seuls en tenue d’Eve dans la rue en Afrique subsaharienne. Cela semble ne plus choquer les riverains habitués à voir ces scènes.

 

Certainement, le sentiment d’impuissance qui guide ces témoins les poussent à accepter l’inacceptable. Sinon comment comprendre que les familles d’une part, car ces personnes malades ne tombent pas du ciel, les pouvoirs publics d’autre part, les abandonnent à leur triste sort ainsi.

 

C’est grave et c’est profondément inhumain. Imaginons la journée de ces femmes et de ces hommes un instant. Comment font-ils pour manger, pour prendre une douche, faire leurs besoins ? De temps en temps, on voit même des femmes avec un ou plusieurs enfants marcher toute la journée en direction de nulle part, fouiller dans les poubelles, etc. C’est insoutenable. Il est difficile de faire comme si on avait rien vu et vaquer normalement à ses occupations après.

 

Pire encore, ces femmes dans la rue sont régulièrement des victimes de viols et de toutes sortes d’abus. On parle d’une femme à Kisangani en République Démocratique du Congo qui était régulièrement violée sans doute par des policiers ou des militaires. En 13 ans, elle aurait eu 12 enfants.
Comment imaginer que des hommes « normaux » puissent profiter de l’état mental d’une femme pour abuser d’elle en lui donnant de petits cadeaux. Ces hommes soit disant « normaux » ne prennent même pas la précaution de se protéger et exposent leurs victimes non seulement aux maladies sexuellement transmissibles mais aussi aux grossesses multiples.

 

Quand on imagine les conditions d’hygiène dans lesquels doivent évoluer au quotidien ces femmes, ces mamans, on peut légitimement se poser la question de savoir finalement qui est malade ?

 

Cette situation est révoltante et humiliante pour nous les femmes. Pourtant, il n’y a rien de nouveau sous le soleil disait un sage célèbre.

 

Quand une femme marche nue dans la rue, livrée au regard de tous et à la merci de tous les pervers, aucune femme ne peut se sentir à l’abri et  se sentir digne.

 

Détourner son regard est la pire chose à faire. Il faut au contraire chercher à couvrir notre sœur en lui remettant un pagne, un vêtement. Même si elle n’a pas la capacité de comprendre notre geste à l’instant, essayons au moins, au lieu de nous rendre coupable de non-assistance à personne en danger.

 

Nous l’avons compris, certaines familles ne savent pas, ne veulent pas s’embarrasser avec de tels parents encombrants et délicats. Les pouvoirs publics ont déjà montré leurs limites en ce qui concerne l’assistance et la prise en charge à l’endroit des personnes atteintes de troubles mentaux.

 

Pourtant, la responsabilité leur incombe de protéger les citoyens fussent-ils malades mentaux. On ne peut  laisser les auteurs de ces viols impunis. Oui, il s’agit de viols. Ces femmes n’ont pas la lucidité pour donner leur consentement. Les personnes impliquées dans de tels actes doivent être punies sévèrement selon la loi sur les violences sexuelles.

 

Par ailleurs, que faut-il faire pour que les enfants  nés dans ces conditions soient pris en charge par des structures telles qu’orphelinats ou centres sociaux ? Ces enfants ne peuvent rester avec leur mère. Même si l’instinct maternel reste intact, elles n’ont pas la capacité d’élever leurs enfants. Il faut en urgence prendre en charge ces enfants qui courent un danger réel en restant avec leurs mères dans la rue.

 

Le monde dans lequel on vit n’est pas parfait. Mais c’est de la responsabilité de chacun de poser un acte, faire un geste pour le rendre plus agréable et plus humain. En pensant aux autres, on pense à nous aussi.

Entre femmes et pour les femmes, posons des actes qui comptent.

 

Mila BENDI

SUSPENDUE D’ANTENNE APRES UN TERRIBLE LAPSUS

jeudi, juin 15th, 2017
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Une présentatrice de Gabon Télévision a été suspendue d’antenne après avoir annoncé par erreur la mort du président Ali Bongo Ondimba, en lieu et place de son défunt père Feu Omar Bongo Ondimba.

 

L’édition du journal télévisé de 23h00 de mercredi 7 juin 2017 restera longtemps gravée dans les mémoires des gabonais. Quelques secondes encore avant la fin et tout était bouclé. Pourtant ce soir-là, n’est pas tout à fait comme les autres. Les autorités s’apprêtent à commémorer la disparition du Président Omar Bongo Ondimba. Un communiqué est alors déposé pour lecture à la rédaction de la chaîne publique afin d’annoncer la célébration d’une messe de requiem le lendemain.

La lecture d’un communiqué pourtant simple, lu rapidement certainement par cette professionnelle au point de  remplacer le nom du défunt par celui de son fils, le président actuel.

« Le président de la République, Ali Bongo Ondimba, s’est éteint à Barcelone en Espagne », a déclaré la présentatrice en lisant ses notes. Elle a mentionné dès la phrase suivante « dans le cadre de la commémoration du huitième anniversaire de son décès ».

 

A ce qu’il semblerait l’intéressée ne s’est pas rendu compte de son erreur et a clôturé son journal comme d’habitude en ne  s’inquiétant de rien naturellement.

 

Pourtant depuis ce jour, Wivine Ovandang n’a plus le sommeil tranquille. La vidéo de la lecture du communiqué a rapidement fait le tour des réseaux sociaux et les propos de la journaliste ont été utilisé pour railler le Président de la République dont elle avait malgré elle annoncé la mort.

Le Directeur général de la chaîne, M. Matthieu Koumba est intervenu dès le lendemain dans le journal de 13h00 sur la « bourde » de sa journaliste pour annoncer  sa suspension de présentation du journal télévisé « à titre conservatoire ».

Wivine Ovandong, présentait le journal télévisé depuis  deux semaines après plusieurs années de reportage de terrain. Diplômée de l’université de Yaoundé où elle a soutenu un master en 2014, elle est reconnue par ses collègues comme une personne professionnelle, sérieuse et sans histoire.

 

Reste à espérer que ses qualités professionnelles pèseront sur la décision finale des responsables de la chaîne de télévision. Tant que ce sont les humains qui présenteront les journaux télévisés,  les lapsus se glisseront toujours là où on ne les attend pas.

 

Par ailleurs, on ne peut nier l’existence et l’activisme de mouvements opposés au Président de la République  et au pouvoir en général très actifs sur les réseaux sociaux depuis les dernières élections présidentielles d’août 2016. C’est plutôt l’exploitation de ce regrettable incident qui a provoqué le tollé et la présentatrice qui a eu le malheur de prononcer  ce lapsus apparaît comme le parfait bouc émissaire. Le journalisme ne doit jamais se faire dans la peur car il reste assurément un bon thermomètre de la démocratie.

 

Sephora Tembi

SIBETH NDIAYE OU LE FLAIR POLITIQUE

lundi, mai 8th, 2017
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Le 7 mai 2017 restera dans les mémoires du monde entier pour toujours. Ce jour a vu l’élection d’Emmanuel Macron à la tête de la nation française, un candidat indépendant de 39 ans.

L’élection spectaculaire de ce jeune Chef d’Etat force l’admiration et le respect de tous en particulier des jeunes parce qu’il y a à peine un an, il démissionnait de son poste de ministre pour lancer son projet présidentiel avec quelques proches plus ou moins inexpérimentés.

Parmi ceux-ci, une femme, une africaine, du nom de Sibeth Ndiaye. Sénégalaise de père et togolaise de mère, elle obtient tout juste sa naturalisation en 2016 après de longues années passées en France.  En langue diola, son prénom signifie «  celle qui a remporté beaucoup de combats ». Son rôle autour de Macron, elle explique elle-même par ces mots : « Je travaille au sein d’une équipe. Dans cette équipe, chacun contribue par son regard, son parcours, ses idées, à le conseiller. Il apprécie de pouvoir bénéficier de points de vue différents, parfois divergents. C’est ce qui nourrit sa réflexion propre. Mais à la fin, il est celui qui tranche ».

Sibeth Ndiaye, aux côtés d’Emmanuel Macron dans le cadre de la campagne présidentielle.

 

Titulaire d’un DESS en économie de la santé, elle est passée par la case du syndicalisme étudiant. De tendance strauss-kahnienne, elle est au Parti Socialiste depuis 2002 où elle a été secrétaire nationale en charge de la petite enfance. Ancienne des cabinets d’Arnaud Montebourg et d’Emmanuel Macron à Bercy, elle a aussi dirigé le service de presse de Claude Bartolone au département de Seine-Saint-Denis.

Expliquant ce qui la séduit dans le mouvement En Marche d’Emmanuel Macron, elle affirme que c’est la volonté de transcender les clivages existants, la tentative audacieuse pour essayer autre chose, et le sentiment que ça ne pouvait plus continuer comme avant, que les appareils existants ne répondaient plus aux besoins de la société et  à ses évolutions.

Elle commence par la case syndicalisme étudiant avec une grande envie de changer les choses de manière concrète. Son engagement politique vient plus tard avec l’accession de Jean-Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle, en 2002.

Elle se souvient de la première fois que le futur président a réuni son cabinet, il nous a dit une phrase qui m’a marquée : « Ne venez jamais me dire qu’on ne peut pas faire telle ou telle chose parce qu’on ne l’a jamais fait auparavant. »

Avec lui, elle dit partager aussi un amour de la langue française et en particulier de la poésie. Elle raconte qu’au décès de sa mère, il avait eu la délicatesse de lui offrir un livre de Roland Barthes, Journal de Deuil.

Si elle ne se reconnait pas du tout comme un modèle, elle admet que sa carrière professionnelle s’est surtout construite autour de belles rencontres, avec des personnes qui ont su lui faire confiance, tout en faisant tout pour la mériter.

Après avoir vécu l’incroyable ascension d’Emmanuel Macron, son souhait, est que son parcours démontre à tous ceux qui sont susceptibles de donner la chance aux jeunes femmes, que ce qui compte c’est d’abord la personnalité et le fait d’en vouloir.

 

Mila BENDI

« SANS FEMME, ON OBTIENT QUE LA MOITIE DE CE QU’ON VEUT »

samedi, février 11th, 2017
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« Sans femme, on n’a que la moitié de ce qu’on veut« , Sa majesté le Lamido de Banyo Mohaman Gabdo Yaya

Pour la première fois dans l’histoire des lamidats (chefferies traditionnelles du 1er degré) du Nord Cameroun, des femmes ont été intronisées comme notables pour jouer un rôle décisif aux côtés de leurs collègues hommes.

Selon la coutume sahélienne, les femmes jouent un rôle secondaire sur tous les plans.

La barrière a été brisée au lamidat de Banyo dans la région de l’Adamaoua.

Le lamido de Banyo Mohaman Gabdo Yaya répond à Mohaman Babalala a répondu à un confrère:

Pourquoi cette innovation au sein du lamidat de Banya?

J’ai essayé de comprendre pourquoi nos ancêtres n’associaient pas beaucoup les femmes à leurs activités. On pensait que les femmes devaient s’occuper de la nourriture et des enfants uniquement, de faire les enfants, de les élever. Mais de nos jours, quand on voit le monde, on voit que sans femme dans tout ce que tu fais, tu n’obtiens que la moitié. Donc pour obtenir 100% il faut que les femmes participent à l’action. Même dans les élections, quand c’est rien que les hommes qui votent, vous avez moins de 50%. Mais quand les femmes sont là, on atteint 80 à 90%. C’est pour ca qu’il faut associer les femmes.

Moi, Lamido, je ne peux pas aller dans la concession de quelqu’un pour expliquer à sa femme ce qu’il faut faire. Même s’il est à côté, je ne pourrai pas entrer. Mais les notables femmes que nous avons installées, tout le monde a accepté, peuvent aller de maison en maison expliquer ce qu’il faut, expliquer le social, genre « il faut amener les enfants à l’école », « il faut soigner les enfants et les amener à l’hôpital », « il faut soigner de telle façon telle maladie qui attaque les enfants ».

Est-ce une idée originale provenant de vous-même me ou bien une proposition qui vous a été faite pour que vous introduisez des femmes comme notable au sein de votre lamidat ?

Même pour les réunions, vous ne voyez que les hommes. Il faut que nous introduisions les femmes dans tout ce que nous faisons et nous gagnerions. Les Ong autres ne veulent plus passer par les gouvernements pour aider les populations. Pour que l’aide soit direct, il faut que nous organisions les jeunes, les femmes, les pauvres etc. Ainsi quand un pays veut aider directement une catégorie sociale, cela va arriver directement et non par procuration ou via la représentation du mari, de l’homme ou du gouvernement.

Nigeria
Une des notables femmes

Est-ce que vous n’avez pas rencontré l’opposition de vos sujets par rapport à cette innovation au sein de votre lamidat ?

A proprement parler, j’ai d’abord sensibilisé les gens. J’ai expliqué : « est-ce que vous voyez des inconvénients ? Ceux qui voient des inconvénients n’ont rien dit, ils gardent leurs femmes pour eux. Ceux qui y voient un avantage dans ce que nous allons faire, ont spontanément adhérer à cette idée. Et j’ai choisi les volontaires, les femmes qui veulent bien travailler et faire ce que nous attendons d’elles.

En tant que lamido où commence votre tâche au niveau du spirituel et au niveau du temporel ?

Au Cameroun, la loi n’interdit pas aux chefs traditionnels d’être également un élu du peuple. Au contraire, c’est un plus. Cela m’ouvre plusieurs portes pour résoudre tous les problèmes du Banyo. Vous savez nous vivons la mondialisation. La mondialisation c’est des idées qui viennent pour la plupart d’un peu partout.

Des idées et des habitudes qui nous viennent étouffent nos propres idées, nos propres valeurs, nos propres activités. S’il n’y a pas de chefs traditionnels qui essaient un peu de faire valoir nos propres valeurs traditionnelles, vous savez que nous allons devenir plus blancs que les blancs.

source: bbc.com/afrique

PRESIDENCE DE LA COMMISSION PAIX ET SECURITE : UNE NIGERIANNE CANDIDATE

dimanche, janvier 29th, 2017
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L’avenir du continent africain, passe par la commission Paix et Sécurité de l’Union africaine. Le Conseil de paix et de sécurité est l’organe de l’organisation africaine en charge de faire exécuter les décisions de l’Union. Ce Conseil est basé sur le modèle du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

Ses membres sont élus par la Conférence de l’Union africaine de manière à refléter l’équilibre régional en Afrique, ainsi que d’autres critères, dont la capacité à contribuer militairement et financièrement à l’Union, la volonté politique de le faire, et l’efficacité de la présence diplomatique à Addis Abeba.

Le Conseil est composé de 15 membres, dont cinq sont élus pour un mandat de trois ans, et dix pour un mandat de 2 ans. Les pays sont immédiatement rééligibles à la fin de leur mandat.

Ce lundi 30 janvier 2017, outre le nouveau président de la commission de l’UA, les chefs d’Etats africains devront choisir le commissaire à la Paix et à la Sécurité pour les quatre prochaines années. En lice, deux candidats, le sortant, l’algérien Smaïl Chergui, et la Nigérianne Fatima Kyari Mohammed.

Fatima Kyari, fille d’un ancien diplomate, Ahmed Kyari Mohammed, est une conseillère en matière de paix et de développement. Elle est actuellement experte senior auprès de la section Consultation des Conflits et de la Sécurité en Afrique de l’Ouest (WACAS) de la famille INCAS Consulting Ltd (Valetta) (www.wacasconsulting.org). Elle est également co-fondatrice et coordinatrice du Projet LikeMinds, Nigeria (www.likemindsproject.org).

Fatima Kyari Mohammed pense qu’un de ses principaux atouts est d’être « une femme. Ce serait la première fois qu’une femme serait sur ce poste. Ce serait la première fois pour le Nigeria aussi. La paix et la sécurité sont prioritaires pour le Nigeria, avec Boko Haram ».

 

A quelques jours du vote, elle s’est exprimée au micro d’un confrère.

RFI: Qu’est-ce qui va changer si vous êtes élue Commissaire paix et sécurité de l’Union africaine ?

Fatima Kyari Mohammed : D’abord, le fait que je sois une femme. Ce sera la première fois qu’une femme sera sur ce poste et ce sera aussi la première fois pour le Nigeria. La paix et la sécurité sont une priorité pour le Nigeria et dans la crise avec Boko Haram. C’est aussi une priorité prise par notre président.

Justement, si vous êtes élue, quels seront les pays qui sont actuellement en crise et qui seront prioritaires ?

J’ai déjà parlé de Boko Haram parce qu’il n’y a pas que nous qui souffrons ; il y a aussi le Tchad, le Cameroun et le Niger. Et récemment, on a commencé à voir des éléments et des liens entre les groupes comme Daech [groupe Etat islamique] et les shebabs. C’est quand même le Sahel qui est en jeu.

Toute la bande sahélienne.

Exactement.

Mais quelles seront les autres priorités ?

Récemment on parle beaucoup, après l’expérience avec la Gambie, de l’importance de renforcer tout ce qui est dialogue politique. On a eu du succès avec la Gambie et cela montre que c’est possible de trouver, par le dialogue, des solutions meilleures pour tout le monde.

Ce qui a marché en Gambie peut marcher ailleurs ?

C’est cela.

Et vous pensez à quels pays en crise ?

Je ne souhaiterais pas nommer des pays spécifiques, mais il y a des situations où il y a des gouvernements qui ont décidé de rester plus longtemps que ne leur permet leur mandat et c’est contre la Constitution du pays. Les pays voisins, membres de l’Union africaine ne sont pas d’accord car en effet, ce n’est pas acceptable d’avoir des situations où les gens sont tués, terrorisés parce qu’il y a des chefs de l’Etat qui aimeraient rester au pouvoir à vie ! Nous devons donc trouver un moyen de s’assurer que ça ne devienne pas une monarchie.

L’actuel Commissaire paix et sécurité, Smaïl Chergui, a lancé un certain nombre d’initiatives en République démocratique du Congo et au Burundi. Est-ce que vous pensez que demain il faudra faire plus ?

Il y a eu, déjà, beaucoup de progrès. Beaucoup de travail a été fait dans les départements sur des décisions des chefs d’Etat. Cependant, dès que les décisions sont prises, le rôle de ces départements est de s’assurer qu’elles sont vraiment exécutées. Pour moi, si je suis nommée, il s’agira vraiment de renforcer cet élément qui est celui de s’assurer que les décisions qui sont prises par les chefs d’Etat sont exécutées et mieux appliquées.

Depuis quinze ans, depuis la naissance de l’Union africaine, le poste « Paix et Sécurité » est occupé par des diplomates algériens. Vous voulez que ça change ? C’est ça ?

En fait, ce n’est pas une compétition. C’est vraiment un ajout, si vous voulez. L’Algérie a été là depuis seize ans, elle a fait beaucoup de progrès. On aimerait quand même jouer aussi un rôle dans ce domaine.

C’est chacun son tour ?

Exactement.

 

Source: www.rfi.fr

 

Mila BENDI

« ORANGEZ LE MONDE » STOP AUX VIOLENCES FAITES AUX FEMMES

samedi, janvier 21st, 2017
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 Une femme sur trois dans le monde entier est victime de violence dans sa vie, souvent aux mains de quelqu’un qu’elle connaît, qu’elle aime et en qui elle a confiance. Près de la moitié des femmes qui ont été victimes d’homicide, à l’échelle mondiale, en 2012, ont été tuées par des partenaires intimes ou des membres de leur famille.

La violence exercée contre les femmes et les filles, une violation flagrante des droits humains, détruit les vies, cause des souffrances indicibles et des maladies. Elle entraîne également des coûts considérables. Une étude récente a estimé que le coût des violences exercées par un partenaire intime représentait 5,2 pour cent de l’économie mondiale.

 

Au-delà des coûts médicaux et judiciaires directs, la violence envers les femmes a des conséquences néfastes sur les budgets des ménages et les budgets nationaux, du fait des pertes de revenus et de productivité. Au Viet Nam, par exemple, on estime que les dépenses et les pertes de revenus résultant de violences conjugales s’élevaient à 1,4 pour cent du PIB en 2010. Au Royaume-Uni, le coût des violences conjugales en 2009 y compris les coûts liés aux services, les pertes de production économique et les coûts humains et émotionnels s’est élevé à 16 milliards de livres.

 

En raison de l’inégalité profondément ancrée dans les rôles, les droits et les opportunités des hommes et des femmes, et des attitudes et normes sociales qui excusent ou banalisent de telles violences, ce problème est devenu persistant. Mais il n’en est pas moins inévitable. En adoptant des lois ayant pour objectif de protéger les femmes et punir les auteurs de ces violences, et en s’appuyant sur des services visant à rebâtir la vie des femmes et sur une prévention exhaustive commençant à un stade précoce, mettre un terme à la violence envers les femmes et les filles peut devenir une réalité. Et pourtant, un financement solide des efforts entrepris pour mettre fin à cette violence demeure notoirement insuffisant.

 

Cette année, pour les 16 journées d’activisme de la campagne mondiale contre la violence basée sur le genre qui ont démarrées  le 25 novembre 2016 , date de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes au 10 décembre, date de la Journée des Droits Humains, l’appel à l’action dans le cadre de la campagne UNiTE (Tous Unis) du Secrétaire général des Nations Unies pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes a pour thème : « Orangez le monde : levez des fonds pour mettre fin à la violence contre les femmes et les filles », pour donner plus de résonance à la question du manque de financement et y apporter des solutions.

 

Pourquoi la question du financement est incontournable pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes et des filles

 

Lorsque les leaders mondiaux ont adopté les Objectifs de développement durable en 2015, elles et ils ont reconnu que le fait de mettre fin à la violence à l’égard des femmes et des filles était une condition indispensable à la réalisation du programme de développement. L’Objectif 5 sur l’égalité des sexes inclut un objectif spécifique pour éliminer toutes les formes de violence à l’encontre des femmes, y compris la traite des femmes, d’autres formes de violence sexuelle et les pratiques nocives. Et pourtant, les ressources consacrées à trouver des solutions à ce problème ne sont pas à la hauteur du défi à relever.

 

Affecter des ressources adéquates pour prévenir et combattre la violence à l’égard des femmes n’est pas seulement une obligation légale et un impératif moral, mais également un investissement judicieux.

 

La loi américaine de 1994 contre la violence a prévu un apport de 1,6 milliard de dollars US de soutien programmatique sur cinq ans, à travers le renforcement des sanctions contre les auteurs de ces violences et l’amélioration des ressources à la disposition des policiers, des procureurs et des prestataires de services aux femmes survivant à ces violences. Des chercheurs ont estimé que 14,8 milliards de dollars ont été économisés sur les pertes directes de biens, les besoins en soins de santé physiques et psychologiques, les activités de la police, les services offerts aux victimes, les pertes de productivité, la réduction de la qualité de la vie et les accidents mortels. Une récente étude réalisée en République démocratique populaire lao et au Timor-Leste a révélé que les coûts nécessaires pour assurer un ensemble minimal de services essentiels (sur trois exercices) pour les femmes et les filles subissant des violences s’élevaient à 0,31 pour cent du PIB pour le Timor-Leste et à 0,25 pour cent du PIB pour la République démocratique populaire lao en 2015—soit une fraction du coût des conséquences de la violence.

Toutes les données disponibles indiquent que même les investissements d’un volume relativement modeste qui arrivent en temps opportun et sont bien intégrés peuvent s’avérer extrêmement bénéfiques pour les femmes et leurs collectivités. Faites un don pour soutenir les initiatives visant à mettre fin à la violence à l’égard des femmes et des filles dans le monde entier.

– See more at: http://www.unwomen.org/fr/news/in-focus/end-violence-against-women#sthash.Fk2Iw1Ao.dpuf

CAN FEMININE 2016 AU CAMEROUN: LE CAMEROUN ET LE NIGERIA EN FINALE

samedi, janvier 21st, 2017
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Depuis la première édition de la Coupe d’Afrique des Nations version féminine en 1998, les équipes de femmes n’ont pas cessé de prouver leur professionnalisme et leur connaissance du football. Le football  féminin au départ suscitait la raillerie mais aujourd’hui cette compétition sportive est respectée et crée réellement un engouement auprès de toutes les couches de la population.

Les stades sont loin d’être vides et il n’ y a pas que les femmes et les enfants, les hommes aussi sont là et même en majorité.

Cette année, la compétition se joue au Cameroun, grande nation de football en Afrique. Après la Guinée Equatoriale, le voisin qui a déjà abrité deux compétitions en 1998 et en 2012 et en sorti vainqueur à chaque fois. Le Cameroun veut relever le défi de démontrer aussi qu’il reste dans la course à défaut de titre avec l’équipe masculine.

Avec 8 équipes au départ, la compétition qui a débuté le 19 novembre est prévue s’achever ce dimanche 4 décembre 2016. Le vainqueur en titre, un autre voisin, le Nigéria est un sérieux challenger du pays hôte.

La compétition est loin d’être ennuyeuse. Aujourd’hui se joue les demi-fiinales entre le Cameroun et le Ghana et le Nigeria et l’Afrique du Sud. Autant dire que les matchs seront très serrés. Soyons donc nombreuses à supporter  ces jeunes sœurs qui ont la chance de faire ce qu’elles aiment en plus de servir leur pays.

 

 

 

 

 

ENTREPREUNARIAT: LES GABONAISES NE DORMENT PAS

vendredi, novembre 18th, 2016
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L’ambassade des États-Unis de Libreville abrite depuis ce matin, la foire des femmes entrepreneures du Gabon.

Elles sont nombreuses à vouloir montrer au monde entier les produits du travail de leurs mains.

Les femmes savent faire des choses, et c’est tout à leur honneur.

Les produits mis en valeur concernent la beauté, l’artisanat, la gastronomie, l’agriculture, etc.

Bravo à elles.

LEYMAH GBOWEE, La Liberienne prix Nobel de la paix

mardi, novembre 8th, 2016
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« Quand j’étais jeune fille, on m’a appris que j’appartenais à une communauté formidable, que les hommes nous protégeaient. Mais quand j’ai eu 17 ans, en 1996, la guerre est venue et toutes mes certitudes, se sont envolées. Il y a eu tant de viols, d’abus, qu’on a arraché aux femmes leur dignité. Je me consolais en me disant que moi, j’avais toujours réussi à conserver mon honneur, à préserver ma dignité. Mais quand nous sommes arrivés à Accra, nous avons été arrêtés pour obstruction à la justice. Après tout ce que nous avions traversé, je me suis dit que j’étais prête à abandonner ce dernier lambeau de dignité qui me restait. Je me souviens avoir ressenti une peine immense pour les générations à venir, pour cette société dans laquelle j’avais grandi. Nous avions tant souffert… J’ai décidé, poussée par le désespoir, de me mettre nue pour protester. Le corps des femmes est champ de bataille mais c’est aussi une arme puissante. On croit, en Afrique, que lorsqu’une femme se déshabille publiquement, elle jette une malédiction à ceux devant lesquels elle le fait. »

Voici une femme forte qui mérite bien qu’ on s’arrête sur son parcours non seulement parce qu il est admirable mais aussi parce qu’ il montre qu’ on peut aussi réussir en ayant des convictions profondes.

C’est le cas de LEYMAH GBOWEE cette LIBERIENNE engagée avec tout son coeur et toute son âme dans la question de la Paix et du droit des femmes.

Avec un emploi du temps surchargé, elle arrive à honorer ses engagements à travers le monde.

Une escale à Paris,une journée en Allemagne, une autre à Genève, la suivante à Oslo, celle d’après au Ghana où vivent deux de ses six enfants, et le lendemain au Liberia, où elle habite lorsqu’elle ne voyage pas.

Elle y a créé une fondation pour l’éducation des filles, qui envoie des boursières à l’école et à l’université.

Elle est aussi connue pour ne pas faire dans la langue de bois. Elle se livre souvent à des violentes charges contre le gouvernement Sirleaf, coupable à ses yeux de népotisme et de corruption, et elle a démissionné de la commission de réconciliation où elle siégeait.

« J’ai reçu ce prix, il m’arrive d’expliquer ce dont mon pays a besoin, ce dont l’Afrique a besoin, et que l’on me contredise sur tout. C’est la chose la plus exaspérante qui soit ! Quand même, vous vous êtes réveillée ce matin dans votre maison à vous, c’est vous qui avez décidé ce que vous alliez manger, comment vous alliez vous habiller. Ça vous plairait que je me pointe chez vous et que je vous dise non, c’est ça que vous allez manger, c’est ça que vous allez porter ? C’est un peu ce que je ressens, dans ces cas-là. Et je le dis haut et fort, car la plupart de ces gens le font de manière inconsciente.»

Elle étaye, parle des lourdes contreparties à l’aide financière occidentale, «jamais gratuite», parce que certes on donne, mais on se sert aussi, dans les faramineuses ressources naturelles du continent. Les partenaires économiques obtiennent ce qu’ils veulent, dit-elle, lorsqu’ils acceptent de fermer les yeux sur les régimes les plus douteux.

«Si l’on avait des gouvernements irréprochables, on ne serait pas menés à la baguette par l’Occident.»

Elle publie un livre en 2012 chez Belfond’  » Notre force est infinie ». «Nous autres, Africaines, sommes le plus souvent marginalisées et dépeintes comme des victimes pathétiques à l’expression hagarde, aux vêtements déchirés, aux seins tombants. »

Elle fait partie sans aucun doute d’une renaissance africaine qui semble advenir enfin, portée par les progrès économiques du continent et portée, aussi, par l’émancipation des femmes.

Leymah Roberta GBOWEE , est née le 1er février 1972 au Liberia, travailleuse sociale, militante libérienne pour la paix en Afrique. Elle est co-lauréate du prix Nobel de la paix en 2011 et lauréate du Prix international pour la paix de la communauté du Christ en 2016.

OCTOBRE ROSE : plus que quelques jours, parlons en

mardi, septembre 27th, 2016
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Une femme sur huit risque de développer un cancer du sein.
Chaque année, le dépistage précoce permet de sauver des milliers de vie.

Tout au long du mois d’octobre dans le monde entier, une campagne d’information, s’adressant à l’ensemble des femmes est lancée pour les sensibiliser et les emmener à se faire dépister gratuitement.

Au Gabon, le dépistage gratuit dans les structures publiques de santé est accessible aux femmes de 25 ans et plus et cela tout au long de l’année.

Avec le soutien de la Fondation Sylvia BONGO ONDIMBA pour la Famille, de nombreuses actions ont été menées sur tout le territoire et un accent particulier est mis également sur le cancer du col de l’utérus qui touche également de nombreuses gabonaises.

Parler des cancers féminins, permet de sensibiliser l’opinion publique, transmettre un message d’espoir, mais avant tout lutter pour que la vie continue et avec elle, la joie de vivre.

Ensemble, disons STOP aux cancers du seins et du col de l’utérus.

#maVieEnRose


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